Israël : Il bat sa femme à Natanya et tente de fuir à Dubaï - arrestation choc dans l’avion

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Israël : Il bat sa femme à Natanya et tente de fuir à Dubaï - arrestation choc dans l’avion

Arrêté dans l'avion : il croyait avoir échappé à la justice

Il était assis, ceinture bouclée, convaincu d'avoir réussi

Il avait tout calculé. Frapper sa femme, ramasser quelques affaires, filer à l'aéroport Ben Gourion, acheter un billet au dernier moment et disparaître dans les airs avant que quiconque ait eu le temps de réagir.
Un plan d'une brutalité cynique, exécuté avec un sang-froid glaçant par un homme qui avait déjà traversé les portiques de sécurité, longé les couloirs du terminal, trouvé son siège et attendu calmement le décollage pour Dubaï. Raté.
Des policiers ont monté la passerelle au dernier moment, se sont postés dans l'allée centrale et lui ont demandé de les suivre. Quelques secondes de plus, et les portes se refermaient sur lui pour de bon.

Une dispute qui dégénère, des voisins qui réagissent

L'affaire commence comme tant d'autres drames conjugaux : une dispute verbale dans un appartement de Netanya, des voix qui montent, des cris qui percent les murs.
Des voisins, alertés par les éclats en provenance du logement et craignant pour la sécurité de la femme, décrochent leur téléphone et appellent le 100. Les agents du commissariat de Netanya débarquent rapidement sur les lieux. Ce qu'ils trouvent ne laisse aucun doute : la femme présente des signes évidents de traumatisme sur le corps. La situation est limpide, et elle l'est d'autant plus quand elle commence à parler.

Elle révèle aux enquêteurs que les violences ne sont pas un accident isolé, que son mari la bat depuis longtemps, que les coups de ce jour-là ne sont que le dernier épisode d'une longue série. Et elle ajoute quelque chose qui déclenche immédiatement une course contre la montre : avant de prendre la fuite, il l'avait menacée de fuir Israël.

La course contre la montre

Le mari, lui aussi âgé d'une quarantaine d'années, a une longueur d'avance. Pendant que les policiers recueillent le témoignage de son épouse, il est déjà en route pour Ben Gourion. Il a acheté un billet. Il a passé tous les contrôles de sécurité. Il a embarqué. Il s'est installé à sa place avec, sans doute, le soulagement de celui qui croit avoir réussi son coup convaincu, selon les termes mêmes de l'enquête, d'avoir quitté le pays sans être appréhendé.

À Netanya, les policiers ne perdent pas une seconde. Une coordination s'engage immédiatement entre le commissariat local et la police de l'aéroport Ben Gourion. Le signalement circule. On remonte la piste. On identifie le vol. On confirme la présence du suspect à bord. Et on agit  avant que les portes de l'appareil ne se referment.

Sorti de son siège au dernier instant

La scène est saisissante. L'homme est installé, la cabine presque pleine. Et soudain, des policiers dans l'allée, face à lui, lui demandant de se lever et de les accompagner. « Il était déjà installé à sa place et a été très surpris de voir les policiers devant lui, lui demandant de les suivre », a déclaré une source proche du dossier. « Ils l'ont fait descendre de l'avion quelques instants avant la fermeture des portes. »

Menotté, ramené au sol, le fuyard en puissance s'est retrouvé dans les locaux d'un commissariat plutôt que dans les airs au-dessus de la Méditerranée. Sa tentative d'évasion n'avait pas duré le temps d'un décollage.

La violence conjugale ne s'efface pas avec un billet d'avion

Ce que cette affaire révèle dépasse le simple fait divers. Elle illustre d'abord l'absurdité du calcul de certains auteurs de violences conjugales : l'idée qu'on peut frapper, terroriser, détruire et simplement partir. Changer de pays comme on change de chemise. Laisser derrière soi une femme blessée et recommencer ailleurs, à l'abri d'une frontière. Cette logique-là a été mise en échec, cette fois, grâce à la rapidité d'un témoignage, à l'efficacité d'une coordination policière et à quelques secondes arrachées au compte à rebours d'un décollage.

Elle rappelle aussi que les voisins jouent un rôle absolument décisif. Sans leur appel au 100, sans cette décision de ne pas rester derrière leur porte en se disant que ça ne les regardait pas, l'homme aurait peut-être réussi. La femme serait seule, blessée, sans recours immédiat, et son mari quelque part au-dessus du Golfe Persique. C'est un réflexe citoyen, banal en apparence, qui a tout changé.

Les suites judiciaires

Le suspect, conduit au commissariat pour y être interrogé, fait face à des charges sérieuses. Compte tenu de la gravité des faits  violences répétées, signes évidents de traumatisme sur la victime, tentative planifiée de fuite à l'étranger  la police a indiqué son intention de déposer une plainte pénale contre lui dans les prochains jours. Le dossier est considéré comme solide : les traces sur le corps de la femme, son témoignage détaillé, la fuite précipitée et la menace proférée avant de quitter le domicile conjugal constituent un ensemble d'éléments à charge difficile à contester.

Son épouse, elle, a osé parler. Dans ce type d'affaires, c'est souvent l'étape la plus difficile, celle que les victimes franchissent avec la peur au ventre, parfois après des années de silence.
Elle l'a fait au bon moment, avec suffisamment de précision et de clarté pour que la machine judiciaire s'enclenche à temps. Ce courage-là, discret et douloureux, est au cœur de tout ce qui a suivi.

L'avion pour Dubaï a décollé sans lui.

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