Olmert et Abbas reçus à la Maison Blanche au lendemain d'Annapolis

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      Olmert et Abbas reçus à la Maison Blanche au lendemain d'Annapolis

WASHINGTON, le 28/11/07 - Au lendemain de la conférence d'Annapolis, George W. Bush a réuni mercredi Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas à la Maison Blanche pour lancer solennellement les premières négociations formelles et directes entre Israéliens et Palestiniens depuis sept ans.

Le président américain a d'abord rencontré séparément le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, puis le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, avant de les réunir pour une brève cérémonie ouvrant officiellement les pourparlers. La veille, lors de la conférence d'Annapolis, ils s'étaient engagés à tenter de parvenir à un accord de paix définitif avant la fin 2008.

George W. Bush a dit avoir assuré à chacun d'eux que "les Etats-Unis seront impliqués activement dans ce processus". "Nous utiliserons notre pouvoir pour vous aider à prendre les décisions nécessaires pour établir un Etat palestinien qui vivra côte-à-côte en paix avec Israël", a-t-il ajouté. "Hier, c'était une journée importante, et c'était un début encourageant", a-t-il jugé.

Mais "quelle que soit l'importance d'hier, ce n'était pas aussi important que demain et les jours d'après. J'apprécie l'engagement de ces dirigeants, qui travaillent dur pour parvenir à la paix", a ajouté George W. Bush. "Je ne serais pas là si je ne croyais pas que la paix est possible et ils ne le seraient pas non plus s'ils ne pensaient pas que la paix est possible".

Contrairement à la veille, ils n'ont pas échangé une poignée de mains tous les trois à la Maison Blanche.

Les équipes de négociateurs des deux parties doivent poursuivre les discussions le 12 décembre au Proche-Orient. Par ailleurs, MM. Abbas et Olmert continueront à se rencontrer comme ils le font depuis le début de l'année.

"Ça va être difficile, mais (à Annapolis) il y avait une atmosphère constructive que ne partageaient pas les pays arabes auparavant", s'est félicitée la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice sur NBC.

Ce n'est que de justesse que le président américain et la secrétaire d'Etat ont arraché mardi un accord à Olmert et Abbas juste avant l'ouverture de la conférence d'Annapolis (Maryland). Jusqu'au dernier moment, Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas restaient en désaccord sur les termes du communiqué.

Mais, poussés par les Etats-Unis, et bien que tous deux en difficulté dans leur pays, ils ont déclaré à leurs interlocuteurs internationaux et à leurs voisins arabes sceptiques qu'ils étaient prêts à d'âpres négociations pour établir un Etat palestinien indépendant d'ici la fin du mandat de George W. Bush en janvier 2009.

Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert sont apparus prudemment optimistes.

"J'avais beaucoup de bonnes raisons de ne pas venir", a expliqué le Premier ministre israélien à des diplomates, dont certains représentants des pays qui ne reconnaissent pas Israël, comme l'Arabie saoudite ou la Syrie. "Le souvenir des échecs, passés et récents, reste lourd".

Mahmoud Abbas, de son côté, a réitéré une liste de requêtes habituelles des Palestiniens, parmi lesquelles l'arrêt des constructions dans les colonies juives situées sur des terres pouvant être comprises dans un futur Etat palestinien et la libération de milliers de prisonniers palestiniens en Israël.

"Nous n'avons pas à vous supplier pour obtenir la paix, pas plus que vous ne devez nous supplier", a déclaré le président de l'Autorité palestinienne. "Il s'agit de notre intérêt commun. Nous avons droit à la paix et à la liberté, tout comme vous y avez droit".

En parallèle, Condoleezza Rice a nommé officiellement mercredi un ancien commandant de l'OTAN en Europe, le général James Jones, comme émissaire spécial des Etats-Unis pour la sécurité au Proche-Orient. L'ancien général des Marines répondra directement à la secrétaire d'Etat américaine.

Le porte-parole de secrétariat d'Etat Sean McComarck avait expliqué auparavant que l'émissaire aurait notamment pour mission de superviser le développement des services de sécurité palestiniens et leurs relations avec leurs homologues israéliens.

Les Etats-Unis ont promis mardi à Annapolis de tenir les deux parties responsables si elles ne respectaient par leurs engagements respectifs, ceci en souvenir de la "feuille de route" de 2003 qui avait été vite écartée, les Palestiniens ne tenant pas leur promesse de contenir les groupes de militants, et Israël ne stoppant pas les constructions de colonies en Cisjordanie.

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