Abbas : Israël connaîtra la paix s’il cesse l’occupation des terres arabes

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      Abbas : Israël connaîtra la paix s’il cesse l’occupation des terres arabes

Article paru dans "L'opinion",le 15/11/07

Israël vivra en paix s’il fait la paix avec les Palestiniens et met un terme à l’occupation des "terres arabes", a affirmé mardi à Ankara le président palestinien Mahmoud Abbas.

"S’il y a la paix entre Israël et les Palestiniens et que l’occupation des terres arabes cesse, Israël vivra aussi dans une mer de paix, de sécurité et de stabilité au Proche-Orient", a déclaré M. Abbas dans une déclaration traduite en turc lors d’une conférence de presse commune avec ses homologues israélien Shimon Peres et turc Abdullah Gül. "Si cela se produit, il n’y aura plus de guerres ou d’hostilité et tous les peuples de la région vivront dans la sécurité et la stabilité", a-t-il ajouté. Les commentaires de M. Abbas interviennent alors que doit se tenir avant la fin de l’année à Annapolis, aux Etats-Unis, une réunion internationale visant à réactiver les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens abandonnés sept ans plus tôt. M. Abbas s’exprimait lors d’un forum économique, baptisé "forum d’Ankara", dont la septième édition se tenait au palais présidentiel.

Les trois présidents ont ensuite signé un accord pour la mise en place d’une zone industrielle conjointe en Cisjordanie."Cet accord constitue une situation où tout le monde y gagne", s’est félicité Peres, indiquant qu’il était appuyé par tous les partis du Parlement israélien. En janvier 2006, la Turquie a signé un accord avec l’Autorité palestinienne et Israël pour la reconstruction de la Zone industrielle d’Erez, au nord de la bande de Gaza. Mais le projet a été suspendu après la prise de contrôle de Gaza par le Hamas et les trois parties s’efforcent à présent de mettre en oeuvre une initiative similaire en Cisjordanie. Le point d’orgue de la visite de M. Peres, arrivé dimanche en Turquie, aura lieu mardi après-midi quand il s’adressera au Parlement turc en hébreu, devenant le premier chef d’Etat israélien à prendre la parole devant le parlement d’un pays à population musulmane. Le président palestinien arrivé lundi à Ankara, devait prononcer lui aussi un discours devant les parlementaires turcs juste après M. Peres.

Israël :la réunion d’Annapolis ne durera qu’un jour sraël s’attend à ce que la réunioninternationale d’Annapolis prévue à la fin du mois aux USA pour relancer des négociations de paix israélo-palestiniennes "ne dure qu’un jour", a indiqué mardi un haut responsable israélien. "L’ordre du jour de la rencontre et sa date n’ont pas encore été fixés par les Etats-Unis, la puissance invitante, mais la réunion pourrait se dérouler le 27 novembre et se clore le même jour", a déclaré cet officiel."Il ne s’agit pas d’une conférence où des questions seraient débattues mais d’une réunion au cours de laquelle les participants sont censés lire des déclarations", a souligné ce responsable.

 Les négociations au bord de la crise

Les négociations entre Palestiniens et Israéliens en vue de la réunion internationale prévue fin novembre aux USA sont au bord de la crise, a affirmé un responsable palestinien. « Les difficultés rencontrées vont dégénérer en crise entre les deux parties. Il est difficile de parvenir à un document conjoint dans un tel climat », a déclaré le responsable palestinien, parlant sous couvert d’anonymat .« Les négociations connaissent de sérieuses difficultés, a pour sa part déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat. Dans des déclarations au quotidien israélien Haaretz , M. Qoreï a fait état d’une « réelle crise » que traversent les négociations à l’approche de la réunion. Par ailleurs, dans des déclarations lundi devant la Commission des AE et de la Défense au parlement, le Premier ministre israélien a affirmé qu’il exigerait lors des négociations avec les Palestiniens après Annapolis que tout futur Etat palestinien « reconnaisse Israël comme l’Etat des juifs ».

« Nous rejetons ces propos, a réagi M. Erakat. Nous reconnaissons l’Etat d’Israël dans les frontières de 1967. Nous ne parlons pas de la religion d’un Etat mais de ses frontières. Une telle logique est inacceptable ».

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