Les sirènes volent le sommeil des enfants israéliens : explosion de la demande de somnifères

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Les sirènes volent le sommeil des enfants israéliens : explosion de la demande de somnifères

Les sirènes de guerre volent le sommeil des enfants israéliens : explosion de la demande de somnifères

Des enfants qui ne dorment plus après les alertes

Une nouvelle conséquence psychologique de la guerre apparaît en Israël : de plus en plus de parents se rendent dans les pharmacies parce que leurs enfants n’arrivent plus à dormir la nuit après les sirènes d’alerte.

Les pharmaciens décrivent une situation devenue fréquente ces derniers jours : les parents expliquent que leurs enfants se réveillent en pleine nuit à cause des alarmes, descendent se réfugier dans l’abri, puis restent incapables de se rendormir une fois de retour au lit. 

David Papo, pharmacien senior et président de l’Ordre des pharmaciens en Israël, explique que ces parents cherchent désormais une solution médicamenteuse pour leurs enfants.

Il précise que le phénomène concerne surtout des enfants âgés de 12 à 15 ans, mais que des cas sont également signalés chez des enfants plus jeunes, parfois âgés de 6 à 8 ans. 

Face à ces demandes, les pharmaciens orientent généralement les familles vers une consultation médicale avant toute prescription.

Une conséquence directe des nuits interrompues par les sirènes

Le mécanisme est toujours le même.

Lorsque les sirènes retentissent, les familles se lèvent en urgence pour rejoindre le mamad, la pièce blindée ou l’abri. Une fois l’alerte terminée, ils retournent se coucher mais le stress, l’adrénaline et l’angoisse empêchent souvent de retrouver le sommeil. 

Selon les pharmaciens, les enfants sont particulièrement sensibles à ce cycle répétitif de réveils nocturnes.

La fatigue s’accumule alors rapidement, ce qui pousse les parents à chercher une aide pour rétablir un rythme de sommeil normal.

Une hausse classique lors des périodes de guerre

Les pharmaciens israéliens expliquent que ce phénomène n’est malheureusement pas nouveau.

« À chaque guerre ou opération militaire, nous observons une augmentation de la demande de médicaments pour dormir ou se calmer », explique David Papo. 

La différence aujourd’hui est que de nombreuses personnes demandent ces produits pour la première fois de leur vie. Certains patients expliquent clairement aux pharmaciens qu’ils n’ont jamais utilisé de somnifères auparavant mais qu’ils n’arrivent plus à trouver le sommeil depuis le début des alertes nocturnes. 

Les pharmacies deviennent ainsi, de manière inattendue, un lieu d’écoute où les habitants viennent raconter leurs nuits d’angoisse.

Les pharmaciens, nouveaux témoins du stress collectif

Selon les professionnels, leur rôle dépasse désormais la simple délivrance de médicaments.

De nombreux patients arrivent à la pharmacie et racontent spontanément leurs difficultés à se calmer après les nuits d’alerte. Les pharmaciens prennent alors le temps de vérifier les traitements déjà utilisés, les éventuelles maladies existantes, et orientent vers un médecin si nécessaire. 

Ils rappellent cependant qu’ils ne posent pas de diagnostic médical, leur rôle étant d’accompagner et de conseiller les patients.

Somnifères légers ou médicaments plus forts : un risque à surveiller

La majorité des produits demandés sont des préparations légères disponibles sans ordonnance, destinées à aider à l’endormissement.

Selon David Papo, ces produits entraînent rarement une dépendance durable. Dans la plupart des cas, l’arrêt du traitement ne provoque que quelques nuits d’insomnie passagère. 

La situation est différente pour les somnifères plus puissants prescrits par un médecin, qui peuvent provoquer une accoutumance. Leur utilisation nécessite donc une surveillance médicale stricte.

Quand la guerre s’invite jusque dans le sommeil

Au-delà de la question médicale, ce phénomène révèle une réalité plus profonde : la guerre ne perturbe pas seulement la sécurité des habitants, elle bouleverse aussi leur équilibre psychologique le plus intime.

Les nuits hachées par les sirènes, les réveils brusques et la tension permanente créent un climat dans lequel même les enfants commencent à perdre le sommeil.

Et dans un pays où les alertes peuvent retentir à tout moment, le repos devient parfois la première victime du conflit.

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