Amnistie de Tsahal : 28 500 cartouches, 250 grenades et une mitrailleuse MAG rendues en deux jours

Actualités, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
amnistie-tsahal-mitrailleuse-mag-restituee.jpg

*

Amnistie de Tsahal : 28 500 cartouches, 250 grenades et une mitrailleuse MAG rendues en deux jours

Par Claudine Douillet

Tsahal a récupéré en 48 heures un véritable arsenal sorti illégalement de ses bases : 28 500 munitions, 250 grenades, 34 armes et une mitrailleuse MAG dont personne ne connaît encore l'origine. L'opération de restitution, anonyme et sans poursuites pénales, se poursuit jusqu'au 12 novembre dans 63 points de collecte à travers Israël.

Un bilan qui surprend l'état-major

L'opération a démarré dimanche 1er novembre sous la conduite de la direction de la technologie et de la logistique de l'armée israélienne. Le principe est simple : tout soldat d'active ou réserviste ayant emporté du matériel militaire pendant son service peut le déposer dans l'un des 63 points de collecte ouverts dans le pays, sans avoir à décliner son identité et sans risquer de poursuites.

Les chiffres des deux premiers jours, révélés par Israel Hayom, donnent la mesure du phénomène. Environ 28 500 cartouches, quelque 250 grenades de différents types, près de 300 pièces d'explosifs et de matériel de génie, 34 armes et environ 300 accessoires d'armement ont été rapportés. S'y ajoutent près de 200 gilets pare-balles et casques, une cinquantaine d'articles médicaux et environ 2 000 pièces d'uniformes, de textile et de chaussures.

La pièce la plus spectaculaire reste une mitrailleuse MAG, arme collective lourde, dont l'armée tente désormais de retracer le parcours.

Une kalachnikov prise à un terroriste le 7 octobre

Le colonel Moshe Schwartz, chef de département au sein de la direction de la logistique, explique que l'initiative est venue du terrain. De nombreux réservistes et unités ont signalé détenir d'importantes quantités de matériel qu'il fallait régulariser.

Selon lui, au cours des trois dernières années de guerre, beaucoup de soldats ont conservé du matériel, parfois par erreur, parfois volontairement. Il cite le cas d'un combattant du 7 octobre qui avait arraché une kalachnikov à un terroriste et qui ne savait toujours pas, trois ans plus tard, à qui la rendre. Il évoque aussi ce soldat rentré chez lui avec un gilet tactique dans lequel il a découvert des grenades oubliées.

Une immunité juridique accordée à titre exceptionnel

Pour lever les réticences, l'armée a obtenu une autorisation juridique spéciale. Détenir une arme sans permis constitue une infraction pénale en Israël. Celui qui rapporte du matériel pendant la période fixée n'a pas à s'identifier et se trouve dispensé de toute responsabilité pénale pour cette détention.

Cette garantie explique en grande partie l'afflux constaté dès les premières heures. Le colonel Schwartz affirme que la ligne d'information dédiée, joignable au *6008, reçoit un nombre considérable d'appels.

Un enjeu de sécurité dans les quartiers

Derrière l'opération se cache une inquiétude sérieuse. L'armée estime qu'une grande quantité d'armes et de munitions circule aujourd'hui hors de tout contrôle et veut s'assurer qu'elle ne tombe pas entre de mauvaises mains, alors que la criminalité organisée et le trafic d'armes restent un défi majeur pour la sécurité intérieure israélienne.

Le colonel Schwartz rappelle aussi le danger domestique : des grenades stockées dans un appartement peuvent, en cas d'explosion accidentelle, endommager plusieurs logements voisins. Il se félicite que ce matériel ne dorme plus dans un immeuble de Petah Tikva, de Haïfa ou d'ailleurs.

Plus forte mobilisation qu'en 2017

La précédente opération de ce type remonte à 2017. Elle avait duré un mois et bénéficié d'une large couverture médiatique. Selon le colonel Schwartz, la réponse enregistrée lors des deux premiers jours de 2026 dépasse déjà celle des deux premiers jours de l'opération précédente.

Après trois années de combats sur plusieurs fronts et la mobilisation massive de centaines de milliers de réservistes, l'armée juge cette remise à plat indispensable. L'échéance est fixée au 12 novembre, mais le colonel n'exclut pas une prolongation si le besoin s'en fait sentir.

Source : Israel Hayom, article de Lilach Shoval, 3 novembre 2026
https://www.israelhayom.co.il/news/defense/article/21769555

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi