Israël : un missile frappe Beersheba, quatre victimes des cinq victimes étaient pourtant à l’abri

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Israël : un missile frappe Beersheba, quatre victimes des cinq victimes étaient pourtant à l’abri

Ils étaient dans une zone protégée, mais le missile les a tout de même tués

Enquête du Commandement du Front Intérieur : quatre des cinq morts se trouvaient dans des zones censées offrir une protection

Un silence de mort a succédé à l’explosion. À Beersheba, au petit matin, un missile a percuté un immeuble d’habitation, éventrant deux appartements contigus au sixième étage et touchant de plein fouet un poste de police militaire voisin. Bilan : cinq morts, dont trois membres d’une même famille, alors qu’ils se croyaient en sécurité, réfugiés dans ce que l’on nomme une
« zone protégée ».

Selon le rapport préliminaire publié mardi par le Commandement du Front Intérieur, les quatre victimes civiles se trouvaient dans des pièces sécurisées, conçues pour résister aux frappes. Pourtant, le missile a transpercé l’édifice, brisé les murs, et frappé avec une violence inouïe l’intérieur du bâtiment. La cinquième victime a été retrouvée dans un appartement voisin, également réduit en miettes.

L’enquête indique que deux missiles ont été tirés en direction de Beersheba entre 5 h et 7 h 10 du matin. L’un a été intercepté, l’autre a déjoué les défenses du Dôme de fer. Il a atteint sa cible avec une précision redoutable. Le projectile a pénétré l’immeuble par une ouverture structurelle, heurtant un mortier non situé sur un mur extérieur – un détail technique lourd de conséquences, selon les spécialistes de la balistique.

D’après les premiers éléments, cinq barrages de missiles ont été déclenchés sur le sud d’Israël en l’espace de deux heures, entre 5 h et 7 h 10. Chaque salve comprenait un à trois projectiles, soit environ vingt missiles au total. La population a été réveillée par le hurlement strident des sirènes, mais cette fois, l’alerte n’a pas suffi.

Ce drame a eu lieu quelques heures seulement après l’annonce fracassante du président américain Donald Trump, déclarant sur sa chaîne TRUTH qu’un cessez-le-feu avait été conclu entre Israël et l’Iran, grâce à une médiation conjointe des États-Unis et du Qatar.

« La fin de la guerre deviendra officielle mercredi à 7 heures du matin, après que les deux pays auront terminé et achevé leurs dernières missions », a publié Trump sur ses réseaux sociaux. Un optimisme tempéré, voire contredit, par les dernières frappes sur le terrain.

Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a précisé : « Si Israël cesse son agression, nous ne continuerons pas à répondre. » Une déclaration ambivalente, laissant planer un doute sur la volonté réelle de désescalade.

Tard dans la nuit, jusqu’à près de 2 h du matin, le cabinet israélien s’est réuni pour entendre les conclusions du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Ce dernier a confirmé aux ministres les contours de l’accord de cessez-le-feu, fruit d’un échange confidentiel avec le président américain. Selon des sources internes, Netanyahou a demandé à ses ministres de garder le silence, de ne pas commenter publiquement l’accord, et d’attendre que la situation sur le terrain évolue.

Fait notable : le cabinet n’a pas été consulté pour valider cet accord. La décision, déjà actée en amont, a été prise par Netanyahou en coordination directe avec les plus hauts échelons sécuritaires du pays.

Alors que le cessez-le-feu devait marquer une accalmie tant attendue, la frappe meurtrière de Beersheba révèle l’extrême fragilité de la situation et la violence résiduelle du conflit, qui continue d’endeuiller des familles jusque dans leurs refuges les plus sûrs.

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