Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

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Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

Thaïlande : 89 enfants israéliens découverts dans une école clandestine dirigée par des Iraniens

Le raid qui a tout révélé

Ce samedi, les forces de sécurité thaïlandaises ont mené une opération surprise sur l'île de Koh Phangan. Ce qu'elles ont trouvé dépasse l'entendement : dans un établissement discret portant le nom d'"Arki", 89 enfants israéliens étaient scolarisés clandestinement, aux côtés d'autres enfants venus de divers pays, pour un total de plus de cent élèves. L'opération, rapportée par le Bangkok Post, a été déclenchée suite à des signalements apparus sur les réseaux sociaux, alertant sur l'existence d'un établissement illégal géré par des étrangers.

Un jardin d'enfants, façade d'une école à part entière

Le problème commence là où commence le mensonge administratif.
Le jardin "Arki" disposait d'un agrément officiel lui permettant d'accueillir au maximum 18 enfants, âgés de deux à cinq ans. La réalité était cinq fois plus grande : plus de cent élèves entre deux et douze ans fréquentaient quotidiennement les lieux. Ce n'était plus un jardin d'enfants  c'était une école à part entière, fonctionnant en toute illégalité, à l'ombre d'un tampon administratif obtenu pour une structure infiniment plus modeste.

Qui sont les responsables ?

Trois personnes ont été arrêtées lors du raid. Un couple iranien, Aydin Kishipour et Nadine Kishipour, tous deux âgés de 45 ans, dirigeaient l'établissement.
Ils sont accompagnés de Prathumthip Yoin, une ressortissante thaïlandaise de 61 ans. Les charges retenues contre eux sont multiples et graves : exploitation d'un établissement scolaire privé sans autorisation légale, emploi d'étrangers sans permis de travail, absence de déclaration des travailleurs étrangers, et violation des lois de protection de l'enfance.
Plusieurs enseignants étrangers ont également été interpellés pour travail sans visa adapté. Fait révélateur : au moment de la descente de police, certains des présents ont tenté de prendre la fuite.

Un business opaque à 64 000 bahts le semestre

Le site internet de l'école affichait clairement ses tarifs : 64 000 bahts par semestre, soit environ 1 700 euros. Ce qui n'apparaissait nulle part, en revanche, c'est si le programme proposé bénéficiait d'une quelconque reconnaissance officielle. Une omission qui en dit long sur la nature de cet établissement, manifestement davantage soucieux de ses revenus que de la légitimité pédagogique de son enseignement.

L'exode israélien en Thaïlande, entre mythe et réalité

Cette affaire s'inscrit dans un phénomène plus large et bien documenté : depuis plusieurs années, une communauté israélienne croissante s'est installée en Thaïlande, attirée par le faible coût de la vie, la chaleur du climat et, depuis le 7 octobre 2023, peut-être aussi par la distance que certains souhaitent prendre avec la guerre.

Mais les autorités thaïlandaises d'immigration ont tenu à recadrer les spéculations circulant en ligne : contrairement aux rumeurs évoquant des centaines de milliers d'Israéliens ayant fui vers le royaume, les chiffres officiels font état de 31 892 ressortissants israéliens présents sur le territoire, dont la majorité en séjour touristique temporaire.

La Thaïlande, et Koh Phangan en particulier, est devenue une destination de prédilection pour des Israéliens cherchant à s'établir loin de chez eux, légalement ou non. La demande de scolarisation a suivi naturellement et des entrepreneurs peu scrupuleux n'ont pas tardé à s'y engouffrer.

Un contexte qui dépasse la simple affaire scolaire

L'affaire du jardin "Arki" n'est pas la première anomalie liée à la présence israélienne sur les îles thaïlandaises. La semaine dernière, le criminel israélien Matan Arbiv, qui séjournait sur l'île voisine de Koh Samui, a été arrêté et extradé vers Israël avec l'assistance d'Interpol.

Les charges qui pesaient sur lui sont autrement plus lourdes : tirs d'armes à feu, pose d'engins explosifs, lancers de grenades, tentatives d'assassinat. L'image paradisiaque de ces îles thaïlandaises coexiste décidément avec des réalités bien moins sereines.

Ce que cette affaire révèle

Au-delà du scandale immédiat, cette découverte pose une question fondamentale sur la responsabilité des parents. Des dizaines de familles israéliennes ont confié leurs enfants, chaque matin, à un établissement géré par des étrangers sans vérifier la moindre accréditation, sans s'interroger sur la légalité de la structure. L'enquête des autorités thaïlandaises se poursuit, et de nouvelles mesures contre les protagonistes de cette affaire sont à l'étude.
Mais au fond, c'est toute une communauté d'expatriés qui devra s'interroger sur les garde-fous qu'elle s'est ou ne s'est pas donnés, à des milliers de kilomètres de chez elle.

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