Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

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Hôpital Hadassah : Matan Shaul se déguisait en médecin pour abuser sexuellement des patients

Un imposteur dans les couloirs de l'hôpital

Dans la nuit du 24 décembre 2025, à 1h45 du matin, un jeune homme de 22 ans pénètre dans l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem. Il porte une chemise bleu-vert et un pantalon blanc  les couleurs du personnel soignant. Il s'appelle Matan Shaul. Il n'est ni médecin, ni infirmier. Il est là pour abuser de la confiance absolue que les patients accordent, dans leur vulnérabilité, à ceux qui les soignent.

Un déguisement soigneusement préparé

Dès son entrée dans le service des urgences pédiatriques, Shaul enfile un masque chirurgical et des gants, s'empare d'une chemise à pince et de feuilles sur le comptoir des infirmières. L'équipement est minimal, mais suffisant : dans un hôpital, la posture fait tout.
Il déambule pendant de longues minutes dans les couloirs, écarte les rideaux des chambres, se présente comme un soignant à ceux qui l'interpellent. La mise en scène est rodée, le sang-froid déconcertant.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Un adolescent de 15 ans pris pour cible

Vers 2 heures du matin, Shaul pénètre dans le service de chirurgie cardiothoracique et de neurochirurgie. Il entre dans la chambre d'un garçon de 15 ans, hospitalisé après une intervention médicale. Le père de l'enfant dort à son chevet. Shaul s'approche du jeune patient, lui demande pourquoi il est éveillé, puis lui annonce, d'une voix assurée, qu'il doit lui faire subir un "examen intime". Il lui propose de le pratiquer dans le lit ou aux toilettes. L'adolescent, convaincu d'avoir affaire à un médecin, choisit les toilettes.

En chemin, la poche de perfusion se décroche et le garçon commence à saigner de la main. Shaul ne s'arrête pas. Une fois la porte des toilettes fermée, il ordonne à l'enfant de se coller contre le mur, lui dit qu'il doit "produire du sperme", lui saisit les testicules et frotte son sexe pendant plusieurs minutes. Lorsqu'il voit le sang s'accumuler sur le sol, il prend peur, quitte les toilettes en prétextant aller chercher du personnel pour réparer la perfusion  et va jusqu'à se présenter au comptoir des infirmières comme le cousin du garçon pour demander de l'aide. Il revient ensuite à la chambre tenter une "seconde vérification", mais le père, réveillé, refuse. Shaul s'enfuit.

D'autres victimes dans la même nuit

Il ne s'arrête pas là. Plus tard dans la nuit, il s'approche d'un homme endormi dans le service des urgences, soulève la couverture qui le couvrait et tente de l'éveiller pour l'emmener aux toilettes sans succès. Il se tourne ensuite vers un autre homme présent aux urgences, l'entraîne dans une pièce annexe et, sous couvert d'un prétendu examen médical, lui demande de se déshabiller et touche ses parties génitales par-dessus ses vêtements.

L'exploitation d'une confiance sacrée

L'affaire a été instruite par les avocates Bracha Ben Adret-Zarchia et Hadar Rubinstein du parquet du district de Jérusalem. Dans leurs conclusions, les procureurs ont insisté sur la nature particulièrement grave des faits : Shaul a délibérément et méthodiquement exploité la confiance que les patients accordent instinctivement au personnel médical.
Dans un environnement hospitalier, cette confiance est totale et souvent inconditionnelle un patient alité en pleine nuit, affaibli, ne remet pas en question l'autorité de celui qui se présente en blouse. C'est précisément cette faille, humaine et structurelle à la fois, que l'accusé a instrumentalisée.

Un fait divers qui pose des questions systémiques

Au-delà de l'acte criminel individuel, cette affaire révèle une réalité inconfortable : comment un inconnu peut-il circuler librement pendant des heures dans les couloirs d'un grand hôpital universitaire, de nuit, sans être identifié ni interpellé ?
Les hôpitaux sont des espaces ouverts, traversés en permanence par des dizaines de personnes en tenue médicale. Cette porosité, inhérente à leur fonctionnement, constitue une faille que des individus malintentionnés peuvent exploiter avec une facilité troublante.

Le tribunal de paix de Jérusalem vient de le déclarer coupable d'attentat à la pudeur par consentement obtenu par tromperie et de tentative d'attentat à la pudeur, dans le cadre d'un accord de plaider-coupable. Sa condamnation repose sur ses propres aveux.

Matan Shaul sera condamné à une peine dont les modalités seront fixées prochainement. Il a 22 ans. Ses victimes, elles, devront vivre longtemps avec ce qui s'est passé cette nuit-là dans les couloirs censés être les plus sûrs qui soient — ceux d'un lieu de soin.

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