Attentats à Paris : Le rétablissement des frontières mais pas la fermeture

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rétablissement des frontières François Hollande a décidé "le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières" et non "la fermeture" comme annoncé dans un premier temps par le président de la République vendredi soir, après les attentats en série à Paris, qui ont fait au moins 129 mortes 350 blessés.

Mais qui va être contrôler ? Les CRS vont procéder à des contrôles aléatoires des véhicules à la frontière franco-italienne.Depuis les faits ,certaines camionnettes sont fouillées intégralement.

Il faut présenter des papiers justifiant son identité. Pour les Français, ce dispositif ne changera rien, hormis des délais d'attente plus long aux frontières. Les ressortissants de l'Union européenne devront eux se munir d'une pièce d'identité. Concernant les personnes de nationalité étrangère, elles devront se munir de documents prouvant qu'elles sont en mesure de circuler ou de séjourner sur le sol français. Autrement dit, des visas.

Cette mesure avait en fait déjà été décidée et mise en œuvre à compter de ce vendredi, pour un mois, afin de sécuriser l’entrée sur le territoire dans le cadre de la conférence de Paris sur le climat (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre, où 195 délégations officielles sont attendues.

En théorie, ces contrôles ont disparu dans les 26 pays d’Europe qui ont été ratifié.
Les accords de Schengen prévoient la libre circulation entre les Etats signataires. Toutefois, ces accords permettent aussi de rétablir les frontières «à chaque fois que les circonstances l’imposent».

Précisément, les textes le prévoient en cas de «menace grave pour l’ordre public et la sécurité intérieure», pour «trente jours au maximum» – renouvelables sous conditions.
Une mesure «exceptionnellement» possible sans en aviser au préalable l’Union Européenne, comme c’est le cas ici.
Le ministère des Affaires étrangères avait précisé par la suite qu’aux frontières terrestres «des contrôles sont effectués aux points de passages routiers, ferroviaires, maritimes et aéroportuaires». «Les aéroports continuent de fonctionner. Les liaisons aériennes et ferroviaires sont assurées», a-t-on ajouté au Quai d’Orsay.

"Nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelque acte que ce soit. Et en même temps que ceux qui auraient pu commettre les crimes qui sont hélas constatés puissent également être appréhendés, s'ils devaient sortir du territoire »a déclaré  François Hollande. 

Jeudi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonçait que 30.000 policiers au total sont mobilisés pour mettre en place ce dispositif. Ils doivent assurer les contrôles à 285 "points de passage", c’est-à-dire sur les routes, les voies fluviales, dans les aéroports et dans les trains. Au lendemain des attaques de Paris, rien ne dit si ce chiffre va être augmenté ou si ces contrôles vont rester aléatoires ou devenir systématiques.

 

Sourceshttp://www.bfmtv.com/  Nathalie ZADOK

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