Netanyahu à Washington mercredi : rencontre Trump sur l’Iran ce qui peut encore changer

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Netanyahu à Washington mercredi : rencontre Trump sur l’Iran ce qui peut encore changer

Netanyahu à Washington mercredi : rencontre Trump sur l’Iran – « Tout accord doit inclure missiles balistiques et proxies »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se rendra à Washington mercredi 11 février 2026 pour rencontrer le président américain Donald Trump. L’objet unique de cette entrevue : les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran.

La rencontre, initialement prévue les 18-22 février, a été avancée d’une semaine à la demande expresse de Netanyahu. C’est la septième fois que les deux hommes se voient depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.

La ligne rouge israélienne, formulée en une phrase

Le bureau du Premier ministre a publié samedi soir un communiqué d’une rare fermeté :

« Le Premier ministre estime que toute négociation doit inclure des limitations sur les missiles balistiques et l’arrêt du soutien à l’axe iranien. »

L’« axe iranien » désigne l’ensemble des proxies régionaux de Téhéran : Hezbollah au Liban, Hamas et Jihad islamique à Gaza, Houthis au Yémen, milices chiites en Irak et en Syrie.

Pourquoi cette urgence ? Le round d’Oman du 6 février

Vendredi 6 février, à Mascate (Oman), les émissaires américains Steve Witkoff (envoyé spécial pour le Moyen-Orient) et Jared Kushner ont rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour une première journée de pourparlers indirects. L’amiral Brad Cooper, commandant de CENTCOM, était présent – signe que l’option militaire reste sur la table.

Trump a qualifié ces échanges de « very good talks » et annoncé une reprise « early next week ». Mais les positions restent diamétralement opposées :

Washington veut élargir le dossier au-delà du nucléaire (missiles balistiques + proxies).

Téhéran refuse catégoriquement : « Le sujet des missiles n’est pas négociable, ni maintenant ni jamais », a répété Araghchi.

Le souvenir de la guerre de juin 2025

L’arrière-plan est encore brûlant : en juin 2025, Israël et les États-Unis ont mené une campagne de douze jours contre les installations nucléaires iraniennes. L’Iran a riposté en tirant des missiles sur une base américaine au Qatar. Depuis, les deux camps savent qu’un nouvel échec des négociations pourrait conduire à une nouvelle frappe.

La visite du porte-avions Abraham Lincoln

Juste avant Oman, Witkoff, Kushner et l’amiral Cooper se sont rendus à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la mer d’Arabie. Le message était clair : si les pourparlers échouent, les États-Unis disposent d’une force de frappe massive à quelques heures de l’Iran.

Ce que Netanyahu veut obtenir de Trump mercredi

Netanyahu n’acceptera pas un accord « nucléaire seulement ». Il exigera que Trump impose trois conditions non négociables :

  1. Limitation vérifiable du programme de missiles balistiques (portée, ogives, cadence de production).
  2. Arrêt total du financement, de l’armement et de la formation des proxies.
  3. Garanties que l’Iran ne reprendra pas l’enrichissement à des niveaux militaires.

Sans ces éléments, Israël considère que tout accord ne ferait que donner du temps à Téhéran pour reconstituer ses capacités.

Ce que dit Téhéran

Araghchi a rappelé que l’Iran « ne renoncera jamais à son droit d’enrichir l’uranium » et a menacé de viser les bases américaines dans la région en cas de nouvelle frappe.

Pourquoi cette rencontre peut tout changer

Mercredi à Washington, Netanyahu aura la possibilité de peser directement sur la stratégie américaine avant que les pourparlers ne s’engagent dans une phase décisive. Pour Israël, c’est l’occasion – peut-être la dernière – d’empêcher un accord qui, une fois signé, serait très difficile à remettre en cause.

Sources principales

  • Communiqué officiel du bureau du Premier ministre (7 février 2026)
  • Axios, Times of Israel, Reuters, Politico (7-8 février 2026)
  • Déclarations Trump et Araghchi (6-7 février)

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