Charlie Kirk assassiné : une tribune sur la liberté d'expression et le wokisme

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Charlie Kirk assassiné : une tribune sur la liberté d'expression et le wokisme

L'assemblée de l'homme libre : Tribune libre de YATES EMANI 

Abattu sur un campus américain pour avoir défendu le débat contradictoire, Charlie Kirk laisse une leçon que l'Occident refuse d'entendre.

Un homme qui tendait la main au désaccord

L'esprit vif, connaissant impeccablement ses dossiers, doté d'un sens de la répartie qui laissait son challenger K.O. debout, il se rendait dans les campus américains pour y débattre et convaincre de nouveaux électeurs de rendre à leur pays son éclat. Après avoir écourté ses études, il rencontre un conseiller en affaires qui l'encourage et le seconde dans la fondation d'une association, Turning Point USA, pour combattre l'emprise du wokisme sur les universités.

Protestant, animé d'une foi de feu, fervent défenseur d'Israël, observant le Shabbat, Charlie se fit connaître pendant la dernière campagne de Donald J. Trump en se rendant sur les campus avec trois mots : « Prove me wrong ! » Prouve-moi que j'ai tort !

Hôte attendu d'un jour, il s'asseyait à table et des campusards se succédaient pour lui jeter le gant et croiser le fer sur différents sujets sociétaux, idéologiques, politiques. Et pourtant, un après-midi de septembre 2025, tout ça prit fin.

Un assassinat qui a divisé le monde

Abattu lâchement par un militant woke sur un campus de l'Utah, Charlie Kirk, touché d'une balle au larynx, s'effondra, laissant derrière lui une femme dévastée, un fils et une petite fille qui, depuis, lui demande : « Où est leur papa ? »

L'annonce de sa mort provoqua une onde de choc à travers le monde, certains le pleurant, d'autres jubilant. Charles Kirk, le conservateur, Charles Kirk, le trumpiste, Charles Kirk, le « fasciste », cible de choix des antifas, prisait l'idée de laisser s'exprimer d'autres points de vue que le sien.

Charles vient de l'ancien haut allemand « karal » et signifie « homme libre ». Kirk est d'origine scandinave et veut dire « église, assemblée ».
On peut donc entendre son nom comme « l'assemblée de l'homme libre ».
Libre de se réunir, de s'exprimer, d'échanger, libre d'être en désaccord sans se sentir menacé pour son point de vue. Et c'est pour cela qu'il fut exécuté. Sa passion pour la différence d'opinion représentait un danger pour ceux qui n'en tolèrent qu'une seule, la leur. On peut ne pas tout apprécier en Charlie Kirk, mais qui peut nier qu'il était un jeteur de ponts, une liaison, un dresseur de tente sous laquelle se rencontraient des points de vue qui, sans lui, ne se seraient jamais croisés ?

L'idéolâtrie occidentale

Or, si l'Occident, du latin ob cadere, objet descendant, déclinant, porte si bien son nom, c'est qu'il s'enlise dans des idéologies arcboutées sur des convictions.
Prenons l'exemple d'un militant arborant fièrement son keffieh qui croit que les enfants de Gaza sont sacrifiés par un État juif assoiffé de leur sang.
Son compagnon, acquis aux mêmes certitudes, milite pour le Hamas, convaincu que les Israéliens sont des colons qui devraient rentrer chez eux en Europe. Ce couple refusera systématiquement d'entendre les faits qui ébranleraient ses convictions.

Il ne veut pas entendre qu'une armée génocidaire ne déplace pas la population qu'elle souhaite éradiquer. Il ne veut pas entendre qu'un pays aux intentions génocidaires ne livre pas deux millions de tonnes de nourriture à la population qu'il souhaite exterminer, ni ne lui fournit plus d'un million de vaccins contre la polio.

L'idéolâtrie repose sur une représentation finie, limitée, absolue, pétrifiée d'un sujet, d'une situation, d'un comportement, d'une personne. Elle ne laisse aucune place à l'inconnu, à l'éventualité d'une autre perspective. L'interprétation devient le point de vue, le émet, la vérité, et supplante le Divin.

Remettre du Divin dans nos rapports

Cette moraline woke qui sature la tendance intellectuelle occidentale procède, selon moi, d'une rupture totale avec le Divin, advenant au terme de siècles de fermentation idéologique s'oxydant dans le matérialisme.

Mettre du divin dans nos rapports, c'est ménager une place à l'inconnu, et cela peut se décliner dans bien des domaines : la représentation qu'on se fait d'une personne, l'interprétation d'une information, d'un événement, d'un comportement.
Et s'il y avait quelque chose que j'ignorais dans ce qui m'est donné de juger ?
Un angle invisible qui complèterait ma vision ? C'est cela, convier le Divin dans nos considérations. Ménager une place à l'inconnu, comme nous y invite la tradition dans le Birkat Hamazon, où l'on nous rappelle cette part de nourriture réservée à l'inconnu, ou en lui laissant notre porte ouverte à Pessah pour l'inclure à la table du Seder. « Au fond de l'inconnu pour y trouver du nouveau », disait un autre Charles, celui des Fleurs du mal.

« Quand on arrête de se parler, c'est là que commence la violence qui entraîne une guerre civile », disait Charlie Kirk. Quand on arrête de se parler, c'est qu'il faut convier יהוה dans nos rapports, serais-je tenté d'ajouter.

Pour Charlie Kirk et sa famille, que sa mémoire soit une bénédiction et un enseignement.

Tribune libre de YATES EMANI 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi