Affaire Rav David Daniel Cohen : Quand la justice française criminalise la Bible

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Affaire Rav David Daniel Cohen : Quand la justice française criminalise la Bible

Affaire Rav David Daniel Cohen : Quand la justice française criminalise la Bible

Quand un rabbin de Jérusalem rappelle, à la lumière de la Bible, que ceux qui défient la souveraineté d’Israël défient Dieu lui-même, la France y voit une “menace de mort” contre Emmanuel Macron. Une enquête est ouverte, la brigade criminelle mobilisée.
Mais derrière l’affaire du rav David Daniel Cohen, c’est une question bien plus explosive qui se pose : peut-on encore, en France, exprimer la foi juive sans être traité de criminel, quand les prêches appelant à tuer les Juifs sont, eux, tolérés ?

Une phrase qui résonne comme une prophétie, pas comme une menace

Le 3 août 2025, dans une vidéo diffusée sur YouTube et intitulée « La téfila de Moché Rabbénou – La fin de la France et de l’Iran », le rav David Daniel Cohen, enseignant francophone vivant à Jérusalem, commente la décision annoncée par Emmanuel Macron de reconnaître un État palestinien.

Il déclare : « Ce président français, il faut qu’il le sache, il a tout intérêt à préparer son cercueil ».

Sortie de son contexte, cette phrase devient, pour les autorités françaises, une « menace de mort à l’encontre du président de la République ». Une enquête est ouverte, confiée à la brigade criminelle.

Dans ce registre, “préparer son cercueil” n’est pas un appel au meurtre, mais une métaphore biblique annonçant la sanction divine contre ceux qui défient Israël.

Cet amalgame sert ceux qui veulent étouffer tout discours religieux juif qui contredit la politique française.

Extrait de la vidéo publiée du Youtube

Pourtant, pour quiconque maîtrise les références bibliques et l’histoire juive, il s’agit d’une formulation prophétique : l’avertissement que celui qui s’oppose au dessein divin finit, tôt ou tard, brisé par l’Histoire.

La référence à Titus : un langage biblique que la justice ne parle pas

Le rav Cohen compare Emmanuel Macron à Titus, général romain devenu empereur, qui, en l’an 70, ordonna la destruction du Second Temple de Jérusalem, provoquant l’exil du peuple juif. La tradition juive rapporte que Titus, après avoir humilié le Dieu d’Israël, fut frappé d’un châtiment singulier : un insecte pénétra par sa narine et rongea son cerveau jusqu’à sa mort.

Quand le rabbin affirme que Macron connaîtra « la même fin », il ne souhaite pas qu’un individu lui ôte la vie. Il annonce, selon la grille de lecture juive, que le Ciel lui infligera un châtiment — comme à tous ceux qui, dans l’histoire, ont défié le peuple et la terre d’Israël.

Reconnaître un État palestinien : un geste politique… ou une guerre contre Dieu ?

Pour le judaïsme, la souveraineté juive sur la terre d’Israël n’est pas une option politique : c’est une promesse divine répétée dans la Torah.

De la Genèse (« À ta descendance je donne ce pays ») au Livre de Josué, en passant par les prophètes, cette terre est présentée comme un héritage éternel du peuple juif.

Ainsi, pour un rabbin, annoncer la reconnaissance d’un État palestinien en Israël même n’est pas une décision diplomatique neutre : c’est une provocation spirituelle, un acte qui se place volontairement en opposition à la parole de Dieu.

Deux poids, deux mesures : les prêches anti-juifs tolérés, les rabbins poursuivis

En France, des imams ont publiquement appelé, dans leurs prêches, à la mort des Juifs. Certains ont cité des hadiths évoquant « l’heure où les pierres et les arbres diront : ô musulman, il y a un Juif derrière moi, tue-le ». Ces paroles n’ont pas toujours entraîné de poursuites immédiates.

Des députés de La France Insoumise , LFI multiplient les discours qui assimilent Israël à un État d’apartheid, génocidaire, alimentant un climat antisémite explosif. Les actes antijuifs en France battent des records : synagogues profanées, enfants juifs insultés à l’école, commerces tagués.

Et pourtant, c’est un rabbin de Jérusalem, citant un épisode de l’Antiquité, qui se retrouve dans le viseur de la justice française.

L’histoire est un tribunal : les ennemis d’Israël disparaissent

L’Histoire juive regorge d’exemples où les ennemis d’Israël ont fini balayés :

  • Pharaon, qui asservit les Hébreux, englouti dans la mer Rouge.

  • Sennachérib, roi d’Assyrie, venu assiéger Jérusalem, foudroyé avec son armée.

  • Titus, vainqueur éphémère, mort dans l’horreur.

  • Hitler, auteur de la Shoah, dont le Reich millénaire a duré douze ans.

En revanche, le peuple juif, dispersé pendant deux millénaires, est revenu sur sa terre, a rebâti son pays et défend aujourd’hui son existence.

C’est ce parallèle que le rav Cohen souligne : l’histoire n’épargne pas ceux qui veulent éradiquer Israël. Le dire, c’est relire l’Histoire, pas organiser un assassinat.

Quand la République oublie la liberté religieuse

La France, patrie de la liberté d’expression, tolère les caricatures les plus offensantes pour l’islam au nom de la satire, mais poursuit un rabbin qui applique à l’actualité un récit biblique vieux de 2000 ans.

Elle défend la liberté de blasphémer, mais non celle de prophétiser. Elle protège le droit de dire « mort à Israël » sur certaines tribunes, mais criminalise l’affirmation que « Dieu rendra justice à Israël ».

Un procès qui dépasse un homme

Ce n’est pas le rav David Daniel Cohen que l’on juge. C’est la possibilité, pour un Juif, d’affirmer publiquement que la terre d’Israël appartient au peuple juif par décret divin, et que s’y opposer conduit à la défaite.

Ce procès révèle que, pour une partie de l’opinion et des institutions françaises, la foi juive devient subversive dès qu’elle contredit la diplomatie française.

Si les prophètes Isaïe, Jérémie ou Amos revenaient aujourd’hui, prédisant la chute des nations qui s’attaquent à Jérusalem, la brigade criminelle viendrait sans doute les cueillir à la sortie du Temple.

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