Des salariés "privés" de mails pour se désintoxiquer

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Sommes-nous trop connectés à nos smartphones et nos ordinateurs? Grâce à internet, la communication est certes plus rapide et plus facile, mais paradoxalement, nous avons tendance à nous couper du monde extérieur. Pour y remédier, Olivier Mathiot, le PDG du site d'e-commerce PriceMinister a instauré une demi-journée par mois sans mails pour ses salariés, afin de les aider à mieux communiquer.

L'internet a permis de créér des liens rapides et pratiques entre les hommes, mais il a aussi conduit à "négliger" les relations sociales. Autrement dit, nous sommes tous tellement accro à nos smartphones et ordinateurs, que nous en oublions presque les contacts humains.

"Des personnes dans l'open space ne se parlaient plus, ils s'envoyaient des e-mails alors qu'ils étaient assis à côté", explique Olivier Mathiot, le PDG du site PriceMinister.

Pour désintoxiquer ses employés, Olivier Mathiot a instauré une nouvelle règle dans l'entreprise, chaque vendredi matin, les salariés sont donc privés de mails, pour pouvoir communiquer en face à face. Il rassure: "les e-mails ne sont pas bloqués techniquement. Cela marche sur la bonne foi des salariés, il faut que ça soit vécu de façon positive."

Selon le PDG, les mails seraient nocifs: "C'est une addiction considérable. Aujourd'hui, les mails peuvent faire perdre du temps. Au-delà de la quantité, nous voulons la qualité de l'information transmise. Par mail, la distinction entre l'important et l'urgence disparaît."

Pour faciliter les échanges non-virtuels, il a donc instauré cette désintoxication: "l'idée est de partager et d'organiser les informations. On met donc en place des contenus partagés pour limiter le nombre de mails. Stimuler des Communautés qui travaillent librement, partagent les savoir et accélèrent la productivité."

Cette méthode a déjà été appliquée par d'autres entreprises et devrait s'étendre à d'autres sociétés, soucieuses de maintenir de bonnes relations entre les membres de leurs équipes.

Caroline Haïat

Avec le Figaro


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