Marathon à Gaza : 2 500 Palestiniens pulvérisent le récit de famine et de génocide -vidéo-

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Genocide, Famine à Gaza : 2 523 coureurs dans les rues pour le 10e Marathon international -vidéo-

Gaza : 2 523 coureurs dans les rues pour le 10e Marathon international, pendant que le monde parle de “famine généralisée”

Le contraste est saisissant. Depuis des mois, une partie des médias internationaux martèle l’image d’une bande de Gaza totalement anéantie, peuplée exclusivement de mourants incapables de survivre sans aide immédiate.
Or vendredi, plus de 2 500 Palestiniens ont participé à une course populaire organisée dans Gaza dans le cadre du 10e Marathon international de Palestine. Une réalité documentée, filmée, revendiquée par les organisateurs eux-mêmes et relayée par plusieurs agences de presse internationales. 

Cette scène dérange parce qu’elle fissure une narration devenue binaire : d’un côté un peuple présenté comme entièrement réduit à l’agonie, de l’autre Israël accusé de “génocide” systématique. Or une société où l’on organise un marathon réunissant enfants, femmes, personnes âgées, handicapés, bénévoles, équipes médicales et milliers de participants n’est pas une société en état d’effondrement terminal absolu.

Un marathon massif organisé simultanément à Bethléem et Gaza

La 10e édition du Marathon international de Palestine s’est déroulée simultanément à Bethléem et dans la bande de Gaza après deux années d’interruption liées à la guerre.
Selon les chiffres donnés par les organisateurs palestiniens eux-mêmes, plus de 13 000 participants ont pris part aux différentes épreuves, dont exactement 2 523 coureurs à Gaza.

La course gazaouie s’est déroulée sur cinq kilomètres, depuis le pont de Wadi Gaza vers la route côtière. Des images largement diffusées montrent des centaines de participants courant en groupe, certains arborant des drapeaux palestiniens, d’autres filmant l’événement avec leurs téléphones.

Les organisateurs ont également confirmé la présence de plus de 100 bénévoles, de stations de ravitaillement, d’équipes médicales et d’un système électronique de suivi. 

Le mot “génocide” vidé de son sens

Il faut être précis. La guerre à Gaza est réelle. Les destructions sont immenses. Les morts aussi. Mais employer mécaniquement le mot “génocide” pour décrire chaque événement lié au conflit revient à transformer un terme juridique extrêmement grave en slogan militant.

Car un génocide, dans sa définition historique et juridique, implique une volonté méthodique d’extermination totale d’une population. Or les images de ce marathon montrent une société qui continue de fonctionner, d’organiser des événements publics, de mobiliser des infrastructures sportives et des milliers de civils dans un cadre collectif. 

Cette contradiction explique probablement pourquoi cet événement a été très peu relayé dans certains grands médias occidentaux. Un marathon populaire dans Gaza ne cadre pas avec les images apocalyptiques répétées quotidiennement.

Peut-on courir un marathon en état de famine généralisée ?

La question mérite d’être posée sans hystérie idéologique.

Un effort sportif mobilisant des milliers de participants suppose un minimum de capacités physiques, d’organisation logistique, d’approvisionnement en eau, de circulation et de coordination humaine. Cela ne signifie évidemment pas qu’il n’existe pas de pauvreté, de pénuries ou de situations dramatiques à Gaza. Mais cela invalide l’idée simpliste d’une population entière réduite à l’état de survivants squelettiques incapables du moindre effort collectif.

Le plus frappant est d’ailleurs le ton employé par les organisateurs palestiniens eux-mêmes. Ceux-ci ont présenté la course comme “un jour national”, une célébration de “l’unité palestinienne” et un symbole de “retour à la vie”. 

On est loin des descriptions médiatiques laissant croire qu’aucune activité civile n’est encore possible dans l’enclave.

Une guerre de propagande mondiale

Le marathon révèle surtout une autre réalité : la guerre de l’information autour de Gaza est devenue aussi violente que le conflit lui-même.

D’un côté, certains militants cherchent à présenter Gaza comme un territoire totalement exterminé afin de renforcer l’accusation politique contre Israël. De l’autre, des événements comme ce marathon rappellent que la réalité est infiniment plus complexe, contradictoire et mouvante.

La propagande moderne fonctionne par images-chocs. Un enfant blessé devient une vérité absolue. Une vidéo dramatique devient une preuve universelle. Mais les images de milliers de coureurs dans Gaza racontent autre chose : une population qui, malgré la guerre, continue à vivre, à s’organiser, à courir, à filmer, à célébrer des événements publics.

Et cela change profondément la perception du conflit.

Ce que ce marathon dit réellement

Ce marathon ne prouve pas qu’il n’existe aucune souffrance à Gaza. Ce serait absurde. Mais il pulvérise une vision caricaturale devenue dominante dans certains médias et sur les réseaux sociaux.

Une société totalement exterminée ne lance pas un marathon international avec plus de 2 500 participants.

Une population entièrement mourante ne mobilise pas des équipes sportives, des bénévoles, des infrastructures de course et des événements publics retransmis dans plusieurs pays.

La réalité de Gaza est tragique. Mais elle est aussi instrumentalisée. Et ce marathon vient brutalement rappeler qu’entre la réalité du terrain et certains récits mondiaux, l’écart devient parfois vertigineux.

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