Israël : un aéroport en échange de la paix

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Israël et le Hamas sont toujours en négociation en vue d’un accord de paix dans la région. Pour faciliter les discussions et en signe de bonne foi, un aéroport sera prochainement construit pour l’Autorité palestinienne.

Après avoir négocié le port maritime à Chypre avec le gouvernement israélien le mois dernier, le Hamas continue son développement. Sous la supervision des autorités israéliennes, un aéroport sera prochainement construit près d’Eilat pour l’Autorité palestinienne. Toutes les propositions israéliennes rentrent dans un processus de paix de longue durée au Moyen-Orient.

Durant une interview du vice-président du Fatah, Mahmoud al-Aloul, avec un journaliste égyptien, Aloul a indiqué que les efforts actuels pour parvenir à une trêve entre Israël et le Hamas ne sont pas uniquement orchestrés par l’Égypte et Israël. « Vous avez aussi le Qatar, la Turquie et l’Iran », a t-il déclaré.

Malgré toute la volonté, les concessions israéliennes, l’annonce de Donald Trump garantissant « quelque chose de très bien » pour l’Autorité palestinienne, Aloul doute et remet en question les réelles intentions de Donald Trump.

« Il y a des efforts américains pour enterrer la cause palestinienne. Ils ont essayé de faire passer leurs accords avec le Hamas sans notre consentement. Notre position ferme a contraint les Arabes à faire marche arrière, c’est pourquoi il y a maintenant une impasse. Cependant, les Américains continuent leurs tentatives de persuasion. »

Le haut responsable du Fatah, présenté comme le successeur potentiel du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a déclaré que les responsables de la Bande de Gaza sont favorables à un cessez-le-feu. « Une trêve est un acte national palestinien », comme il le précise.

Le vice-président du Fatah doit prochainement se rendre au Caire pour s'entretenir avec des responsables des services de renseignements égyptiens sur les moyens de mettre fin à la lutte avec le Hamas. « Nous sommes pour la réconciliation avec tous les partis palestiniens », a-t-il souligné. « La paix est notre objectif principal. Mais le Hamas n’est pas infaillible et nous avons des soupçons concernant les accords qui pourraient être signés. Nous pensons que les efforts en cours pour parvenir à un accord de trêve entre Israël et le Hamas sont motivés par des décisions politiques et visent à consolider les divisions entre les Palestiniens. La fissure entre la Cisjordanie et la bande de Gaza a été créée par Israël. »

Israël et l'Autorité palestinienne sont proche d'un accord pour cesse-le-feu longue durée.

L'aéroport a permis à Israël et à l'Autorité palestinienne d'engager des négociations très avancées en vue d'un accord pour cessez-le-feu longue durée.

Bien qu’il s’entête à affirmer que les négociations bloquent, le journal Al-Hayat, basé à Londres, précise que les négociations seraient en finalisations et que l'accord de paix sur un cessez-le-feu pourrait être présenté dès ce dimanche aux principaux intéressés.

Après que le dirigeant du Hamas (la faction au pouvoir depuis les élections législatives depuis 2006), Saleh Arouri, signera l’accord de trêve au nom de son mouvement, une délégation égyptienne se rendra en Israël pour que Jérusalem adhère, à son tour, au processus de paix.

Le journal indique que l'accord prévoit une trêve d'un an entre Israël et les factions palestiniennes dans la bande de Gaza, qui sera automatiquement prolongée de quatre ans.

L’accord prévoit la levée du blocus économique de la bande de Gaza ; la réouverture permanente du passage frontalier de Kerem Shalom ; l’ouverture de l'aéroport palestinien dans le sud de la bande de Gaza près d’Eilat ; les corps des deux soldats de Tsahal et des deux civils israéliens détenus dans la bande de Gaza seront remis à Israël.

Les sources précisent qu'Israël devra libérer des prisonniers palestiniens, y compris ceux qui ont été arrêtés à nouveau dans l'accord d'échange de prisonniers de Gilad Schalit en 2011.

Toujours selon les sources de Al-Hayat - des hauts responsables égyptiens - l'accord appelle également à la création d'un fonds financier et économique comprenant les pays arabes, les États-Unis et l'Union européenne pour reconstruire la bande de Gaza.

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