Iran : 300 lanceurs détruits, Téhéran à court de missiles

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Iran : 300 lanceurs détruits, Téhéran à court de missiles

Opérations Epic Fury & Roaring Lion

Iran : 300 lanceurs détruits, Téhéran à court de missiles

Après six jours de bombardements conjoints américano-israéliens, l'arsenal balistique iranien serait sévèrement amputé. Les chiffres avancés par l'armée israélienne et par Donald Trump dessinent un tableau inédit d'une puissance régionale mise à nu.

Les chiffres clés

Les chiffres clés la fin des munitions de l'Iran

Les chiffres clés la fin des munitions de l'Iran

~300 Lanceurs de missiles iraniens neutralisés (source : armée israélienne)

- 50 % Des réserves de missiles de Téhéran détruites selon les estimations israéliennes

+900 Cibles frappées en Iran dans les 12 premières heures (28 fév.)

Il n'avait pas employé de formule aussi tranchée depuis le début du conflit.

Dans une interview accordée à Politico le 3 mars 2026, Donald Trump a affirmé que l'Iran était désormais « à court » de missiles et de lanceurs, ajoutant que ses réserves « se dégradaient progressivement ».

Une déclaration qui fait écho aux données publiées par l'armée israélienne, selon lesquelles environ 300 lanceurs de missiles iraniens auraient déjà été mis hors d'usage depuis le déclenchement des opérations Epic Fury et Roaring Lion, le 28 février 2026.

Ce chiffre de 300 lanceurs détruits a été rendu public par l'état-major israélien, qui a précisé qu'il était le résultat de « plus de 1 600 sorties aériennes et d'un effort systématique, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour localiser et frapper lanceurs et stocks de missiles ».

Dans le même temps, l'armée israélienne estimait avoir également détruit la moitié des réserves de missiles de la République islamique, sans pouvoir vérifier de manière indépendante l'ensemble de ces bilans.

Une campagne aérienne d'une intensité sans précédent

Les opérations ont débuté le samedi 28 février à 9h40 (heure locale), heure à laquelle les premiers missiles air-sol israéliens ont frappé le centre de Téhéran, tuant le Guide suprême Ali Khamenei ainsi que plusieurs hauts responsables militaires réunis dans son complexe.

En moins de douze heures, plus de 900 cibles avaient été touchées sur le territoire iranien, essentiellement dans l'ouest du pays : infrastructures militaires, sites de stockage et de lancement de missiles, radars, systèmes de défense antiaérienne et centres de commandement.

« Ils vont probablement continuer à en tirer encore pendant un certain temps, mais ils sont en train d'en manquer — et ils manquent aussi d'endroits pour les lancer. »

Donald Trump, interview à Politico, 3 mars 2026

Le lendemain, le 1er mars, Tsahal a annoncé une nouvelle vague de frappes ciblant spécifiquement les lanceurs de missiles balistiques et les systèmes de défense antiaérienne iraniens, mobilisant « des dizaines d'avions de combat » sur plus de trente cibles dans l'ouest et le centre de l'Iran. C'est dans ce cadre que le bilan de 300 lanceurs détruits a été communiqué pour la première fois.

Chronologie d'une dégradation rapide

Chronologie opérationnelle

28 fév. J+0

Lancement des opérations. Plus de 900 cibles frappées en 12 heures. Mort de Khamenei et de plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution. 9 navires de guerre iraniens coulés selon Trump.

1er mars J+1

Seconde vague israélienne sur lanceurs balistiques et défenses antiaériennes. Israël annonce avoir détruit la moitié des lanceurs et la moitié des réserves de missiles. Riposte massive iranienne : ~300 missiles tirés sur Israël et pays du Golfe.

2 mars J+2

Frappes sur commandements à Téhéran et Sanandaj. L'armée américaine affirme avoir détruit le QG des Gardiens de la Révolution, « coupant la tête du serpent ».

3 mars J+3

Trump à Politico : l'Iran « à court » de missiles et de lanceurs. Environ 300 lanceurs détruits au total selon Tsahal, résultat de plus de 1 600 sorties aériennes. Missile iranien frappe la base américaine d'Al-Udeid au Qatar.

4 mars J+4

Trump déclare que « à peu près tout a été détruit » lors d'une rencontre avec le chancelier Merz. Les opérations se poursuivent.

Un arsenal entamé, mais pas épuisé

Si les chiffres avancés par les états-majors américain et israélien sont éloquents,
les experts soulignent que Téhéran avait anticipé ces frappes de longue date.
L'Iran avait massivement investi dans des infrastructures souterraines — les fameuses « missile cities » — conçues précisément pour compliquer la détection et la neutralisation préventive des lanceurs mobiles.

La portée de certains missiles iraniens, comme le Qassem Bassir (~1 200 km) ou le missile de croisière Paveh (~1 650 km), leur confère une capacité de frappe régionale significative, même depuis des positions reculées.La riposte iranienne, baptisée opération Promesse honnête IV, a démontré que la République islamique conservait des capacités de frappe importantes.

En moins de 48 heures, l'Iran avait tiré environ 300 missiles sur Israël et les pays du Golfe, auxquels se sont ajoutés un nombre indéterminé de drones.
Les Émirats arabes unis ont ainsi détecté 165 missiles balistiques — en détruisant 152 — et intercepté 506 drones sur les 541 lancés. La base américaine d'Al-Udeid au Qatar, l'une des plus importantes de la région, a été directement touchée le 3 mars.

Washington face à une arithmétique incertaine

De son côté, Trump a tenu à rassurer sur les stocks américains, affirmant disposer de
« réserves illimitées » de munitions, avec des industriels de défense placés sous régime de commandes d'urgence. Il a toutefois reconnu une incertitude persistante sur la suite : plusieurs des successeurs potentiels de Khamenei envisagés par Washington ont été tués lors des frappes, et aucun plan clair de sortie de crise n'a été présenté publiquement.

Trump a évoqué une durée d'opération de « quatre semaines ou moins », mais les experts géopolitiques restent prudents face à une guerre régionale dont les ramifications dépassent désormais les frontières iraniennes.

L'opération Epic Fury aura au moins réussi à dégrader massivement les capacités de lancement de missiles de l'Iran. Mais le rapport entre la destruction d'un arsenal et la fin d'un conflit reste, dans toute l'histoire militaire contemporaine, l'une des équations les plus difficiles à résoudre.

Sources : Armée israélienne (Tsahal), Pentagone, Politico, Franceinfo, Euronews, RTS, Le Grand Continent — 4 mars 2026

 

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