Israël: ces immigrants français qui ne trouvent pas leurs repères

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Le rêve brisé des immigrants venus de France: "Après un mois passé a l'oulpan (école d'apprentissage de l'hébreu), j'ai dû aller travailler."

Après l'appel officiel des partis politiques de la droite israélienne à monter en Israël afin de réaliser l'alyah, ce sont plus de 700 français qui ont rejoint le pays l'année dernière, et ce nombre ne fait qu'augmenter.

Lors du documentaire réalisé sous forme d'épisodes diffusés a la télévision israélienne qui s'intitule "la Terre n'est pas garantie", dont le but est de s'intéresser à la vie d'israéliens au parcours différent, on fait la connaissance d'une famille française qui vient de s'installer en Israël.

"Nous faisons face a beaucoup de choses: le fait que l'on ne maîtrise pas l'hébreu et que l'État nous assiste pendant six mois uniquement. Tu es complètement perdu ici" c'est le récit du couple de Pierre et Laurence.

Cela fait longtemps que l'État d'Israël fait des efforts en envoyant ses représentants qui encouragent à l'immigration en provenance de l'Europe, appuyés récemment par le Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui après les attentats du mois de janvier, à appeler à "rentrer à la maison."

Un couple d'olim (immigrants) français, Pierre et Laurence a raconté à la chaîne de télévision israélienne Aroutz 10, les difficultés rencontrées depuis leur arrivée.

D'après eux "c'est un processus difficile."

En 2012, le couple Pierre et Laurence quitte la France afin de s'installer en Israël, dans la ville de Petah Tikva, au centre du pays, avec leurs quatre enfants.

"Nous ne nous attendions pas à ce que cela soit aussi dur, c'est difficile de décrire cette situation. Tous les jours nous sommes confrontés à quelque chose: la barrière de la langue, tout est compliqué comme la bureaucratie et l'école. J'ai démarré l'oulpan et au bout d'un mois, j'ai dû aller travailler" raconte Laurence, "financièrement parlant, on ne peut pas vivre uniquement de l'aide offerte par l'État pendant les six premiers mois. C'est dur pour une famille."

En plus des difficultés décrites par le couple, avoir quitté la France pour Israël signifiait abandonner sa profession d'origine. Alors que Pierre était musicien, Laurence travaillait dans une banque et dans la vente d'œuvres d'art.

"Choisir de quitter son pays natal, n'est pas un sentiment facile. C'est une idée folle mais c'était notre rêve de s'installer ici, à la maison" raconte Pierre.

Il ajoute: "je pense à ceux qui vont bientôt immigrer, cet été ou dans les prochains mois. Tu es complètement déchu de tous repères ici."

Jusqu'à présent, toutes les demandes d'aides du couple auprès du Ministère de l'intégration ont été refusées, et les journalistes qui les ont suivis pour réaliser le reportage de la chaîne Aroutz 10 en sont témoins.

Laurence avait également demandé à poursuivre son apprentissage de l'hébreu en suivant un stage après la fin de l'oulpan, ce qui lui avait été refusé car "il n'y a pas de programme de ce genre."

D'après elle, c'est une réponse fréquente qu'elle reçoit des employés du ministère.

Malgré cela, le couple choisit de continuer à vivre en Israël en espérant que leur situation va changer.

Source NewsNana10

Traduit par Yaelle Krief

Vos réactions

  1. francoise.michaelis@orange.fr'francoise Michaelis

    Israel devrait avoir une meilleure politique d’accueil des francais.
    Les cas de retours vont etre nombreux.
    L’on ne change pas de pays , de langue, de travail comme cela.

    Répondre

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