Ce que nous enseigne Manitou : y aurait-il aussi des Justes chez les non-juifs?

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Ce que nous enseigne Manitou : y aurait-il des Justes hors le peuple juif ?

(sic) Il y aurait une injustice de fond, colossale et blasphématoire que Dieu ait créé l’humanité en ne réservant qu’à une toute petite minorité privilégiée la possibilité d’être צַדִּיק, juste.
L’humanité entière serait condamnée, « אֲבַדוֹן » en hébreu, à l’abandon, la perdition par nature...

Il ne s’agit pas du tout de cela : n’importe quel homme par le bénéfice de la bonne foi et de la bonne volonté est appelé צַדִּיק. Et même ce sont les גּוֹיִם , goyims, qui sont appelés צַדִּיקִים- justes avant ceux d’Israël dans l’ordre historique.  

Pour le צַדִּיק selon Israël, selon Abraham, on a l’habitude de dire que la table des valeurs est ici la תּוֹרָה. Mais la définition est insuffisante. Il faut étudier la différence entre le צַדִּיק selon Noah et le צַדִּיק selon Abraham avec la question théologique de fond : le salut est-il possible chez les nations même en dehors de la תּוֹרָה ?

Le devoir est le sentiment qu’il faut mériter d’avoir été créé.

C’est la grande différence entre une morale religieuse et une morale laïque. Les morales laïques sont d’ailleurs dérivées des morales religieuses.
Les laïcs croient en la morale religieuse mais en lui ôtant « הַשָּׁמַיִם מִּן תּוֹרָה», en lui enlevant le fait que cela vient de la Bible et que c’est révélé.

Il y a une espèce de mauvaise foi intellectuelle mais qui est pardonnable : l’essentiel est qu’ils soient moraux. Dans une morale laïque, une faute c’est grave mais pas plus. Dans une morale laïque une bonne action c’est bien, mais pas plus. Dans la morale religieuse on a le sentiment profond que cela met en jeu la destinée. Faire une faute est un désordre grave mais cela aggrave le sort du sujet de la moralité. Corollairement pour le mérite. Il y a une tonalité radicalement différente même si le comportement est identique.

Le laïc ressent bien qu’il y a plus que cela devant un bien ou un mal accompli, mais il ne poursuit pas le raisonnement par panique : sinon c’est qu’il y a un Dieu, et donc c’est qu’il y a un jugement...etc. Il n’y a aucun dialogue possible entre ces deux univers intellectuels. Les uns tombent dans le légalisme de la convention sociale et les autres s’occupent des valeurs morales vraiment. Et cela n’a rien à voir, même si cela ressemble.

Nous naissons avec un projet d’identité à atteindre. Nous naissons comme Jacob avec le devoir de devenir Israël. Or, toutes les promesses faites à Jacob concernent un Jacob devenu Israël. L’impératif de la מִצְוָה a fortement signifié que nous devons faire coïncider notre identité individuelle avec le modèle qui est Israël. Et dès que l’identité individuelle coïncide avec l’identité du modèle Israël, alors les promesses s’accomplissent.

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