Galilée menacée : Tsahal prend l’initiative au Liban avant l’offensive contre le Hezbollah

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Galilée menacée : Tsahal prend l’initiative au Liban avant l’offensive contre le Hezbollah

Incursion au sud-Liban : Tsahal étend ses positions dans le pays du Cèdre

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, l’armée israélienne a renforcé sa présence au Liban, prenant position dans plusieurs villages dans cette zone, et ce pour protéger les villages du nord et prévenir une invasion sur son sol. Tsahal prend les devants mais reste sur la défensive pour le moment.

Ce matin de Pourim, le réveil fut particulier pour beaucoup d’Israéliens,

notamment ceux qui vivent dans le nord du pays près de la frontière libanaise. En effet, sur ordre du ministre de la Défense Israël Katz, l’armée a appelé des renforts et pris possession de zones supplémentaires au sud-Liban afin de préserver les communautés qui vivent dans cette partie du territoire israélien, qui cette fois-ci n’ont pas été évacuées contrairement à octobre 2023, et pour prévenir un deuxième 7 octobre, scénario envisagé par l’establishment sécuritaire à la fois dans le cadre du programme multi-fronts et de plusieurs exercices menés depuis le cessez-le-feu avec le Hamas.

Sur le front nord uniquement, le scénario se nomme même « plan conquérir la Galilée » selon les termes du Hezbollah, une invasion encore pire que celle du Hamas le 7 octobre. Bien que le groupe n’ait plus les moyens de mettre à mal ce sinistre projet, des informations collectées par les renseignements israéliens montrent que le groupe préparait une attaque contre des soldats, voire des villages. Le gouvernement israélien a donc pris les devants, comme en Syrie après la chute de Bachar el-Assad, faisant reculer de plusieurs kilomètres la Ligne bleue. D’ailleurs, l’armée libanaise, qui était sur ces positions, s’est retirée d’elle-même.

Pas d’opération terrestre pour le moment

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est la différence entre incursion, raid et invasion terrestre. Il ne s’agit que de créer un glacis protecteur, une zone tampon plus profonde en territoire libanais que les cinq collines. Comme l’a rappelé le porte-parole francophone de Tsahal, « il ne s’agit pas d’une manœuvre ». Il n’y a pas de combats à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Cela signifie en revanche que désormais les termes du cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah sont caducs, et la guerre reprend ses droits, d’autant que malgré toute la bonne volonté du monde, le gouvernement libanais a échoué dans sa mission de désarmement du groupe chiite, et au vu des derniers développements appelle peut-être même de ses vœux la suite.

Une invasion à grande échelle plus qu’imminente

Avec les tirs revendiqués du Hezbollah sur le centre du pays et sur Tel-Aviv pour la première fois depuis novembre 2024, une certitude s’éclaire : le groupe possède toujours un arsenal sophistiqué et a repris ses productions d’armes au nord du Litani, ce qui signifie que l’offensive israélienne, qui ne fait plus de doute, ne se contentera pas uniquement du sud-Liban comme ce fut le cas pour l’opération « Flèche du Nord », mais pourrait viser l’ensemble du territoire, dans la vallée de la Bekaa par exemple où la milice a retranché la majorité de ses forces non touchées par la dernière confrontation.

Cette fois, les États-Unis pourraient prêter main forte. Les frappes sur les institutions du Hezbollah (la chaîne de télévision Al-Manar et la banque Hichet el Fam), ainsi que les éliminations ciblées (Hussian Malkad et Raza Kalmi), sont des préparatifs à ce passage du défensif à l’offensif, qui devrait intervenir dans les prochains jours. Preuve en est : la présence à la frontière est cette fois renforcée.

Seule question : combien de temps durera cette nouvelle guerre ? On apprend que les combats au Liban pourraient durer même après la chute du régime des mollahs en Iran, et cela risque de mettre à mal les nerfs de la population civile israélienne, qui encore une fois fait preuve d’une résilience d’un peuple « roi lion ».

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