Un journaliste juif fait ce que l'ONU n'ose pas : sauver huit femmes de la pendaison en Iran

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Un journaliste juif fait ce que l'ONU n'ose pas : sauver huit femmes de la pendaison en Iran

Quand Trump prend la plume pour sauver des vies

Ce mardi 21 avril 2026, une séquence inhabituelle s'est jouée sur les réseaux sociaux.
Un journaliste juif américain publie un message d'alarme sur X.
Le président des États-Unis le lit.
Et quelques heures plus tard, le chef de la première puissance mondiale interpelle directement les dirigeants de Téhéran pour leur demander d'épargner huit femmes condamnées à la pendaison.

Un tweet qui remonte jusqu'à la Maison Blanche

Tout commence avec Eyal Yakoby, diplômé de Penn University et figure connue de la lutte contre l'antisémitisme sur les campus américains.
Sur X, il publie un message lapidaire accompagné de photos : « La République islamique s'apprête à pendre huit femmes. Pas un mot de la communauté internationale ni des organisations se réclamant des droits de l'homme. »
Le post fait le tour de la toile. Il atterrit sur le bureau de Donald Trump.

Le président américain n'a pas tardé à réagir. Sur Truth Social, il partage la publication de Yakoby et s'adresse directement aux négociateurs iraniens :
« Aux dirigeants iraniens, qui seront bientôt en négociations avec mes représentants : je vous serais très reconnaissant de libérer ces femmes. Je suis certain qu'ils respecteront ce geste de votre part. Ne leur faites pas de mal ! Ce serait un excellent point de départ pour nos négociations. » 

Le message est signé : « Président Donald J. Trump ». Un geste diplomatique brut, direct, sans protocole  dans le style qui lui est propre.

Des identités non confirmées, mais un contexte accablant

CBS News précise que les identités des huit femmes et leur situation exacte dans le système judiciaire iranien  particulièrement opaque n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Les photos publiées par Yakoby circulent, mais aucune organisation de défense des droits humains n'a, à l'heure actuelle, confirmé formellement leur cas.

Ce flou ne doit pas occulter la réalité documentée qui se joue en Iran.
Des dizaines de personnes arrêtées lors des soulèvements de janvier 2026 ont été condamnées à mort à l'issue de procès expéditifs et inéquitables, sans accès à un avocat indépendant, sur la base d'aveux arrachés sous la torture, selon le Centre pour les droits de l'homme en Iran. 

Parmi les premières condamnées figure Bita Hemmati, présentée comme la première femme manifestante liée au soulèvement de 2026 à être formellement condamnée à mort, avec son mari Mohammadreza Majidi-Asl et deux voisins de leur immeuble à Téhéran.

Une machine à exécuter hors de contrôle

Pour comprendre l'urgence du message de Trump, il faut mesurer l'ampleur de ce qui se passe derrière les murs des prisons iraniennes. Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon un rapport conjoint des ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort une hausse de 68 % par rapport à 2024.

Au moins 48 femmes ont été pendues en 2025, le chiffre le plus élevé depuis plus de vingt ans, soit une augmentation de 55 % par rapport à l'année précédente.

Parmi elles, 21 avaient été accusées du meurtre de leur mari ou de leur fiancé des femmes qui vivaient, selon les organisations de défense des droits humains, dans des relations marquées par la violence et l'exploitation.

La tendance s'accélère encore en 2026. Iran Human Rights Monitor recense 656 exécutions dans les trois premiers mois de cette seule année  un chiffre que l'organisation juge probablement sous-estimé, l'Iran ayant été largement hors ligne en mars.

Le silence assourdissant de la « communauté internationale »

Ce qui frappe dans ce dossier, c'est précisément ce que Yakoby dénonçait dans son tweet originel : le silence. Pendant que l'Iran bat des records macabres d'exécutions, les grandes organisations internationales et les gouvernements occidentaux restent dans une discrétion troublante. C'est finalement un militant juif américain et un président imprévisible qui font irruption dans ce silence.

Selon des analystes d'Iran International, la séquence révèle aussi la stratégie de Téhéran, qui a « canonisé la tromperie comme instrument politique » les dirigeants iraniens sachant que tout geste de leur part, même symbolique, peut être présenté comme une concession diplomatique à exploiter.

Négociations sous tension

Le message de Trump s'inscrit dans un contexte géopolitique explosif. Les négociations américano-iraniennes doivent reprendre à Islamabad, au Pakistan, alors qu'expire l'ultimatum américain. Trump déclare penser que les États-Unis vont « conclure un grand accord » avec l'Iran, estimant que Téhéran « n'a pas le choix » après la destruction de sa marine, de son armée de l'air et d'une partie de ses infrastructures nucléaires.

Dans ce contexte de haute tension, le sort de huit femmes dont on ne connaît pas encore les noms avec certitude devient soudainement une variable dans l'équation diplomatique la plus explosive de l'année. Trump a fait d'une cause humanitaire un levier de négociation. Reste à savoir si Téhéran entendra l'appel ou si ces femmes paieront, dans l'indifférence, le prix d'un régime qui continue de pendre en silence.

 

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