Ce qu'ils ont dit sur les Juifs

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L'idée de cet article nous est venu avec Ghislaine Nouchi Halimi qui à publié sur son compte Facebook une citation d'un homme célèbre sur les Juifs, puis deux, puis trois...
Alors pourquoi ne pas faire une sorte de listes de ce que célèbres ou pas , hommes et femmes ont pu dire sur les Juifs, quelque que soit l'époque ou le contexte social.Une façon de panser nos pensées 🙂

Certaines d'enfoncer des portes ouvertes, qu'elle ne fut pas notre surprise de constater qu'il nous a fallu tout d'abord comprendre que Google indexait tout, vrai ou faux, et qu'il nous appartenait à nous de séparer le bon grain de l'ivraie.

Mais même en faisant ce travail de fourmi, il était bien difficile de découvrir une pépite.
Nous avons été écoeurées et même découragées à plusieurs moments, de lire autant d'attaques,  vraies ou fausses citations à l'encontre du peuple juif.

Le Juif de tout temps a été banni et haï pour la raison qu'il détenait l'argent des puissants.
Pourtant condamné à être usurier , il aurait tout aussi bien réussi si on l'avait obligé à labourer la terre, ou tout autre tâche des plus humbles.

Sa conviction d'être différent n'était pas simplement une interprétation du judaïsme, il était traité ainsi. Son objectif était donc de transcender une punition en réussite.
C'est celle-ci même qui le condamnera par la suite encore !

Le Juif par son histoire personnelle, celle du judaïsme puis collective a toujours dû se distinguer pour éviter l'assimilation.C'est également ce que l'on lui reproche , inassimilable ! Absolument.

Que de discussions houleuses quand Napoléon décida de fonder le Consistoire.
6 questions devaient permettre de définir si le le Juif était un ennemi de la nation ou pas.
A la 3eme , "est-ce qu'un juif peut épouser une catholique?" On imagine le débat de part et d'autre.
Sauvé par la 4eme question pourtant, "Est-ce que  le Juif considère le Français comme son frère ?"Oui il le considère comme son frère.Alors inassimilable oui mais parfaitement intégré !

La force du Juif  tout comme dans la  philosophie chinoise, est de s'adapter aux forces extérieures sans rien entamer de son intériorité. Ce que certains considéreront, à tort, comme une forme de perversité , le fameux "Juif fourbe" !

Nous avons persisté mais la tâche était immense et elle l'est encore, car les bonnes citations sont simplement enterrées sous des tonnes d'inondices déversées par nos ennemis.
Et ce n'est pas le travail de Google de vérifier les sources de ces citations contres les Juifs.
Non, c'est notre travail en tant que Juifs, médias Juifs, médias... d'inverser la tendance est de déterrer les citations élogieuses, justes et vraies avant tout.
Nous savons par expérience que le laisser dire glisse faire le laisser faire.

Nous nous mettons à la place d'un néophyte, d'un béotien qui veut comprendre la problématique juive, pourquoi parle-t-on autant des Juifs ? Pas de soucis il sera renseigné !
Et de la pire des manières qui soit!  Négative s'il-vous- plaît, et avec des références d'écrivains merci du peu ,de poètes également qui ont signé sans ciller et participer à la pire des ignominies , la haine du Juif .

La haine du juif ,que je pense être différente de l'antisémitisme*, a envahi majoritairement la toile et les requêtes de Google.
Alors quoi ,toutes les citations "positives" lues dans la presse juive n'étaient que des textes tronquées ? Parfois ,oui ,  car au bord du désespoir il est parfois doux pour ne pas dire nécessaire de chercher un peu d'espoir, d'amitié.

Winston Churchill que j'estimais pour sa citation depuis des lustres,  il a radicalement chuté dans mon estime, et tombé de son piédestal .
La citation complète prouve que son estime pour les Juifs est une véritable fanfaronnade.
Mais nous avons persisté , trouvé enfin des pépites mais nous ne pouvions pas nous permettre de faire le déni de notre propre exécution par ces illustres hommes.
Napoléon sur Google on y trouve le pire et parfois le meilleur nous avons décidé de garder le meilleur.

Claudine Douillet

 

Charles Peguy je témoigne pour les Juifs

Charles Peguy je témoigne pour les Juifs

« Je témoigne pour les Juifs. » Charles Péguy 1873 – 1914

« Les antisémites parlent des Juifs. Je préviens que je vais dire une énormité. Les antisémites ne connaissent point les Juifs. Ils en parlent mais ils ne les connaissent point. Ils en souffrent, évidemment beaucoup mais ils ne les connaissent point. Les antisémites riches connaissent peut être les Juifs riches. Les antisémites capitalistes connaissent peut être les Juifs capitalistes. Les antisémites d’affaires connaissent peut être les Juifs d’affaires.

Pour la même raison je ne connais guère que des Juifs pauvres et des Juifs misérables. Il y en a. Il y en a tant que l’on n’en sait pas le nombre. J’en vois partout. »

« Il ne sera pas dit qu’un Chrétien n’aura pas porté témoignage pour eux…Il ne sera pas dit que je n’aurai pas témoigné pour eux. Depuis vingt ans je les ai éprouvés, nous nous sommées éprouvés mutuellement.

Je les ai toujours trouvés solides au poste, autant que personne , affectueux , d’une tendresse propre, autant que personne, d’un attachement, d’un dévouement, d’une piété inébranlable, d’une fidélité à toute épreuve, d’une amitié réellement mystique, d’un attachement, d’une fidélité inébranlable à la mystique de l’amitié. »

Charles_peguy je veux témoigner pour les Juifs

Charles_peguy je veux témoigner pour les Juifs

CHARLES PEGUY Notre jeunesse p 183 Paris Gallimard 1933

 

Léon Blum,Coluche,Jurgen Elässer,Jean-Claude Barreau

Léon Blum,Coluche,Jurgen Elässer,Jean-Claude Barreau

 

 

 

Charles de Gaulle,Voltaire,Bernard Lazare,Mark Twain

Charles de Gaulle,Voltaire,Bernard Lazare,Mark Twain

 

Coluche
"C'est une population qui a de l'humour et qui peut se permettre de faire des plaisanteries sur elle même, ce qui n'est pas notre cas à nous les français "

 

 

Charles de Gaulle,Voltaire,Bernard Lazare,Mark Twain

Charles de Gaulle,Voltaire,Bernard Lazare,Mark Twain

Mark Twain:
Quel est le secret de son immortalité ?
"... Si les statistiques sont à droite, les Juifs constituent qu'un pour cent de la race humaine. Il suggère une faible bouffée  nébuleuse de poussière d'étoile  perdu dans l'incendie de la Voie Lactée. correctement, le Juif ne devrait guère d'être entendu, mais il est entendu parler, a toujours été entendu.

Il est aussi important sur la planète comme tout autre peuple, et son importance commerciale est extravagante hors de proportion avec la petitesse de sa masse.
Ses contributions à la liste du monde de grands noms de la littérature, la science, l'art, la musique, les finances, la médecine et l'apprentissage sont aussi abscons loin hors de proportion avec la faiblesse de ses numéros.

Il a fait un combat merveilleux dans ce monde, dans tous les âges; et l'avait fait avec les mains attachées derrière lui. Il pourrait être vain de lui-même, et être excusé pour cela. L'Egyptien, Babylonien et Perse rose, rempli la planète avec le son et la splendeur, puis disparu au rêve des trucs et décédé; la Grecque et la Romaine suivies; et a fait  grand bruit, et ils sont partis; d'autres personnes ont vu le jour et ont tenu leur haute de la torche pour un temps, mais ils ont  brûlé, et ils sont assis dans la pénombre maintenant, ou ont disparu.

Le Juif vit tous, tous les battre, et maintenant ce qu'il a toujours été, ne présentant pas de décadence, aucun infirmités de l'âge, aucun affaiblissement de ses parties, aucune ralentissement de ses énergies, aucun ternissement de son esprit alerte et agressif. Toutes les choses sont mortels, mais le Juif; toutes les autres forces passent, mais il reste. Quel est le secret de son immortalité? "Son succès l'a rendu l'ennemi de la race humaine.
Mark Twain sur les juifs

Adolf Hitler,CHATEAUBRIAND,Blaise Pascal,Alphonse Toussenel

Adolf Hitler,CHATEAUBRIAND,Blaise Pascal,Alphonse Toussenel

 


Ernest Renan
Je suis donc le premier à reconnaître que la race sémitique, comparée à la race indo-européenne, représente réellement une combinaison inférieure de la nature humaine.
Le Juif , jusqu'à notre temps, s'insinuait partout, en réclamant le droit commun ; mais en réalité lee Juif n'était pas dans le droit commun, il gardait son statut de particulier, il voulait les garanties de tous et par dessus le marché ses exceptions , ses lois à lui.

Pierre Manent

"Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa "sortie d'Europe". Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d'être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C'est l'issue d'une très longue séquence historique. Ce n'est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d'Europe; c'est aussi la suite de l'effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi "sorti d'Europe", le peuple juif invite l'Europe à dire son nom. Il lui demande son nom." (Pierre Manent, La raison des Nations)

François Mitterrand 

Jean d'Ormesson aborde l'affaire Bousquet. L'automne précédent, le journaliste Pierre Péan a révélé que François Mitterrand a conservé jusqu'au soir de sa vie des relations d'amitié avec René Bousquet, ancien secrétaire général de la police de Vichy. «Beaucoup reprochent au Président les liens qui l'unissent à ce personnage qui a joué un rôle important dans la collaboration avec l'Allemagne hitlérienne, écrit Jean d'Ormesson. François Mitterrand m'écoute sans irritation apparente. Et il me regarde. "Vous constatez là, me dit-il, l'influence puissante et nocive du lobby juif en France."Il y a un grand silence
Jacques Attali , conseiller alors à l'époque du président, affirme aussi ne pas douter de la réalité du propos attribué par Jean d'Ormesson au président Mitterrand: "cela met en perspective cette distance que j'ai moi-même pris à l'égard de M. Mitterrand", affirme-t-il.

Jacques Chirac

Le discours du Vel d'Hiv' (juillet 1995) : "Les juifs, ce peuple de passeurs"
"J'ai toujours éprouvé beaucoup de respect et d'admiration envers ce peuple de passeurs qui attache plus d'importance à la transmission du savoir qu'à celle de ses rites et de ses croyances. Quand des juifs s'installent quelque part, ils créent d'abord une école, avant d'implanter une synagogue, là où les catholiques, dans une situation similaire, commencent par bâtir une église. J'aime cette phrase du Talmud qui dit que l'humanité tout entière ne tient que par le souffle des enfants qui étudient. Le Talmud dit aussi :
" Quel est le sage ? Celui qui apprend de tout homme. " C'est une magnifique leçon de vie. Le judaïsme est inséparable de l'étude, de la conquête de la connaissance (...)

Albert Camus sur l'antisémitisme :

"On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. Naturellement, ce Français a un ami juif qui, lui, du moins… Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration."

Napoléon

"Je voulais libérer les Juifs pour en faire des citoyens à part entière. Ils devaient bénéficier des mêmes avantages que les Catholiques et les Protestants. J'insistais pour qu'il soient traités en frères puisque nous sommes tous les héritiers du Judaïsme.
En outre, je pensais attirer en France un renfort précieux. Les Juifs sont nombreux et ils seraient venus en masse s'installer dans un pays qui leur accordait plus de privilèges que partout ailleurs. Sans les événements de 1814, bien des Juifs de toute l'Europe seraient venus s'établir en France, où liberté, égalité, fraternité leur étaient assurées, et où la porte des honneurs leur était ouverte. Ils auraient ainsi participé à la grandeur nationale."

Napoléon avait préparé une proclamation créant en Palestine un Etat Juif indépendant nous sommes en 1799.

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, le 20 avril 1799
Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :
"Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.
Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

 

Bonaparte est favorable a un Etat juif ! Mais aussi, comme il tient en dure tutelle les Juifs de France !...

Déclaration de Napoléon Bonaparte :

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)

"Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

Israelites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaïe 35.10)

Debout dans la joie, les exiles ! Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie. Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !
La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maitre de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Macchabée 12.15). Montrez que deux mille ans d'esclavage n'ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous ! C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d'adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

Signé : Général BONAPARTE, Commandant en Chef des Armées de la République Française

( ; Napoléon Bonaparte )

 Charles de Gaulle

Les juifs, jusqu’alors dispersés, mais -qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à chan­ger en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles." (Conférence de presse du 27 novembre 1967 / voir la vidéo sur le site de l'Ina) –

L’établissement d’un État d’Israël, soulevait, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu de peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n'allait pas entraîner d'innombrables, d'interminables conflits.

Alain Finkielkraut 

Je crois que c’est quand on n’est pas pratiquant que l’identité juive vous colle à la peau parce que, pour un pratiquant, c’est Dieu qui colle : le pratiquant est celui dont l’existence se tient toute entière, se déroule devant Dieu. Mon existence avance comme elle le peut, Dieu n’est pas son témoin et, en même temps, je me sens juif, parce que je ne suis pas un juif pratiquant, je suis un juif identitaire. Qu’est-ce que ça veut dire? Non que la judéité soit une propriété, une manière d’être, qu’elle constitue mon caractère, si c’est vrai je n’en sais rien. Être juif, pour moi, c’est me sentir impliqué, concerné, compromis parfois, par ce que font les autres juifs.

C’est un sentiment d’appartenance, d’affiliation et dans cette affiliation, il y a, par exemple, le lien torturé à Israël. Il y a un fait de sollicitude, d’inquiétude, d’admiration et parfois, d’impatience critique. Et puis aussi, si mon existence ne se tient pas devant Dieu,
elle se tient, peut-être, devant les grands-parents que je n’ai jamais eus.

Raymond Aaron disait : « Si, par extraordinaire, je devais apparaître devant mon grand-père qui vivait à Rambervillers, encore fidèle à la tradition, je voudrais, devant lui, ne pas avoir honte. Je voudrais lui donner le sentiment que, n’étant plus juif comme il l’était, je suis resté d’une certaine manière fidèle. »
Je n’ai pas connu mes grands-parents, mais je pense à eux. Si je devais apparaître devant eux, eux qui étaient, en effet, encore fidèle à la tradition – l’un d’entre eux aimait les textes sacrés –, je souhaiterais qu’ils pensent, que je suis, à ma façon, dans la culture, et
en France, resté fidèle. »

Bernard Lazare,
L'antisémitisme, son histoire et ses causes , 1894
Peuple énergique, vivace, d'un orgueil infini, se considérant comme supérieur aux autres nations, le peuple juif voulut être une puissance. Il avait instinctivement le goût de la domination puisque, par ses origines, par sa religion, par la qualité de race élue qu'il s'était de tout temps attribuée, il se croyait placé au-dessus de tous.

Pour exercer cette sorte d'autorité, les Juifs n'eurent pas le choix des moyens. L'or leur donna un pouvoir que toutes les lois politiques et religieuses leur refusaient, et c'était le seul qu'ils pouvaient espérer.

Détenteurs de l'or, ils devenaient les maîtres de leurs maîtres, ils les dominaient et c'était aussi l'unique façon de déployer leur énergie, leur activité.
N'auraient-ils pu la manifester d'une autre manière ?
Si, et ils le tentèrent, mais là, ils eurent à combattre contre leur propre esprit. Durant de longues années, ils furent des intellectuels, ils s'adonnèrent aux sciences, aux lettres, à la philosophie. Ils furent mathématiciens et astronomes ; ils firent de la médecine et, si l'école de Montpellier ne fut pas créée par eux, ils aidèrent à son développement ; ils traduisirent les livres d'Averroès et des Arabes commentateurs d'Aristote ; ils révélèrent la philosophie grecque au monde chrétien et leurs métaphysiciens, Ibn Gabriol et Maïmonide furent parmi les maîtres des scolastiques. Ils furent pendant des années les dépositaires du savoir ; ils tinrent, comme les initiés antiques, le flambeau qu'ils transmirent aux Occidentaux ; ils eurent, avec les Arabes, la part la plus active à la floraison et à l'épanouissement de cette admirable civilisation sémitique, qui surgit en Espagne et dans le Midi de la France, civilisation qui annonça et prépara la Renaissance.
L'antisémitisme, son histoire et ses causes (1894), Bernard Lazare, éd. L. Chailley, 1894, p. 112

Léon Tolstoi 

Le  juif est un être sacré qui s’est procuré un feu éternel du ciel et, avec lui, il éclaire la terre et ceux qui y vivent. Il est sa source religieuse, son printemps, et la fontaine d’où les autres peuples ont tiré leurs croyances et leurs religions."

Leon Tolstoï

Il est le printemps et la source d’où le reste des nations ont puisé leurs religions et leurs croyances. Un juif est un pionnier de la culture.

Depuis des temps immémoriaux, l’ignorance était impossible en Terre Sainte, de même que de nos jours dans l’Europe civilisée.
En outre, au moment où la vie et la mort d’un être humain ne valaient rien, Rabbi Akiva s’est prononcé contre la peine de mort qui est maintenant considérée comme une peine acceptable dans la plupart des pays civilisés.

Un juif est un pionnier de la liberté. Retour dans les temps primitifs, quand la nation avait été divisée en deux classes, les maîtres et les esclaves, l’enseignement de Moïse interdit la tenue d’une personne comme esclave pendant plus de six ans.

Un juif est le symbole de la tolérance civile et religieuse : «Donc montrez votre amour pour l’étranger car vous avez été étrangers dans le pays de l’Egypte ».

En termes de tolérance, la religion est loin de recruter des adhérents. Bien au contraire, le Talmud stipule que si un non-juif veut se convertir à la foi juive, il faut lui expliquer combien il est difficile d’être juif et que les justes des autres religions aussi héritent le royaume céleste.

Un juif est un symbole de l’éternité. La nation que ni combat ni torture ne pourrait exterminer, la nation que ni le feu ni le passage des civilisations n’ont été en mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la première annonce la Parole de Dieu, la nation qui a préservé la prophétie depuis si longtemps et qui l’a transmise au reste de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître.

Léon Blum

Quand on dit qu'on est "né juif ", c'est en réalité... laisser entendre qu'on ne l'est plus.
Le juif a la religion de la justice comme les positivistes ont eu la religion du fait, ou Renan la religion de la science. L'idée seule de la justice inévitable a soutenu et rassemblé les juifs dans leurs longues tribulations. Leur Messie n'est pas autre chose que le symbole de la justice éternelle, qui sans doute peut délaisser le inonde durant des siècles, mais qui ne peut manquer d'y régner un jour."

"Je suis né à Paris, le 9 avril 1872, écrira-t-il, Français de parents français. Ma maison natale, 151, rue Saint-Denis, existe encore et chacun peut en voir, en passant, la façade étroite et pauvre... Aussi loin qu'il est possible de remonter clans l'histoire d'une famille plus que modeste, mon ascendance est purement française. Depuis que les juifs français possèdent un état-civil, mes ancêtres paternels ont porté le nom que je porte aujourd'hui."
"Juif français, né en France d'une longue suite d'aïeux français, ne parlant que la langue de mon pays, nourri principalement de sa culture, m'étant refusé à le quitter à l'heure où j'y courais le plus de dangers, je participe de toute mon âme à l'effort admirable miraculeusement transporté du plan du rêve au plan de la réalité historique qui assure désormais; une patrie digne, égale et libre à tous les juifs qui n'ont pas eu, comme moi, la bonne fortune de la trouver dans leur pays natal. J'ai suivi cet effort depuis que le président Weizmann me l'a fait comprendre. Je m'en suis toujours senti et je m'en sens plus que jamais solidaire.

Winston Churchill
“You ought to let the Jews have Jerusalem; it was they who made it famous.”
Laissez Jérusalem aux Juifs, c'est eux qu'il l'on faites"

— Winston Churchill to diplomat Evelyn Shuckburgh, 1955
Descent to Suez; Diaries 1951-1956 (London: 1986).

« Certaines personnes aiment les Juifs et d’autres pas, mais une personne réfléchie ne peut douter du fait qu’ils sont sans aucun doute la plus formidable et la plus remarquable race que le monde ait jamais porté.

Et il se pourrait bien que cette incroyable race soit, à l’heure actuelle, à l’œuvre pour produire un nouveau système philosophique de morale, aussi malveillant que le christianisme est bienveillant, qui, s’il n’est pas arrêté briserait définitivement tout ce que le christianisme a rendu possible.
On pourrait presque croire que l’Évangile du Christ et l’Évangile de l’Antéchrist proviennent des mêmes personnes, et que cette race mystique et mystérieuse avait été choisi pour la manifestation suprême, à la fois du divin et le diabolique.

Winston Churchill en 1920, a  aussi écrit :
"Nous devons aux Juifs, un système d’éthique qui, même s’il était entièrement séparé du surnaturel, serait incomparablement le bien le plus précieux de l’humanité, valant en fait le fruit de la sagesse et de l’expérience réunies".

Martin Luther King 
Qu'est-ce-que l'antisionisme ?, 1967
« L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.
Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le Sionisme n'est rien de moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre.
Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur.
Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe.
Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui. (...) Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l'antique Terre d'Israël.
Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins. »

Jean-Claude Barreau

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Israël, 2010
Le judaïsme des débuts du XXe siècle, celui des pères fondateurs d'Israël, n'était plus que partiellement sémite, les palestiniens issus de la diaspora y étant minoritaire, mélangés à leurs convertis. Pour cette raison historique, le terme « antisémitisme » [...] est complètement inapproprié. Qu'y a-t-il de « sémite » chez un juif polonais ? Quand on pouvait voir l'un à côté de l'autre à la télévision les deux ennemis irréconciliables qu'étaient Sharon et Arafat, il sautait aux yeux, sans faire aucunement de « racialisme », que le plus sémite des deux n'était pas celui qu'on eût pu croire !
Sharon était un gros Polonais et Arafat un parfait sémite; leur apparence était à l'opposé de leurs dires.Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Israël, Jean-Claude Barreau , éd. Toucan, 2010, p. 107

Jürgen Elsässer, Buchbesprechung,
Toute critique d'Israël est prétendument depuis le début antisémite, donc toute critique des États-Unis est antisémite, la critique de la spéculation boursière est antisémite, une référence positive au peuple et à l'état-nation est structurellement antisémite [...] Tous des antisémites, sauf maman, caquète la meute politiquement correcte.

Friedrich Nietzsche,
Œuvres II, 1896
C'est un fait que les Juifs, s'ils voulaient - ou si on les y forçait, comme semblent le vouloir les antisémites -, pourraient dès maintenant exercer leur prépondérance et même littéralement leur domination sur l'Europe ; c'est un fait également qu'ils n'y travaillent pas et ne font pas de projets dans ce sens. Pour le moment, ce qu'ils veulent et souhaitent, et même avec une certaine insistance, c'est d'être absorbés dans l'Europe et par l'Europe, ils aspirent à s'établir enfin quelque part où ils soient tolérés et respectés, et à mettre enfin un terme à leur vie nomade de "Juifs errants".
On devrait bien tenir compte de cette aspiration et de cette pression (où s'exprime peut-être déjà une atténuation des instincts juifs) et les favoriser ; et pour cela il serait peut-être utile et juste d'expulser du pays les braillards antisémites.

"Un antisémite ne devient nullement plus respectable du fait qu'il ment au nom d'un principe."

Voltaire
Les Juifs :
" Ils ont même été sur le point d'obtenir le droit de bourgeoisie en Angleterre vers l'an 1750 et l'acte du parlement allait déjà passer en leur faveur. Mais enfin le cri de la nation, et l'excès du ridicule jeté sur cette entreprise la fit échouer. Il courut cent pasquinades représentant mylord Aaron et mylord Judas séants dans la chambre des pairs. On rit, et les Juifs se contentèrent d'être riches et libres ; (...)

(Les Juifs) vous êtes frappés de cette haine et de ce mépris que toutes les nations ont toujours eus pour les Juifs.C'est la suite inévitable de leur législation : Il fallait, ou qu'ils subjuguassent tout, ou qu'ils fussent écrasés.
Il leur fut ordonné d'avoir les nations en horreur, et de se croire souillés s'ils avaient mangé dans un plat qui eût appartenu à un homme d'une autre loi.Ils appelaient les nations vingt à trente bourgades leurs voisines qu'ils voulaient exterminer, et ils crurent qu'il fallait n'avoir rien de commun avec elles.

Quand leurs yeux furent un peu ouverts par d'autre nations victorieuses qui leur apprirent que le monde était plus grand qu'ils ne croyaient, ils se trouvèrent, par leur loi même, ennemis naturels de ces nations, et enfin du genre humain.
Leur politique absurde subsista quand elle devait changer ; leur superstition augmenta avec leurs malheurs : leurs vainqueurs étaient incirconcis ; il ne parut pas plus permis à un Juif de manger dans un plat qui avait servi à un Romain que dans le plat d'un Amorrhéen ; ils gardèrent tous leurs usages, qui sont précisément le contraire des usages sociables. Ils furent donc avec raison traités comme une nation opposée en tout aux autres ; les servant par avarice, les détestant par fanatisme, se faisant de l'usure un devoir sacré. Et ce sont nos pères ! "
(Tome 5, page 82-83)

Alphonse Toussenel,
Les juifs rois de l'époque, 1845
Le peuple juif tient une place immense dans l'histoire de l'humanité; c'est le peuple organisateur par excellence, le peuple de l'unité politique et religieuse.
Aucune autre race n'a été plus féconde que celle-là en individualités brillantes.
Il semble qu'elle ait été douée par la nature de toutes les aptitudes.
Politique , législation, beaux-arts, littérature, les juifs ont abordé et cultivé avec un égal succès tous ces domaines de l'intelligence; et sur chacun de ces domaines la trace de leur passage est restée.
Malheureusement, tous les liseurs de Bible, qu'on les appelle Juifs ou Genevois, Hollandais, Anglais, Américains, ont dû trouver écrit dans leur livre de prières que Dieu avait concédé aux serviteurs de sa loi le monopole de l'exploitation du globe, car tous ces peuples mercantiles apportent, dans l'art de rançonner le genre humain, la même ferveur de fanatisme religieux. C'est pourquoi je comprends les persécutions que les Romains, les Chrétiens et les Mahometans ont fait subir aux Juifs. La répulsion universelle que le juif a inspirée si longtemps n'était que la juste punition de son implacable orgueil, et nos mépris les représailles légitimes de la haine qu'il semblait porter au reste de l'humanité.
Les juifs rois de l'époque, histoire de la féodalité financière (1845), Alphonse Toussenel, éd. Librairie de l'École sociétaire, 1845, p. 4

Adolf Hitler,
Hitler cet inconnu , 1951
Il faut donc, dans un délai déterminé, débarrasser toute l'Europe occidentale de ses Juifs. C'est d'autant plus nécessaire qu'il se trouve toujours parmi eux un certain pourcentage de fanatiques qui essayent constamment de faire prévaloir la Juiverie. Il n'est pas conseillé non plus, de ce fait, de les envoyer en Sibérie, car, à cause de leur résistance au climat, ils s'endurciraient physiquement encore plus.
Il serait beaucoup plus indiqué - puisque les Arabes n'en veulent pas en Palestine - de les transporter en Afrique, c'est-à-dire sous un climat qui est préjudiciable à des hommes de notre résistance et ou, par conséquent, ils n'entreront pas en conflit d'intérêt avec les Européens.29 mai 1942 Hitler cet inconnu (1951), Adolf Hitler, propos notés par le Dr Henry Picker (trad. R.Jouan), éd. Presses de la cité, 1969, p. 425

Adolf Hitler
Notre racisme n'est agressif qu'à l'égard de la race juive. Nous parlons de race juive par commodité de langage, car il n'y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive [...] La race juive est avant tout une race mentale [...] Une race mentale, c'est quelque chose de plus solide, de plus durable qu'une race tout court. Transplantez un Allemand aux États Unis, vous en faites un Américain. Le Juif, où qu'il aille, demeure un juif. C'est un être par nature inassimilable. Et c'est ce caractère même qui le rend impropre à l'assimilation, qui définit sa race. Voilà une preuve de la supériorité de l'esprit sur la chair !

Blaise Pascal
écrivain et mathématicien français

» Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie… »

Chateaubriand 1811
Au sujet de la fidélité des Juifs au mur des lamentations (Kotel) et à Jérusalem

«Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Épris, il baisse la tête sans se plaindre; il souffre toutes les avanies sans demander justice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du temple de Salomon.

Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’ils faisaient il y a 5000 ans, Ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion.

Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer.

Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre: et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici."
« Voyage en Orient, Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris » Chateaubriand 1811

Chateaubriand 1806

"La vallée de Josaphat semble avoir toujours servi de cimetière à Jérusalem … Les Juifs viennent y mourir des quatre parties du monde ; un étranger leur vend au poids de l'or un peu de terre pour couvrir leur corps dans le champ de leurs aïeux. Les cèdres dont Salomon planta cette vallée, l'ombre du temple dont elle était couverte, le torrent qui la traversait, les cantiques de deuil que David y composa, les lamentations que Jérémie y fit entendre, la rendaient propre à la tristesse et à la paix des tombeaux… Faudrait-il s'étonner qu'une terre féconde [royaume de Jérusalem] fût devenue une terre stérile après tant de dévastations ? A la droite du Bazar, entre le Temple et le pied de la montagne de Sion, nous entrâmes dans le quartier des Juifs. Ceux-ci, fortifiés par leur misère, avaient bravé l'assaut du pacha : ils étaient là tous en guenilles, assis dans la poussière de Sion … et les yeux attachés sur le Temple." Chateaubriand 1806¬¬

Vos réactions

  1. er-min@t-online.de'Haffner Hermine Marie

    Je souhaite avoir la source d’une phrase de Nietzsche: « Partout où les juifs ont acquis de l’influence ils ont enseigné à distinguer avec plus de subtilité, à conclure avec plus de rigueur, à écrire avec plus de clarté et de netteté: leur tâche fût toujours d’amener un peuple à la raison. »

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  2. mylocation@hotmail.fr'Mymy

    Et moi, j’aimerais que toutes les citations de cette page soient référencées : origine, date.

    Ca serait bien la moindre des choses.

    Merci’

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  3. sebpennes@hotmail.com'Sebastian

    Je cherche depuis longtemps une citation de Nietzsche qu’un ami m’avait cité avec tellement de brio qu’il ne peut s’agir d’une erreur: « le plus abject dans l’antisémitisme, c’est (etc., etc.) d’une seule chose : l’argent des juifs ! »

    Connaissez-vous cette citation ? Merci.

    Répondre

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