Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

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Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

Trois Israéliens sur le même parquet NBA : un moment historique que personne n'a vu venir

Le 16 mars 2026, le Barclays Center de Brooklyn a vécu une soirée unique dans l'histoire du basket mondial. Pour la première fois, trois joueurs israéliens ont partagé le même parquet NBA. Pendant que la guerre faisait rage en Israël, la fierté nationale, elle, s'exprimait à New York.

Il y avait quelque chose d'inhabituel ce soir-là au Barclays Center de Brooklyn. Des fans avec des kippot, des enfants brandissant des pancartes avec des encouragements en hébreu l'ambiance, selon les journalistes présents, ressemblait davantage à une bar-mitsva qu'à un match de basket professionnel.

La raison ? Pour la première fois dans l'histoire de la NBA, trois joueurs israéliens — le fer de lance des Trail Blazers de Portland, Deni Avdija, et les rookies des Brooklyn Nets, Ben Saraf et Danny Wolf — partageaient le même parquet lors d'un même match.

Trois parcours, un seul drapeau

Les trois hommes incarnent trois visages différents de l'identité juive et israélienne dans le sport mondial.

Deni Avdija est devenu cette saison le premier Israélien sélectionné pour le All-Star Game de la NBA le match des meilleurs joueurs de la ligue. Une consécration absolue pour celui qui a grandi à Beit Zayit, près de Jérusalem, avant de s'imposer comme l'un des ailiers les plus complets de la ligue.

Ben Saraf, lui, est né et a fait ses premières armes en basket en Israël. Danny Wolf, lui, a grandi dans l'Illinois mais a obtenu la citoyenneté israélienne pour représenter l'équipe nationale d'Israël dans les compétitions internationales.  Deux chemins différents, une même appartenance.

"Je n'ai pas encore réalisé"

Dans la conférence de presse d'après-match, Deni Avdija a peiné à trouver ses mots. Il a confié avoir été surpris de voir la salle comble, et que l'ambiance lui rappelait celle de la Menora Arena quand il jouait au Maccabi Tel Aviv.

Puis il a ajouté, simplement : "Je n'ai pas encore pleinement réalisé ce que ça représente. C'est difficile de savoir que beaucoup d'Israéliens n'ont pas pu venir à cause de la guerre. J'espère que tout le monde va bien. Représenter Israël sur la plus grande scène du monde  c'est quelque chose d'émotionnel pour moi et pour beaucoup d'autres. L'une des plus belles soirées de ma vie."

Ben Saraf a été encore plus direct : "Une nuit très émouvante. C'est dommage qu'on ait perdu, mais c'est plus grand que ça. Le nombre de fans juifs et israéliens ici — quand Deni a été annoncé, toute la salle s'est levée. Chaque panier, c'était de l'émotion, pour moi, pour Danny Wolf, pour tout le monde. Trois Israéliens sur le parquet en même temps, c'était quelque chose de vraiment spécial.

Un record vieux de 70 ans également égalé

Au-delà du record israélien, la soirée a également égalé un record bien plus ancien. Le match a semblé égaler le record de la ligue pour le nombre de joueurs juifs dans un même match, établi le 10 novembre 1953, lors d'un match entre les Syracuse Nationals et les Milwaukee Hawks. Cela fait donc plus de sept décennies que la NBA n'avait pas vu autant de Juifs s'affronter sur le même terrain.

Sur le plan sportif, Portland a battu Brooklyn 114 à 95. Avdija a terminé avec 18 points, 5 passes et 6 rebonds en 34 minutes. Saraf a inscrit 15 points avec 4 passes en 24 minutes, tandis que Wolf a apporté 8 points, 5 rebonds et 4 passes en 24 minutes.

La défaite des Nets n'a en rien entamé l'enthousiasme du public, qui a vibré en voyant Avdija et Saraf se serrer dans les bras avant le match et échanger leurs maillots à la fin, dans un geste de respect et d'amitié.

L'entraîneur des Nets lui-même ému

L'entraîneur des Brooklyn Nets, Jordi Fernández, a qualifié la soirée de "spéciale", soulignant ce que ce moment représentait pour la visibilité des pays hors États-Unis et Europe au plus haut niveau mondial. "Je veux voir ce duel évoluer au fil des années. C'est quelque chose de beau," a-t-il déclaré.

Pendant que les missiles tombaient sur Israël, trois jeunes hommes portaient haut les couleurs de leur pays sur les parquets les plus regardés du monde. Pas avec des armes. Avec un ballon.

Sources : JTA, JNS, Times of Israel

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