Un Palestinien accusé d’avoir escroqué des millions de NIS

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Un Palestinien accusé d’avoir escroqué des millions de NIS

Pendant des mois, il a perfectionné une méthode aussi simple que redoutable : se faire passer pour un acheteur fiable sur des sites d’annonces, envoyer aux vendeurs de faux justificatifs de virement bancaire parfaitement crédibles, puis dépêcher un coursier récupérer la marchandise avant que la supercherie ne soit découverte. Le paiement n’existait pas. Les produits, eux, étaient immédiatement revendus pour en tirer un profit rapide, effaçant les traces et laissant derrière lui des victimes démunies


Une fraude sophistiquée découverte : un Palestinien accusé d’avoir escroqué des millions

Une enquête policière menée pendant plus d’un an a abouti à l’arrestation d’un homme suspecté d’une vaste fraude financière envers des dizaines de citoyens israéliens. Selon les forces de l’ordre, l’accusé aurait utilisé des identités factices et des faux justificatifs de paiement pour tromper des vendeurs sur des plateformes de vente en ligne, leur soutirant des sommes importantes et disparaissant ensuite sans laisser de trace. 

La nature des accusations et le profil du suspect

L’homme arrêté est un Palestinien de 51 ans, originaire de Rammallah. Les enquêteurs affirment qu’il est à l’origine d’un réseau d’escroqueries systématiques qui ont débuté vers la mi-2024, et qui se sont poursuivies jusqu’à ce que les autorités parviennent à cerner ses méthodes. 

Selon l’accusation, il utilisait des identités inventées pour entrer en contact avec des vendeurs sur des sites de commerce en ligne, notamment yad2 l’une des plateformes de petites annonces les plus populaires en Israël. Il se présentait comme un acheteur sérieux, envoyant de faux justificatifs de virement bancaire aux vendeurs, donnant l’illusion que le paiement avait été effectué. 

La mécanique de l’escroquerie

Les victimes, convaincues que l’argent avait bien été transféré, remettaient leurs produits  souvent de grande valeur  à des coursiers envoyés par l’escroc. Ces coursiers, apparemment sans lien avec la fraude, ignoraient totalement qu’ils servaient d’intermédiaires involontaires. 

Dans l’un des cas les plus flagrants mentionnés par la police, une mère célibataire en difficulté financière a vendu un équipement de photographie coûteux après avoir été convaincue par l’accusé, qui se faisait appeler « Omri ». Il avait instauré un climat de confiance avant de disparaître avec la marchandise. 

Arrestation et suite judiciaire

L’enquête, d’abord menée discrètement par des unités spécialisées dans la lutte contre la fraude et la criminalité financière, est devenue publique en décembre dernier. À ce moment-là, les plaintes déposées par les victimes se sont accumulées, parmi lesquelles figuraient des civils et des soldats, certains étant des personnes âgées. 

Les forces de sécurité ont finalement localisé et arrêté le suspect au début de janvier, à son domicile à Rammallah, lors d’une opération conjointe impliquant le Yamam (unités d’élite) et la police. Lors de son arrestation, des téléphones portables et une tablette — présumés utilisés dans le cadre de la fraude — ont été saisis par les enquêteurs. 

Le suspect a été transféré pour interrogatoire dans les districts de Jérusalem-Samaria et du Centre, et son arrestation a été régulièrement prolongée par le tribunal pour permettre la suite de l’enquête. 

Perspectives de poursuites

Avec les éléments rassemblés, le procureur militaire de Samarie devrait bientôt déposer une série d’accusations formelles contre l’homme. Les chefs d’accusation incluent escroquerie aggravée, faux et usage d’un faux, et usurpation d’identité — des infractions passibles de lourdes peines. 

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