Nili, l'unité secrète qui traque les bourreaux du 7-Octobre jusqu'en enfer

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Nili, l'unité secrète qui traque les bourreaux du 7-Octobre jusqu'en enfer

Traque du 7-Octobre : comment l'unité « Nili » a déjà éliminé plus de 2 700 terroristes du Hamas

Trois ans après le massacre du 7-Octobre, Israël n'a rien lâché. Une unité conjointe du Shin Bet et de Tsahal, baptisée « Nili » en hommage au réseau d'espionnage juif de la Première Guerre mondiale, traque méthodiquement chacun des auteurs du pogrom. Plus de la moitié des 5 000 terroristes identifiés ont déjà été éliminés. Le reste sait qu'il n'a nulle part où se cacher.

Un Shabbat noir qui n'a jamais cessé de hanter Israël

Le 7 octobre 2023, des milliers de Gazaouis ont franchi la frontière israélienne, envahissant kibboutzim, festival de musique et bases militaires pour y massacrer plus de 1 200 personnes et enlever 251 otages vers la bande de Gaza.
Cette attaque demeure la plus meurtrière commise contre des Juifs depuis la Shoah. Israël a depuis établi une liste exhaustive de tous les participants identifiés, en s'appuyant sur les milliers de vidéos et de photographies que les terroristes eux-mêmes avaient diffusées en ligne pendant et après le carnage, croisées avec des logiciels de reconnaissance faciale.

Le nom Nili, un clin d'œil à l'histoire juive clandestine

Le choix du nom n'a rien d'anodin. Nili est un acronyme hébraïque tiré du Livre de Samuel, signifiant « l'Éternel d'Israël ne mentira pas ». Il rend hommage au réseau d'espionnage juif fondé en Palestine ottomane pendant la Première Guerre mondiale par Aaron Aaronsohn, sa sœur Sarah Aaronsohn et Avshalom Feinberg, qui renseignaient les Britanniques contre l'Empire ottoman au péril de leur vie. Un siècle plus tard, c'est ce même esprit de résistance clandestine que les services israéliens revendiquent en donnant son nom à l'unité chargée de traquer les bourreaux du 7-Octobre.

Une unité conjointe, discrète et redoutablement méthodique

Créée dans les jours qui ont suivi l'attaque, l'unité Nili rassemble des agents de terrain et des analystes du renseignement issus du Shin Bet et de Tsahal, certains évoquant également une implication du Mossad.
Elle fonctionne indépendamment des autres unités de commandement et de contrôle qui se concentrent sur la neutralisation des cellules de frappe et des terroristes de haut rang dans la bande de Gaza. Sa cible prioritaire reste la Nukhba, l'unité commando d'élite du Hamas qui a mené l'infiltration du 7-Octobre. Sa méthode : reconstituer patiemment le parcours de chaque terroriste identifié, localiser sa position et organiser sa neutralisation dès que les conditions opérationnelles le permettent.

Un bilan qui s'alourdit semaine après semaine

Les chiffres varient légèrement selon les sources israéliennes, mais la tendance est constante et sans appel. Sur les quelque 5 000 terroristes estimés avoir participé à l'attaque ou à la détention d'otages, plus de 2 700 auraient déjà été éliminés selon le Times of Israel, un bilan que d'autres médias israéliens situent autour de 2 561 victimes, dont environ un millier tuées lors des combats des 7 et 8 octobre eux-mêmes.

Chaque semaine apporte son lot de noms rayés de la liste. Récemment encore, quatre terroristes supplémentaires ont été neutralisés, parmi lesquels un chef de cellule ayant participé à l'assaut du camp de Réïm. Le Shin Bet estime toutefois que plusieurs centaines d'auteurs du massacre demeurent encore introuvables. Trois cents autres suspects ont été capturés vivants et attendent d'être jugés par des tribunaux militaires spéciaux, qui doivent encore être créés. Une condamnation pour génocide y sera passible de la peine de mort.

Le précédent de Munich, revendiqué comme une doctrine

Les responsables israéliens assument ouvertement la filiation avec l'opération Colère de Dieu, lancée après le massacre des onze athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, lorsque le Mossad avait traqué pendant des années, avec un succès inégal, les responsables de l'attentat.
En 2024, lors des funérailles de Zvi Zamir, l'ancien chef du Mossad qui dirigeait les services secrets pendant et après Munich, David Barnea, alors à la tête de l'agence, avait averti que « si son fils a participé au massacre du 7 octobre, il a signé son arrêt de mort ». Une phrase qui résume, mieux qu'aucun communiqué officiel, la doctrine assumée par l'État hébreu : la mémoire ne s'efface pas, et la justice, même lente, finit toujours par rattraper les bourreaux.

Ce que cette traque dit d'Israël

Au-delà du décompte macabre, l'opération Nili raconte une conviction profondément ancrée dans la conscience israélienne : aucun massacre de Juifs ne peut rester impuni, où que se cachent ses auteurs. Ce message, adressé autant à Gaza qu'au monde entier, explique pourquoi ce simple nom, emprunté à des espions juifs d'un autre siècle, suffit aujourd'hui à faire trembler des milliers d'hommes qui pensaient avoir échappé à la justice.

D'après article de Israëlvalley

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