Iran : la voie secrète révélée qui maintient le régime en vie

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Iran : la voie secrète révélée qui maintient le régime en vie

Iran : la voie secrète qui maintient le régime en vie

Des convois de centaines de camions franchissent chaque nuit la frontière irakienne en direction du cœur de l'Iran, transportant avec eux le secret de la survie du régime des ayatollahs. Le mécanisme bien huilé de cette « machine à cash » qui brasse jusqu'à 15 milliards de dollars par an vient d'être mis au jour. Du trafic de pétrole frelaté au trafic de puces électroniques essentielles aux missiles : voici comment Téhéran parvient à relancer une économie en ruine.

Au cœur d'une région montagneuse et isolée à la frontière irano-irakienne, un réseau de contrebande stratégique est devenu la principale source de revenus du régime de Téhéran. Alors que l'Occident renforce son emprise économique et que le blocus naval se transforme en piège, ce point de passage terrestre constitue désormais le dernier cordon ombilical reliant l'Iran au monde extérieur, selon une enquête publiée par le Wall Street Journal.

Une machine à cash de 15 milliards de dollars

Le trafic à ce point de passage est incessant : entre 300 et 500 camions franchissent la frontière chaque jour, nombre d'entre eux arborant de fausses plaques d'immatriculation irakiennes destinées à tromper les satellites des services de renseignement occidentaux.
Le volume du commerce informel à cet endroit est estimé entre 12 et 15 milliards de dollars par an  une somme colossale qui représente près d'un tiers du budget officiel de la défense iranienne et qui alimente directement la machine de guerre des Gardiens de la révolution.

Ce point de passage constitue également la principale plaque tournante des flux financiers en dollars entrant dans le pays. L'argent est collecté sur les marchés du Golfe persique, transite par les bureaux de change de Bagdad, puis est introduit clandestinement en Iran par des convois sécurisés, afin d'endiguer l'effondrement du rial.

Les Gardiens de la révolution exercent un contrôle absolu sur les douanes et la logistique de part et d'autre de la frontière, prélevant une « taxe de contrebande » sur chaque camion et utilisant les profits pour financer leurs organisations affiliées du Hezbollah au Liban aux milices actives en Irak et au Yémen.

Le pétrole iranien, blanchi sous pavillon irakien

L'une des méthodes les plus sophistiquées mises au jour est celle du mélange. L'Iran transporte du pétrole par voie terrestre jusqu'à des dépôts pétroliers en Irak. Là, le brut iranien est mêlé à du pétrole irakien « casher », reçoit de nouveaux certificats d'origine et est écoulé sur le marché mondial comme du véritable pétrole irakien. Ce mécanisme permet à Téhéran de contourner l'embargo maritime et d'engranger des devises étrangères, loin des radars du Trésor américain.

Des puces électroniques pour alimenter l'arsenal de missiles

Outre le trafic de capitaux, ce point de passage constitue une voie cruciale pour la contrebande de technologies militaires. Des composants électroniques et des puces de pointe, fabriqués en Extrême-Orient, y transitent dissimulés sous l'appellation de matériel médical ou agricole. Une fois acheminés en Iran, ils se révèlent essentiels à l'industrie des drones et des missiles de précision qui menacent Israël et l'ensemble de la région.

L'enquête met en lumière le rôle des « kolbars » des milliers de porteurs locaux qui transportent sur leur dos, le long de sentiers de montagne sinueux, des composants sensibles destinés aux systèmes de guidage des missiles Shihab et Fatah.

Un système bancaire fantôme hors de portée du contrôle international

Derrière cette activité de terrain se cache un vaste réseau de sociétés écrans et de petites banques privées en Irak et en Turquie, gérées par des prête-noms de la Force Qods. Ces structures servent à la fois de blanchisserie financière et de bras d'approvisionnement en matériel technologique illicite. Ce système bancaire parallèle opère en dehors du réseau SWIFT international, ce qui rend le contrôle des transactions particulièrement difficile.

Washington hausse le ton, Téhéran renforce ses positions

En réaction à ces révélations, l'administration Trump a adressé un message ferme au gouvernement irakien, menaçant de sanctions l'ensemble du système bancaire irakien si la filière de blanchiment d'argent et de contrebande n'était pas démantelée. De son côté, l'Iran a renforcé la présence de milices pro-iraniennes aux abords du point de passage afin de garantir la continuité de ce flux vital, quitte à déclencher un conflit armé local.

La mer devenue un piège, la terre comme ultime recours

L'importance de ce point de passage terrestre s'est considérablement accrue suite à la destruction des infrastructures côtières iraniennes par les États-Unis et au blocus naval strict imposé dans le golfe Persique. La mer étant désormais sous surveillance permanente, Téhéran a transféré l'essentiel de ses efforts logistiques vers la voie terrestre. Ce passage témoigne de la capacité de survie d'un régime qui exploite la corruption locale et le vide politique dans les pays voisins pour se maintenir au pouvoir.

La principale faille du système de sanctions

Pour la communauté internationale, ce point de passage représente la plus grande brèche dans l'architecture des sanctions. Sous la pression croissante exercée sur l'Iran, le pays perfectionne sans relâche ses méthodes de contrebande sur cette route. La fermer est devenue une priorité stratégique absolue pour Washington, qui sait que tant que ce corridor restera actif, il sera impossible de soumettre économiquement le régime des ayatollahs.

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