Israël a entamé des négociations avec le Hamas pour rapatriement des corps de soldats

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Le Hamas veut un 2ème accord Shalit pour le corps de soldats et la libération d’Israéliens à Gaza

Officiellement, Israël ne négocie pas avec le Hamas sur le retour des corps des officier de Tsahal Hadar Goldin et soldat Oron Shaul, et des civils Avra ​​Mangisto et Hisham al-Sayed. Mais officieusement, Israël a entamé des pourparlers par le biais de médiateurs, pour que les négociations puissent au moins commencer.

À l'heure actuelle, il semble que la pression exercée par les familles Shaul, Goldin et Mangisto n'ait pas porté ses fruits et Israël et le Hamas restent retranchés dans leurs positions. Les soldats ont été tués lors de l’opération Bordure Protectrice de l’été 2014. Depuis les familles, ainsi que l’armée, essaient d’obtenir leur restitution. En effet, Israël n’abandonne jamais ses soldats. Pour Mangisto, son histoire avait défrayé la chronique l'été dernier avec sa disparition, il s’est rendu de son plein gré à Gaza.

Le Hamas veut un 2ème accord Shalit pour le corps de soldats et la libération d’Israéliens à Gaza

"Le Hamas veut un « accord Shalit n°2 », avec la libération de centaine de prisonniers," a déclaré un haut responsable israélien, faisant allusion aux discussions non officielles.

Mais ce n’est pas la seule condition du groupe terroriste. Il exige aussi un "droit d'entrée" pour commencer les négociations sous la forme de la libération de 50 prisonniers de sécurité qui ont arrêté au cours de l’opération «Gardien de mon Frère» menée en Cisjordanie suite à l'enlèvement et l’assassinat des trois adolescents israéliens.

La demande du Hamas d’un "droit d'entrée" a d'abord été rapporté par le journal arabe Asharq Al-Awsat, il y a plusieurs mois, et a été confirmée pour la première fois par un responsable israélien.

Jérusalem a rejeté la demande du Hamas de libérer les prisonniers comme une condition préalable pour commencer les négociations.

Les médiateurs ont dit qu’Israël n’était plus disposé à payer un prix élevé pour un accord sur l’échange de prisonniers particulièrement à la lumière du fait que, dans le cas de Goldin et Shaul, il ne fait aucun doute que la négociation sera sur la restitution des corps.

Israël traite, dans ce cas, avec les chefs d'armée de l’aile militaire du Hamas (et non avec la direction politique de l'organisation) car ce sont eux qui sont responsables avant tout des prisonniers. Parmi les trois chefs du Hamas qui gèrent les négociations se trouve Yahya Sinwar, qui a été emprisonné dans une prison israélienne et libéré dans le cadre de l'échange de prisonniers dans l’accord Shalit. Lui, plus que les autres, comprend la situation des prisonniers. Les deux autres négociateurs sont Marwan Issa, chef militaire adjoint du Hamas, et Ruhi Mushtaha.

L’aile militaire du Hamas n’est pas intéressée par la construction d'un port maritime de Gaza, ni par l'assouplissement du blocus militaire sur la bande. Sinwar prend une position radicale sur la question et ne veut pas discuter de quoi que ce soit, sauf de la libération des prisonniers de sécurité.

En 2011, le soldat franco-israélien de Tsahal Gilad Shalit a été libéré de captivité à Gaza après plus de cinq ans en contrepartie de la libération de 1.027 prisonniers, dont 58 ont été libérés à la Cisjordanie. En Juin 2014, après l'enlèvement des trois adolescents israéliens, ces prisonniers ont été arrêtés à nouveau et accusés de violer leur libération conditionnelle en commettant des infractions. Depuis lors, huit ont été libérés tandis que 50 sont toujours emprisonnés et gardés dans des blocs de cellules spéciales.

Les responsables israéliens ont dit que, bien que la condition préalable de la libération de ces prisonniers ne soit pas sur la table, Sinwar peut encore améliorer les conditions de 1.500 prisonniers du Hamas dans les prisons israéliennes.

Parmi les choses qu'Israël est prêt à mettre sur la table des négociations est la formulation d'arrangements pour l'échange des prisonniers et des corps à la fin des campagnes militaires.

"Nous pouvons parler de« 20 prisonniers arrêtés lors de l'opération bordure protectrice et les corps de 20 combattants palestiniens qu’Israël a capturés au cours des combats, a indiqué le responsable.

Source :ynet.co.il

 

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