Israël :Bush loue l'alliance avec Israël contre "terroristes et tyrans"

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JERUSALEM ,le 14/05/08 - Le président américain George W. Bush a loué l'alliance entre les Etats-Unis et Israël face aux "terroristes et aux tyrans", à son arrivée mercredi en Israël pour participer aux célébrations des 60 ans de l'Etat juif.

M. Bush, qui veut pousser à un accord israélo-palestinien auquel il dit toujours croire, malgré un scepticisme grandissant à huit mois de la fin de son mandat, a été accueilli à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv notamment par le président Shimon Peres, le Premier ministre Ehud Olmert et son épouse Aliza.

Le président américain, accompagné de son épouse Laura, et M. Olmert se sont donné une chaleureuse accolade au pied de l'avion.

Sa visite de trois jours en Israël a lieu sous de sombres auspices, avec des négociations qui piétinent, les nouveaux soupçons de corruption qui pèsent sur M. Olmert et d'alarmantes tensions chez le voisin libanais.

En outre dans la bande de Gaza, quatre Palestiniens, dont trois membres du mouvement islamiste Hamas, ont été tués le matin lors d'incursions et raids aériens de l'armée israélienne, selon les services d'urgence palestiniens.

"Nous considérons la Terre Sainte comme un endroit très spécial et les Israéliens comme nos amis proches", a dit M. Bush dans une brève déclaration conclue d'un "shalom" (paix en hébreu), à l'issue de la cérémonie d'accueil à l'aéroport.

Il a invoqué le passé des deux pays, leur engagement pour la démocratie et leur "alliance durable contre les terroristes et les tyrans".

M. Peres a souligné que M. Bush s'était "tenu, comme personne, à nos côtés durant les matins ensoleillés et les tempêtes".

Et M. Olmert a fait valoir "l'alliance stratégique" avec Washington, un des "piliers de notre sécurité nationale".

Il s'agit de la seconde visite de M. Bush en Israël depuis celle de janvier consacrée essentiellement aux pourparlers israélo-palestiniens, lui qui n'avait jamais mis les pieds en Israël en sept ans de présidence avant janvier.

Le président américain s'est ensuite rendu à Jérusalem pour des entretiens avec M. Olmert en présence de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, de la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, du ministre de la Défense Ehud Barak et du chef d'état-major Gaby Ashkenazi.

M. Bush voudrait présider avant fin 2008, et donc de son mandat en janvier 2009, à un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.

C'est ce que M. Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas se sont engagés à essayer de réaliser à Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007, sous l'égide de M. Bush.

M. Bush avait assuré avant de quitter Washington qu'il continuait à croire à un accord qui serait, selon lui, une définition d'un Etat palestinien.

M. Olmert a fait état mardi de "progrès réels" dans les négociations.

Devant les ennuis judiciaires de M. Olmert, M. Bush a prudemment souligné que les négociations étaient une affaire de gouvernements et non de personnes, tout en disant que, pour lui, le Premier ministre était un "gars honnête".

L'administration américaine a déconseillé d'attendre une percée. M. Bush n'a pas prévu à ce stade de réunir MM. Olmert et Abbas. Il rencontrera ce dernier samedi en Egypte, à l'occasion d'un forum économique, et ne se rendra par en Cisjordanie.

"Nous ne souhaitons pas la bienvenue à Bush et aux présidents hypocrites qui veulent faire plaisir au diable américain", a dit le plus influent des chefs du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, lors d'une cérémonie à l'occasion de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour les Palestiniens la création d'Israël en 1948.

Les Palestiniens ont prévu des manifestations jeudi à Gaza et en Cisjordanie pour marquer la "Nakba".

Le même jour, M. Bush prononcera son premier discours devant la Knesset, qui sera boycotté par les députés arabes israéliens.

Après Israël, il gagnera vendredi l'Arabie saoudite et samedi l'Egypte où il doit aussi rencontrer le Premier ministre libanais Fouad Siniora.

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