Gaza : pendant que le monde regarde ailleurs, le Hamas se réarme et Tsahal prépare la riposte

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Gaza : pendant que le monde regarde ailleurs, le Hamas se réarme et Tsahal prépare la riposte

GAZA : LE FRONT QUE L'ON CROIT OUBLIÉ

Iran, Liban, Judée-Samarie… La carte des fronts ne cesse de s'élargir. Pourtant, à Gaza, rien n'est terminé. Le Hamas se reconstitue, Tsahal s'entraîne, et la trêve reste ce qu'elle a toujours été : une parenthèse fragile entre deux rounds.

Une trêve précaire, brisée par qui ?

Le cessez-le-feu signé en octobre 2025, fruit des efforts de l'administration Trump, a permis la libération des derniers otages vivants le 13 octobre et le retour du dernier corps israélien identifié fin janvier 2026. Mais depuis son entrée en vigueur, la trêve n'a jamais tenu fermement.

Les faits sont clairs : l'armée israélienne a frappé « des dizaines de cibles terroristes du Hamas », parmi lesquelles des stocks d'armes et des tunnels, « en réponse à la violation flagrante du cessez-le-feu »
Tsahal a diffusé des images montrant des combattants palestiniens s'approchant des forces israéliennes à Beit Lahia, dans le nord de Gaza, éliminés lors d'une frappe. Un responsable israélien accuse également le Hamas d'avoir tiré sur des troupes à Rafah.

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a été sans ambiguïté : le Hamas paierait « un lourd tribut » pour « chaque tir » visant les soldats israéliens et « chaque violation du cessez-le-feu ».

Du côté américain, le vice-président J.D. Vance a résumé la logique en une phrase : « Le Hamas va tirer sur Israël. Israël va devoir répondre. »

Le Hamas se reconstitue — Tsahal surveille

C'est le signal d'alarme le plus concret de ces dernières semaines. Tsahal a annoncé avoir mené une frappe aérienne dans le centre de la bande de Gaza contre plusieurs terroristes armés de l'unité d'élite Nukhba du Hamas alors qu'ils participaient à un exercice militaire.

Selon l'armée israélienne, ces terroristes avaient récemment mené plusieurs entraînements dans la zone et représentaient une menace directe pour les forces israéliennes ainsi que pour l'État d'Israël.

Pour l'analyste Matthias Inbar, le constat est sans détour : « selon plusieurs sources, ces entraînements visent à réformer les compagnies et les bataillons du Hamas en vue d'une nouvelle opération élargie. »

Ce phénomène de résurrection n'est pas nouveau — il est structurel. Depuis le début de la guerre, l'armée israélienne est entrée dans certaines parties de la bande de Gaza pour démanteler les bataillons locaux du Hamas, avant de recevoir l'ordre de quitter ces zones.

Le Hamas a alors pu reformer ses bataillons, reprendre le contrôle de ces régions et y installer des pièges en prévision de la prochaine intervention de Tsahal.

Un cycle que les commandants israéliens décrivent eux-mêmes comme inévitable, tant que l'objectif du démantèlement définitif n'est pas atteint.

La Division Gaza s'entraîne pour le prochain round

Face à cette menace persistante, Tsahal ne baisse pas la garde. Parallèlement aux opérations courantes, les forces de la Division Gaza (143), sous la direction du Commandement Sud et du Centre national d'entraînement terrestre, ont mené le plus grand exercice interarmées depuis octobre 2023. Différents scénarios y ont été pratiqués : attaque ennemie combinée, gestion d'un incident avec de nombreuses victimes, prévention d'une attaque contre un poste en zone de ligne jaune.

Ces scénarios ont été construits directement sur les conclusions tirées du 7 octobre. L'objectif affiché est d'entraîner la division à la transition défense-attaque, à la gestion d'événements complexes simultanés, et à renforcer la coopération interarmes.

En parallèle, Tsahal procède à des changements structurels profonds, tirant les leçons du conflit : réactivation de brigades blindées, création de nouveaux bataillons du génie, extension du réseau de défense anti-aérienne, et formation d'une nouvelle unité de drones d'attaque.

La phase deux dans l'impasse

Sur le plan diplomatique, la « phase deux » du cessez-le-feu, invoquée par l'administration américaine comme passage décisif de l'urgence à la reconstruction, reste pour l'instant à l'état de promesse conditionnelle.

Son pivot central — le désarmement du Hamas — se heurte à une réalité : un mouvement qui continue de s'armer et de s'entraîner n'a visiblement pas l'intention de se soumettre à cette exigence.

La population civile, prise en étau

Sur le plan humanitaire, les chiffres restent préoccupants. L'état de famine à Gaza, officiellement déclaré depuis l'été 2024, a été levé en décembre 2025. Cependant, la population reste confrontée à une insécurité alimentaire aiguë, et sans une augmentation soutenue et à grande échelle de l'aide, Gaza pourrait retomber dans la famine d'ici 2026, prévient l'ONU.

Cette réalité doit être rappelée avec précision : c'est bien le Hamas, en utilisant la population comme bouclier humain depuis le 7 octobre 2023, qui porte la responsabilité première des souffrances civiles dans l'enclave.

Gaza n'est pas un front oublié. C'est un front en suspens. Tant que le Hamas existera en tant que force armée organisée, capable de reconstituer ses bataillons et de reprendre ses entraînements dès que la pression se relâche, la question n'est pas de savoir si la guerre reprendra — mais quand, et sous quelle forme. Tsahal, lui, a tiré ses leçons du 7 octobre. Ses exercices le prouvent.

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