Comment la pieuvre iranienne étend ses tentacules hors du Moyen-Orient ?

Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
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Comment la pieuvre iranienne étend ses tentacules hors du Moyen-Orient ?

Comment la pieuvre iranienne étend ses tentacules hors du Moyen-Orient ?

Extrêmement affaiblie après la guerre qui l’a opposée à Israël et aux États-Unis, la République islamique d’Iran traverse la plus grave crise de son histoire.
Son programme nucléaire a été presque réduit à néant, une partie de son état-major militaire éliminée, notamment au sein du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), et ses proxys régionaux considérablement affaiblis.

Acculé, le régime de Téhéran pourrait être tenté d’activer ses cellules dormantes à l’étranger, visant des ambassades israéliennes, des intérêts stratégiques, voire des communautés juives locales.

La République islamique d’Iran vit-elle ses dernières heures ?

Depuis décembre 2025, des vagues de manifestations massives secouent l’Iran.
Partie du bazar de Téhéran, considéré comme le poumon économique du régime, la contestation s’est étendue à toutes les villes et à toutes les classes sociales.

La répression menée par les Bassidjis, milice liée au CGRI, aurait fait des milliers de morts selon des sources locales. Le pays demeure plongé dans un quasi blackout informationnel, coupé d’Internet et du reste du monde.

Malgré une accalmie apparente, le spectre d’un « second round » militaire avec Israël plane toujours. Certains évoquent même l’hypothèse d’une opération conjointe israélo-américaine visant à renverser le régime.

Le président Massoud Pezeshkian envisagerait par ailleurs de déplacer la capitale vers la région stratégique du détroit d’Ormuz, officiellement pour répondre aux défis climatiques, officieusement pour sécuriser davantage le pouvoir.

Les Gardiens de la Révolution à l’étranger

Créé après la révolution islamique de 1979 pour prévenir tout coup d’État interne, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique est devenu une armée parallèle chargée d’assurer la survie du régime. Il est classé organisation terroriste par les États-Unis et par Israël.

Son unité d’élite, la Force al-Qods, est officiellement responsable des opérations extérieures. Selon l’ancien officier du renseignement israélien Raphaël Jerusalmy :

« Même les ambassades iraniennes à travers le monde servent de caches d’armes. »

L’attentat du 14 décembre survenu à Bondi Beach, à Sydney, lors des célébrations de Hanoucca, qui a coûté la vie à 15 personnes, ravive ces inquiétudes.

Si la piste de Daech est privilégiée par les autorités, certains analystes évoquent la possibilité d’un « faux drapeau », le mode opératoire rappelant celui de cellules liées aux Gardiens de la Révolution.

Les médias israéliens ont également évoqué une possible riposte à l’élimination ciblée de Haytem Ali Tabtaï, ancien chef de la branche armée du Hezbollah, par Tsahal.

Selon certaines sources, le Mossad aurait alerté ses homologues australiens en amont, sans que ces avertissements ne soient pleinement exploités.

Les proxys de l’axe chiite en Europe et dans le monde occidental

Outre ses propres réseaux, Téhéran s’appuie sur des organisations qu’il finance et arme, notamment le Hamas et le Hezbollah.

Le Hezbollah, historiquement implanté au Liban, disposerait de ramifications en Europe et en Afrique de l’Ouest, nouveau terrain d’expansion de l’« axe chiite ».
L’association caritative Jihad el Fitnah, liée au Hezbollah, disposerait notamment d’une antenne en France.

À Paris, un chauffeur de taxi se revendiquant membre du Hezbollah aurait pris en charge une touriste israélienne, illustrant la capacité d’infiltration symbolique du mouvement.

Le Hamas, longtemps centré sur une lutte locale « pour la libération de toute la Palestine », aurait élargi son champ d’action après deux années de guerre contre Israël.

En Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne, des cellules préparant des attentats contre des lieux fréquentés par des communautés juives locales ont été démantelées par les forces de l’ordre, parfois avec l’aide directe ou indirecte des services israéliens.

Une menace bien réelle et des risques d’ingérence

Sans voir systématiquement la main de Téhéran ou de Moscou derrière chaque acte antisémite survenu ces dernières années, il apparaît que l’instabilité régionale et l’affaiblissement du régime iranien pourraient l’inciter à ouvrir un nouveau front asymétrique en Occident.

Ambassades, institutions juives, événements communautaires : les cibles potentielles sont multiples.

Dans ce contexte, la coopération entre services de renseignement occidentaux et israéliens demeure essentielle afin d’anticiper toute tentative d’ingérence ou d’activation de cellules dormantes.

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