Antisémitisme : il prend Hitler en photo à son insu lors d’un rassemblement

Actualités, Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

L’écrivain antifasciste Léon Cordier a photographié discrètement le Führer lors d’un rassemblement national - socialiste. Prisonnier dans un camp allemand, il protège un violoniste juif. D’une prison, il lance un message recueilli par une femme qui deviendra son épouse et rate de peu le prix Goncourt en 1948.

Encore étudiant à Paris, Léon Cordier (1912-1969), passionné d’histoire allemande et antifasciste convaincu, se rend par curiosité à Bückeberg le 30 septembre 1934, à un grand rassemblement national. Au cours du meeting, le jeune Vosgien originaire du Clerjus prend furtivement, avec un culot monstre, une photo du Führer qui est au pouvoir depuis un an.

Un geste inconscient démontrant son opposition viscérale au nazisme tout au long de sa vie. D’ailleurs, il est inscrit au comité antifasciste de la cité universitaire parisienne qu’il fréquente pour ses études. Son parcours va alors se heurter de plein fouet à l’envahisseur germanique dont il va tirer avantage avec courage et beaucoup de chance.

Un mariage programmé par correspondance

Ensuite, il doit effectuer son service militaire et les ennuis vont se mêler avec un bonheur insolent. « Au printemps 1940, il est fait prisonnier dans le Doubs, sans avoir tiré un seul coup de fusil. Par une fenêtre, il jette un message sur le trottoir, « Du pain SVP », avec une pièce de monnaie, son nom et son adresse », explique Marcel Cordier, son fils.

Le SOS tombe juste aux pieds d’une demoiselle, qui se rend à la messe. Colette Burquin, fille d’ouvriers horlogers, répondra à l’appel de l’affamé. Une correspondance assidue lie les deux jeunes gens durant trois ans avec des colis pour l’Allemagne, à Bückeberg, là où est prisonnier Léon Cordier.

Devenu interprète du camp, grâce à sa formation universitaire en langue allemande, il fait la connaissance d’un violoniste émérite, Maurice Staynbok, dont il gardera secret l’origine juive. Le 13 janvier 1943, malade, Léon Cordier rentre à Vomécourt-sur-Madon et épouse Colette, une décision qui a été prise par correspondance. « Mon père épouse ma mère le 23 avril à l’église Saint-Pierre de Besançon. Ils s’étaient rencontrés pour la première fois trois mois auparavant à l’hôpital de Dijon », témoigne Marcel Cordier.

Tout proche du prix Goncourt

lire la suite en cliquant ici 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi