TRIBUNE de Mélanie Pauli-Geysse pour BleuBlancSports et No silence

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TRIBUNE de Mélanie Pauli-Geysse pour BleuBlancSports et No silence

TRIBUNE de Mélanie Pauli-Geysse pour BleuBlancSports et No silence

Mandats d’amener contre deux Franco-Israéliennes : une décision scandaleuse, dangereuse et juridiquement infondée

La France a émis des mandats d’amener à l’encontre de deux femmes de double nationalité franco-israélienne : Nili Kupfer-Naouri, avocate, fondatrice et présidente de l’association Israel Is Forever, et Rachel Touitou, porte-parole de l’organisation Tzav 9.

Elles sont accusées d’avoir entravé l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza, des faits que certaines organisations assimilent à une « complicité de génocide » et à une « incitation au génocide à Gaza ».

Ces accusations, d’une gravité extrême, sont juridiquement contestables, moralement infondées et politiquement explosives.

Le contexte réel des faits : des otages, une urgence morale

Les faits reprochés se situent entre janvier et mai 2024, à une période où des otages israéliens étaient toujours détenus à Gaza, parmi lesquels des femmes, des enfants, ainsi que plusieurs ressortissants français.

Les militants du mouvement Tzav 9 comptaient parmi eux des membres des familles d’otages, ainsi que des familles endeuillées. Ils ont agi dans une urgence morale évidente : ramener les otages chez eux, alors qu’ils étaient détenus par le Hamas, organisation terroriste responsable du massacre du 7 octobre 2023, de crimes de guerre et de l’enlèvement de civils.

Cette mobilisation faisait suite à des témoignages de soldats réservistes affirmant que l’aide humanitaire entrée à Gaza avait été retrouvée dans les tunnels terroristes du Hamas, sans jamais parvenir aux civils qu’elle était censée aider.

Leur position, clairement exprimée

Les militants de Tzav 9 ont toujours assumé publiquement leur position, qu’ils ont formulée ainsi :

« Nous n’avons pas le temps d’attendre. que jour qui passe met des vies en danger en particulier celles des enfants. Le Hamas avance grâce à la nourriture, et nous avons le pouvoir d’arrêter l’aide accordée à l’ennemi, une aide offerte comme un cadeau, sans aucune contrepartie, tandis que des enfants otages sont maintenus dans les tunnels. »

À aucun moment il n’a été question de viser les civils. Il s’agissait de conditionner l’aide humanitaire à des garanties effectives concernant le sort des otages, afin d’éviter qu’elle ne serve à renforcer une organisation terroriste.

Des poursuites fondées sur un silence sélectif

Ces procédures font suite à des plaintes déposées par des organisations se revendiquant de la « défense des droits humains ».

Il est pourtant essentiel de rappeler que ces mêmes organisations sont restées silencieuses après le massacre du 7 octobre en Israël, se sont tues face aux massacres de masse en Syrie, n’ont que très peu réagi aux drames au Congo et au Soudan, et continuent d’ignorer les crimes du régime iranien contre son propre peuple.

Ce silence n’est pas une neutralité. Il constitue un choix politique et idéologique.

Une dérive juridique lourde de conséquences

L’utilisation du terme « génocide », qualification non reconnue par aucune juridiction internationale compétente en l’espèce, relève d’un détournement du droit à des fins militantes.

La qualification d’incitation exige des éléments constitutifs précis et une intention criminelle démontrée ; elle ne se présume pas. Assimiler une action militante, même contestable, à une incitation à des crimes internationaux constitue une surqualification pénale manifeste et un précédent dangereux.

Cette dérive menace directement la liberté d’expression et d’engagement, la sécurité juridique des Franco-Israéliens, et plus largement celle de tout citoyen français soutenant l’existence d’Israël et son droit à se défendre contre le terrorisme mondial.

Deux poids, deux mesures : une menace pour tous

Pendant que la France poursuit des Israéliennes engagées, elle demeure silencieuse face aux crimes du régime iranien, aux appels publics à la haine, aux campagnes de boycott visant Israël, ainsi qu’aux menaces, dégradations et violences visant des Juifs en France.

Lorsque la justice choisit ses cibles selon leur engagement ou leur identité, ce n’est plus le droit qui parle, mais le deux-poids-deux-mesures.

Demain, cela peut être chacun d’entre nous, en tant que citoyen français soutenant l’existence d’Israël et le combat contre le terrorisme mondial. C’est l’ensemble du peuple juif qui est visé, et l’ensemble des citoyens français qui sont menacés.

Appel solennel

Comme le rappelait Jacques Kupfer : « L’antisémitisme n’est pas une maladie dont on guérit, mais un mal que l’on combat. »

Appel solennel

Comme le rappelait Jacques Kupfer : « L’antisémitisme n’est pas une maladie dont on guérit, mais un mal que l’on combat. »

C’est pourquoi, nous appelons :

– à l’annulation immédiate, pure et simple, de ces mandats d’amener et appelons toute personne se sentant concernée ou y adhérant à se joindre à cette requête ;

– à la fin de poursuites fondées sur une sur qualification pénale abusive, et au respect strict des principes fondamentaux de l’État de droit.

Nous appelons également le Président de la République, Emmanuel Macron, à ne pas cautionner une décision qui constituerait une trahison politique et morale totale, tant à l’égard d’Israël que de la lutte contre le terrorisme mondial, et à rappeler clairement l’engagement historique de la France contre l’antisémitisme et contre les organisations terroristes.

Des actions devront être menées. Restons vigilants. Restons unis. Tous avec Nili. Tous avec Rachel. Am Israël Haï.

Mélanie Pauli Geysse

Présidente de Bleu Blanc Sports

Porte-parole de No Silence

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