Innovation: Des vêtements anti-Ebola de Argaman (Israël) avec Ultrasons.

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L’été 2014 a été marqué par une catastrophe sanitaire de taille : la fulgurante épidémie du virus Ebola qui a déjà provoqué plus de 3.000 morts et qui, au moment où j’écris ces lignes, continue à ravager l’Afrique de l’Ouest. Ce triste bilan confirme la nécessité de disposer de moyens efficaces pour enrayer Ebola et les épidémies similaires. Une solution pour lutter contre la propagation de tels virus pourrait être trouvée dans le port de… vêtements anti-viraux ! Argaman Technologies, une jeune et innovante start-up israélienne, a développé des vêtements aux propriétés pour le moins étonnantes.

Imaginez des vêtements d’apparence normale, fabriqués à partir de matériaux classiques, tels que le coton ou la laine, mais offrant une protection inégalée contre le feu, le développement de bactéries et de virus et permettant même une régulation optimale de la température corporelle. Une utopie relevant d’un futur lointain ? Même pas. Grâce aux récents progrès technologiques réalisés par la start-up israélienne Argaman Technologies, le rêve est en train de devenir réalité.

Le secret de ces vêtements futuristes : l’usage d’ultrasons de haute intensité pour incorporer de l’oxyde de cuivre et des particules naturelles ignifuges au sein de fibres textiles. Cette méthode pour le moins originale crée un lien mécanique permanent dont la force ne change pas au cours des lavages successifs. Un avantage non négligeable par rapport à tous les autres tissus anti-bactériens présents sur le marché !

Si ce seul fait suffirait à gagner la sympathie de nos amis écologistes, le caractère “eco-friendly” de ces tissus ne s’arrête pas là pour autant ! En effet, le processus de fabrication permet le recyclage à 100% de l’eau et des produits chimiques utilisés. Ces nouveaux vêtements ignifugés et anti-bactériens ont donc bon sur toute la ligne.

Un intérêt sanitaire indéniable

Les tests réalisés dans des hôpitaux israéliens ont été plus que concluants et démontrent bien l’intérêt sanitaire de ce produit : l’emploi de ces fibres a permis d’abaisser le taux d’infection en milieu hospitalier de 27%. Une baisse qui, en plus de sauver des vies, permettrait également de réaliser des économies financières non négligeables. Un fait que le PDG de la société, Jeff Gabbay, souligne non sans une pointe d’humour : “Je suis prêt à fournir gratuitement tous les hôpitaux. Qu’on me donne juste la moitié de l’argent qui sera économisé en antibiotiques et en soins.”

Les membres de la start-up espèrent également que leur produit permettra de lutter contre les épidémies virales, telles que celle du virus Ebola. Même si des études scientifiques doivent être menées afin d’étudier la capacité de ces vêtements à neutraliser le virus, des travaux antérieurs sur l’efficacité des tissus imprégnés d’oxyde de zinc contre les virus donnent bon espoir. Un espoir assez conséquent pour qu’une ONG américaine passe commande de masques et de gants dans ces tissus pour son personnel médical soignant des patients atteints d’Ebola.

La fin des “pieds qui puent”

Mais avant de s’atteler à la lutte contre de grandes épidémies, Argaman Technologies compte s’occuper d’un autre problème, certes moins glorieux : celui des pieds. En effet, nos pieds, enfermés en quasi-permanence dans des chaussettes et des chaussures, sont un lieu de prédilection pour le développement des bactéries. Une prolifération dont souffrent tout particulièrement les athlètes mais également les personnes diabétiques, chez qui l’apparition d’ulcérations au niveau des pieds est une maladie fréquente. En développant des chaussettes anti-bactériennes, Argaman Technologies devrait donc grandement améliorer la qualité de vie de ces personnes.

Outre la lutte contre les ulcérations, ces chaussettes devraient accomplir une autre prouesse : éliminer l’odeur infecte qui se dégage des extrémités de certains Homo sapiens. En effet, ces odeurs de transpiration sont d’origine bactérienne et, au vu des propriétés anti-bactériennes du tissu, l’élimination de ces infâmes “pieds qui puent” semble enfin être un objectif atteignable.

Une qualité qui n’a pas échappé à la NASA. En effet, cette célèbre organisation a commandé 36 tee-shirts avec comme objectif de les tester dans l’espace. L’intérêt ? L’atrophie musculaire est un problème qui touche tous les astronautes en mission. Pour réduire son étendue, ils doivent s’astreindre à au moins deux heures d’exercices journaliers. Et qui dit exercice dit transpiration. Et qui dit transpiration dit vêtements à l’odeur repoussante. Et, pour ceux d’entre vous qui se demandent comment les astronautes font pour laver leurs vêtements dans l’espace, la réponse est simple : ils ne les lavent pas. D’où l’intérêt pour la NASA de disposer de vêtements assurant une bonne régulation de la température corporelle, restant secs et sans odeur. Des qualités essentielles pour le bien-être des astronautes mais qui devraient également intéresser de nombreux “terriens”, sportifs ou non.

Code brève
ADIT : 77381

Sources :
- Israel21c, These clothes crush viruses, bacteria and fire : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/8Fkps
- Site internet de la start-up Argaman Technologies : http://www.argamantech.com/

Rédacteurs :
Coralie Ebert, Volontaire internationale chercheuse à l’Institut Weizmann
Origine : BE Israël numéro 114 (12/12/2014) – Ambassade de France en Israël / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/77381.htm
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Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/77381.htm

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