Israël : Saar Ofir, soldat de Tsahal, accusé d’avoir blessé un terroriste… et privé de justice-vidéo-

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Israël : Saar Ofir, soldat de Tsahal, accusé d’avoir blessé un terroriste… et privé de justice-vidéo-

Neuf mois sans procès : l’affaire explosive du soldat israélien Saar Ofir secoue la Cour suprême

Accusé d’avoir blessé un terroriste palestinien, le soldat est détenu sans jugement depuis neuf mois. Soutenu par des députés, applaudi par la foule, son entrée au tribunal a déclenché une vague d’émotion et d’indignation. Sa famille crie à l’injustice.

Un soldat applaudi, un frère en larmes, une justice qui interroge

Ce mardi matin à Jérusalem, la salle d’audience de la Cour suprême a résonné d’applaudissements. Le soldat israélien Saar Ofir, détenu depuis neuf mois sans procès, y faisait son apparition pour une audience décisive. Il n’était pas seul : des dizaines de citoyens israéliens s’étaient déplacés pour le soutenir, tout comme plusieurs députés venus marquer leur solidarité.

Mais c’est une scène déchirante qui a bouleversé les spectateurs. Le petit frère de Saar, qu’il n’avait pas vu depuis près d’un an, a éclaté en sanglots en retrouvant son aîné, les poignets entravés, dans le box des accusés.

Des accusations floues, une détention interminable

L’affaire Saar Ofir remonte à près de neuf mois. Ce soldat d’élite est accusé d’avoir enlevé et agressé un terroriste palestinien, dans des circonstances encore non éclaircies. Le parquet militaire l’a placé en détention provisoire depuis, sans qu’aucun procès n’ait été ouvert à ce jour. Un traitement rarissime dans le système judiciaire israélien pour un soldat en service.

« Cela fait neuf mois que mon fils est enfermé sans même avoir eu la possibilité de se défendre devant un tribunal », dénonce sa mère, Dr. Nirit Ofir, dans un cri de colère face aux journalistes présents. « Nous avons tout demandé, y compris une assignation à résidence sous surveillance, en attendant le procès, mais tout est refusé. »

Soutiens politiques et mobilisation populaire

Le caractère inhabituel de la procédure a alerté plusieurs élus de la Knesset. Des figures comme Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit) ou Tally Gotliv (Likoud) ont fait le déplacement jusqu’au tribunal, dénonçant une « instrumentalisation judiciaire » contre un soldat « ayant servi son pays dans des conditions extrêmes ».

« C’est un honneur de soutenir Saar, a déclaré Son Har-Melech. Il est hors de question que nos soldats soient punis pour avoir agi contre des terroristes. » La salle, remplie de citoyens brandissant des drapeaux et des pancartes, a spontanément éclaté en applaudissements nourris à l’entrée de Saar, en signe de reconnaissance.

Les questions que personne ne pose (officiellement)

Malgré la tension de l’audience, peu de détails ont été donnés sur les faits reprochés à Saar Ofir. Selon des sources proches de la défense, le soldat aurait capturé un terroriste palestinien identifié, lors d’une opération antiterroriste. Mais le parquet militaire l’accuse de l’avoir blessé après sa capture, dans un contexte qui reste obscur.

L’avocat de Saar affirme que les éléments de preuve ne justifient en aucun cas une détention aussi longue, et accuse la justice militaire de chercher à faire un exemple pour des raisons politiques. « C’est une détention punitive, pas une mesure de justice », martèle-t-il.

Un procès qui n’en finit pas de ne pas commencer

La défense demande désormais la fin immédiate de la détention provisoire. Mais le ministère public s’y oppose, sans indiquer de date pour un éventuel procès. Un silence qui renforce le sentiment d’arbitraire chez les proches du soldat.

« Nous avons confiance dans le système judiciaire israélien, mais pas dans ses lenteurs ni dans sa hiérarchie militaire », confie un membre de la famille. « Ce que nous demandons, c’est une chose simple : un procès équitable, maintenant. »

Ce que révèle l’affaire Saar Ofir

L’affaire dépasse le cas individuel du soldat. Elle pose une question fondamentale : un militaire israélien peut-il être traité comme un délinquant de droit commun pour des actes commis dans un contexte opérationnel contre des ennemis du pays ?

Elle interroge aussi la gestion du temps judiciaire : neuf mois de détention sans procès ni condamnation, dans un État démocratique, constituent un précédent dangereux — surtout lorsqu’aucune preuve n’a été présentée publiquement.

Le cri d’une famille, l’écho d’une nation

« Il ne s’agit pas seulement de Saar, affirme sa mère. Il s’agit de tous les soldats qui se battent aujourd’hui pour nous protéger. Si l’un d’eux peut être jeté en prison sans procès, alors aucun d’eux n’est en sécurité. »

Dans un climat de guerre, de peur et de tensions internes, Saar Ofir devient un symbole malgré lui. Celui d’un soldat oublié entre les murs d’un système qui prétend protéger ses héros — mais qui, parfois, les trahit.

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