Disours d'Obama sur les plages du Débarquement

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"Nous ne devons pas oublier". Le président Barack Obama, dans un discours prononcé au cimetière de Colleville-sur-Mer (Calvados), surplombant Omaha Beach, a rendu un vibrant hommage aux vétérans du Débarquement, le 6 juin 1944, dont il était venu commémorer en Normandie le 65e anniversaire.

"Amis et vétérans, ce que nous ne pouvons oublier, ce que nous ne devons pas oublier, c'est que le Débarquement, ce furent un temps et un lieu où la bravoure et l'abnégation de quelques uns réussirent à changer le cours du siècle tout entier".

"A l'heure du plus grand danger, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se considéraient comme ordinaires trouvèrent à l'intérieur d'eux-mêmes la force de faire l'extraordinaire", a-t-il ajouté, très ému.

Il a ensuite évoqué "l'enfer inimaginable qui se mit à pleuvoir" sur les soldats alliés débarquant sur ces plages normandes et salué "l'improbabilité de cette victoire", qui est également ce qui rend le Débarquement si "mémorable".

"Longtemps après que notre temps sur cette Terre aura passé, un mot réveillera encore la fierté (...) des hommes et des femmes qui ne rencontreront jamais les héros assis devant nous: Jour-J", a-t-il ajouté.

Arrivé au cimetière après un entretien et un déjeuner de travail à Caen avec le président français Nicolas Sarkozy, Barack Obama a salué des anciens combattants en uniforme et visité le musée du cimetière en compagnie de son épouse Michelle.

De son côté, Nicolas Sarkozy a salué la mémoire du grand-père d'Obama, Stanley Dunham, et de ses deux grands-oncles, qui ont combattu en Europe pendant la guerre. Son grand-oncle Charles Payne était d'ailleurs du voyage, qui participa à la libération des camps en Allemagne.

"Pour tous les Français, vous êtes donc deux fois, Monsieur le président, par la fonction qui est la vôtre et par le sang qui coule dans vos veines, le symbole de l'Amérique que nous aimons", a lancé le président français à son hôte.

Les Premiers ministre britannique et canadien, Gordon Brown et Stephen Harper, ainsi que le prince Charles, représentant la reine d'Angleterre, participaient également à la cérémonie. Ces trois derniers avaient assisté dans la matinée à une messe à Bayeux, en compagnie du Premier ministre français François Fillon.

"Nous savons aussi ce qu'une Europe unie et une Amérique fidèle à ses valeurs peuvent accomplir ensemble. Les grands totalitarismes du XXe siècle ont été vaincus. Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur l'avenir de l'humanité sont d'une autre nature, elles n'en sont pas moins graves", a ajouté Nicolas Sarkozy, citant notamment le réchauffement climatique, le terrorisme et le "fanatisme".

A l'issue des allocutions, les participants ont ensuite déposé une gerbe et respecté un moment de silence, avant les 21 coups de canon et la sonnerie aux morts, clou de la cérémonie qui s'est achevée par une parade aérienne.

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