La justice australienne rétablit la vidéo accablante contre les infirmiers antisémites

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La justice australienne rétablit la vidéo accablante contre les infirmiers antisémites

La Cour suprême autorise la preuve vidéo qui pourrait faire condamner Sarah Abou Lahad et Ahmed Rashad Nadir.

La Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud vient de rétablir la preuve vidéo qui accable les deux infirmiers accusés d'antisémitisme envers des patients israéliens. Leur procès s'ouvre le 31 août.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des infirmiers antisémites d'Australie. La Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud a annulé vendredi la décision qui écartait la vidéo virale du créateur de contenu Max Wiffer, dans laquelle Sarah Abou Lahad, 27 ans, et Ahmed Rashad Nadir, 28 ans, menaçaient explicitement des patients juifs se présentant à l'hôpital où ils travaillaient. Cette preuve, désormais recevable, pourrait bien sceller le sort des deux accusés.

Un juge avait d'abord écarté la preuve

En juin, un juge de la Cour de district de Downing Centre à Sydney avait jugé irrecevable l'enregistrement, estimant qu'il avait été filmé sans le consentement des deux mis en cause.
Le magistrat Michael McHugh avait alors affirmé être parvenu à la conclusion que cette preuve vidéo devait être exclue du procès, tout en reconnaissant que les propos tenus par les deux soignants étaient de nature à choquer profondément toute personne raisonnable.

En Nouvelle-Galles du Sud, enregistrer une conversation privée sans l'accord des parties concernées constitue une infraction, passible d'une peine maximale de cinq ans de prison. Cette même loi aurait pu se retourner contre Max Wiffer, auteur de la captation.

Le parquet fédéral a fait appel avec succès

Face à une décision jugée trop favorable aux accusés, la vidéo constituant la seule preuve du dossier avec le témoignage de Wiffer, le parquet fédéral a porté l'affaire devant la Cour suprême. Vendredi, celle-ci a tranché : le document brut, non monté, est recevable et pourra être utilisé au procès. Les motifs complets de la décision n'ont pas encore été rendus publics. Le procès s'ouvrira le 31 août.

Des menaces explicites contre des patients israéliens

Sarah Abou Lahad et Ahmed Rashad Nadir ont plaidé non coupables des faits de comportement menaçant et outrageant qui leur sont reprochés.
Selon l'acte d'accusation, ils auraient affirmé vouloir refuser de soigner des patients israéliens, les auraient menacés de violence et se seraient vantés de leur nuire.

L'un des deux aurait notamment déclaré ignorer combien d'Israéliens étaient passés par cet hôpital, ajoutant les avoir envoyés en enfer. Suspendus par le ministère de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud, ils sont également interdits pour deux ans d'exercer auprès des bénéficiaires du régime national d'assurance handicap.

Max Wiffer redoutait une remise en liberté sans conséquence

Interrogé  après la décision initiale du tribunal, aujourd'hui annulée, Max Wiffer avait exprimé sa crainte de voir les deux mis en cause s'en tirer sans aucune sanction. Il avait dénoncé le manque de dissuasion face à l'antisémitisme en Australie, rappelant qu'il s'agissait de professionnels de santé censés soigner tout le monde, alors qu'en Israël, avait-il souligné, même des terroristes sont soignés.

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