Cybernétique Orsay : L'hébreu, la langue qui affole les instruments de mesure et le cerveau - vidéo-

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Cybernétique Orsay : L'hébreu, la langue qui affole les instruments de mesure et le cerveau - vidéo-

L'hébreu, la langue qui affole les instruments de mesure et  le cerveau humain

Des chercheurs du laboratoire parisien d'Orsay font défiler sur leurs appareils toutes les langues du monde français, anglais, russe, chinois, sanscrit.

Ils mesurent, ils notent, ils comparent.
Rien de surprenant.

Puis quelqu'un lance l'idée d'ajouter l'hébreu. Simple curiosité. Un rabbin accepte de prêter sa voix.
La bande tourne. Et soudain, les aiguilles s'affolent.
Là où toutes les autres langues plafonnaient à 8 000 périodes par seconde, l'hébreu explose le compteur à 12 000. Stupéfaction générale dans la salle.

Ce chiffre banal en apparence, vertigineux dans ses implicationssoulève une question que personne n'ose vraiment poser à voix haute : et si parler l'hébreu, le comprendre, le penser, entraînait le cerveau d'une façon que nulle autre langue ne fait ?

Et si des millénaires de tradition orale sacrée avaient, sans le savoir, constitué le plus exigeant des gymnasiums neurologiques ?

Ce n'est pas de théologie qu'il s'agit ici. C'est de physique acoustique, de cybernétique, de neurologie auditive et d'un kabbaliste français du nom d'Adolf Dimitri Grad, qui fut l'un des premiers à oser mettre ces deux mondes face à face. Son témoignage, recueilli en 1975, reste aujourd'hui d'une troublante actualité.
Accrochez-vous : l'article qui suit est exigeant, mais ce qu'il révèle vaut largement l'effort.

Les lettres hébraïques émettent-elles une énergie mesurable ? Ce que la science et la kabbale ont à dire

Il y a un demi-siècle, dans les années 1970, un kabbaliste français du nom d'Adolf Dimitri Grad prenait la parole devant un public attentif et livrait un témoignage troublant. I
l avait participé, disait-il, à des expériences menées en laboratoire à Paris, au cours desquelles les lettres de l'alphabet hébreu avaient été soumises à des mesures scientifiques.
Le résultat ? Des émissions d'un type particulier, qu'il appelait rigoureusement des « effets de formes », et que ses collègues du CNRS cherchaient à rattacher au domaine électromagnétique, voire gravitationnel.
Des décennies plus tard, le sujet n'a pas cessé d'intriguer  et les pistes ouvertes par cet entretien de 1975 méritent d'être examinées sérieusement.

Un homme, une tradition, une question précise

Adolf Dimitri Grad est né en 1916. Philosophe et écrivain d'origine juive russe, il se présentait comme le descendant en ligne directe, à la septième génération, du célèbre Gaon de Vilna. Spécialiste reconnu de la kabbale, il rédigea plus de vingt-cinq ouvrages et donna des centaines de conférences et séminaires à travers le monde.
Il est notamment connu pour son ouvrage Les clefs secrètes d'Israël, paru chez Robert Laffont, et pour Le véritable Cantique de Salomon, une introduction kabbalistique du Cantique des Cantiques, parue en 1970.

Ce qui frappe d'emblée dans son témoignage de 1975, c'est le soin avec lequel il distingue les mots. Il ne parle pas d'émissions mais d'effets de formes une nuance qui renvoie à tout un corpus de recherches parallèles, situées aux marges de la physique officielle mais jamais tout à fait absentes des laboratoires.

Les effets de formes : une notion qui ne sort pas du néant

La notion d'onde ou d'effet de forme n'est pas une invention ésotérique tardive. Dans les années 1930, le chercheur français Chaumery et son collaborateur de Bélizal ont popularisé le terme "onde de forme". Ils ont observé que des objets de formes différentes émettaient des radiations mesurables, et plus tard, d'autres chercheurs comme Enel ou Servranx ont poursuivi leurs travaux, cherchant à comprendre comment la géométrie pouvait influencer l'énergie. 

Le terme "ondes de formes" a été forgé en radiesthésie par Chaumery et de Bélizal à partir de leurs recherches. Ce que l'on appelle "ondes de forme" sont des radiations considérées comme électromagnétiques, dont la longueur d'onde reste inconnue.
Ce statut hybride ni totalement reconnu ni totalement réfuté est précisément ce qui rend la question intéressante d'un point de vue épistémologique.

Lorsque Grad parle d'effets de nature « en principe électromagnétique », voire « du niveau gravitationnel », il situe sa réflexion dans ce même espace de questionnement : celui des interactions entre forme, matière et rayonnement, qui constitue un vrai problème ouvert en physique fondamentale.

Ce que la cybernétique a découvert sur l'hébreu

L'épisode le plus frappant du témoignage de Grad concerne une expérience de cybernétique appliquée à la linguistique. Des chercheurs, après avoir enregistré puis analysé sur bandes passantes les principales langues du monde, se heurtèrent à un résultat inattendu.
Toutes les langues testées  français, anglais, russe, portugais, chinois, sanscrit se situaient dans une plage fréquentielle déterminée, ne dépassant pas un certain seuil. Puis vint l'hébreu. La mesure décrocha.

Ce récit trouve un écho frappant dans les travaux indépendants du Dr Alfred Tomatis, oto-rhino-laryngologiste français.
En appliquant ses mesures aux différentes langues, Tomatis établit qu'un Anglais utilise pour parler les fréquences allant de 2 000 à 12 000 hertz, un Français celles de 100 à 300 hertz et de 1 000 à 2 000 hertz, la plupart des locuteurs slaves celles de 100 à 12 000 hertz, le germanophone celles de 100 à 3 000 hertz.
Ce qui est remarquable, c'est que par exemple, le lieu d'élection de la plus grande agglutination fréquentielle pour le français se rencontre aux alentours de 800 à 1 800 hertz, tandis que pour l'anglais il s'étend de 2 000 à 12 000 hertz  et cette simple constatation scientifique permet déjà de pressentir que tout se passe comme si un Français devenait pratiquement sourd quand il entend de l'anglais.

Les chiffres que cite Grad dans son entretien 4 000 Hz pour le français, 8 000 Hz pour l'anglais sont tout à fait cohérents avec les mesures de Tomatis, même si Grad précise que les cybernéticiens d'Orsay mesuraient la « partie élevée du discours », et non l'ensemble du spectre.
Et le chiffre de 12 000 Hz pour l'hébreu, qui provoqua la stupéfaction dans le laboratoire, se retrouve dans les données de Tomatis comme plafond pour les langues slaves les plus riches en hautes fréquences. L'hébreu apparaîtrait ainsi comme une langue dont la richesse en fréquences élevées est hors norme.

La loi de Tomatis et ce qu'elle implique

Selon la loi Tomatis, les humains ne peuvent reproduire dans leur expression orale que les fréquences qu'ils perçoivent. Autrement dit, une langue très riche en hautes fréquences constitue aussi un entraînement particulier du système nerveux auditif  et, par extension, du cerveau.

Alfred Tomatis, oto-rhino-laryngologiste, a élaboré des ethnogrammes qui montrent la différence entre les langues du point de vue fréquentiel. Ils montrent quelles zones fréquentielles sont moins impliquées dans la langue maternelle des apprenants et donc quelles fréquences il faudrait renforcer pendant l'entraînement pour améliorer leur perception et prononciation de la langue cible.

Si l'hébreu sollicite des plages fréquentielles exceptionnellement élevées, cela implique une stimulation particulière du cortex auditif et du système nerveux.

La tradition kabbalistique, elle, a toujours enseigné que la récitation des lettres hébraïques possède une action propre sur le corps et l'esprit non comme métaphore, mais comme réalité fonctionnelle. Les deux approches, l'une physiologique, l'autre mystique, semblent décrire le même phénomène depuis des angles différents.

La lettre comme forme active

Dans la kabbale, chaque lettre hébraïque n'est pas un simple signe phonétique.
Le livre des principes kabbalistiques de Grad articule des considérations traditionnelles sur l'alphabet hébreu et les séphiroth, avec des propositions de géométrie sacrée qui conduisent notamment à la trisection de l'angle une propriété géométrique longtemps tenue pour impossible.
Un théorème dissimulé dans le Traité de la Formation permettrait, selon cette approche, de participer à la création du monde par la connaissance du sens ontologique des nombres et la manipulation des lettres de l'alphabet sacré. Éditions du Rocher

Cette conception  la lettre comme forme active dans l'espace fait écho aux notions modernes de résonance morphique et de champ de forme, explorées depuis par des chercheurs comme Rupert Sheldrake, bien que dans des contextes épistémologiques très différents.

Ce qui reste ouvert

Il faut dire les choses clairement : aucune publication scientifique peer-reviewed n'a, à ce jour, démontré de façon reproductible que les lettres hébraïques émettent des effets mesurables distincts de ceux d'autres formes géographiques.
Les travaux de Tomatis sur les fréquences des langues, bien que réels et mesurés, restent eux-mêmes au bord de la reconnaissance académique totale. La communauté scientifique reste prudente face à la mesure de ces énergies, malgré les effets rapportés par les utilisateurs.

Mais l'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence. Ce que le témoignage de Grad met en lumière, c'est la convergence de trois lignes d'investigation indépendantes la cybernétique linguistique des années 1960-70, l'audio-psycho-phonologie de Tomatis, et la tradition kabbalistique millénaire qui toutes pointent vers la même anomalie : l'hébreu se comporte différemment des autres langues lorsqu'on le mesure, et ses lettres, pensées comme des formes géométriques dotées d'une action propre, méritent une investigation sérieuse.

La science a souvent progressé en prenant au sérieux ce que les traditions avaient observé sans pouvoir l'expliquer. La question des effets de formes des lettres hébraïques est peut-être l'un de ces territoires où le futur de la recherche reste entièrement à écrire.

Références bibliographiques

Adolf Dimitri Grad

  • Pour comprendre la kabbale, Dervy-Livres, 1966 (rééd. revue et augmentée)
  • Le véritable Cantique de Salomon, 1970
  • Les clefs secrètes d'Israël, Robert Laffont, 1973 (rééd. 1980, 2 vol. en 1)
  • Le livre des principes kabbalistiques, Éditions du Rocher
  • Initiation à la kabbale hébraïque, Éditions du Rocher

Alfred Tomatis

  • L'oreille et la vie — Itinéraire d'une recherche sur l'audition, la langue et la communication, Robert Laffont, 1977
  • L'oreille et le langage, Éditions du Seuil, 1963
  • Vers l'écoute humaine, ESF, 1974

Sur les ondes de formes

  • Chaumery & de Bélizal, Essai de radiesthésie vibratoire, Dangles, 1940
  • Servranx, Les ondes de forme, Servranx, Bruxelles

Sur la kabbale et les lettres hébraïques

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Sonnet 4.6

 

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