New York bascule, les Juifs partent : l’élection du maire Mamdani déclenche une ruée vers l’immobilier en Israël

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New York bascule, les Juifs partent : l’élection du maire Mamdani déclenche une ruée vers l’immobilier en Israël

« La pression a monté après la victoire de Mémadani, nous avons vidé nos économies et cherché une maison en
Israël »

Un tournant sur le marché immobilier israélien

La guerre, les manifestations contre Israël et l’antisémitisme croissant ont provoqué un changement net dans le marché immobilier : une hausse de l’intérêt des acheteurs étrangers et des Juifs de la diaspora notamment des États-Unis, du Royaume-Uni, mais aussi d’Australie et des Émiratspour l’achat de biens en Israël. Ils ne cherchent plus seulement de petites unités à but d’investissement, mais des logements destinés à un usage personnel et familial. 

Témoignage d’une Américaine : anxiété et décision radicale

Pour Sharon, résidente de Brooklyn, la conquête d’un poste de maire par Zohar Mémadani à New York a été un élément déclencheur.
Pour elle et son mari, parents de trois enfants, le climat s’est transformé en une source de peur quotidienne. « La pression et l’anxiété ont commencé après les événements du 7 octobre, toute la communauté juive du quartier est tombée dans une grande peur », raconte-t-elle. Face à cette détérioration du sentiment de sécurité, le couple a décidé de lever leurs économies pour acheter un appartement à Beit-Shemesh. 

Selon Sharon, la vie à New York a changé « en pire » ces derniers mois.
Elle confie avoir cessé de se rendre à Manhattan, redoutant les actes antisémites, qui, selon elle, se multiplient. Trouver une habitation qui corresponde à leurs critères communauté juive, établissements scolaires, environnement calme et non dense n’a pas été simple, mais ils ont finalement acquis un appartement de cinq pièces pour 2,65 millions de shekels dans le quartier Neve Shamir de Beit-Shemesh. 

Un marché remodelé par la peur et l’incertitude

Cette situation n’est pas isolée. Malgré un marche immobilier globalement morose en Israël, avec un volume de transactions faible et une part limitée d’investisseurs étrangers, les signes recueillis sur le terrain montrent que certaines catégories d’acheteurs se montrent plus actives, en particulier parmi les Juifs de l’étranger motivés par des raisons de sécurité et d’avenir familial. 

Les promoteurs constatent un intérêt croissant

À Neve Shamir, des promoteurs signalent un engouement soutenu des résidents de New York. D’après Naftali Bar-Natan, directeur des ventes pour un projet de la société Eldar, plusieurs familles venues des États-Unis craignent de rester à l’étranger.
Pour elles, acheter un bien en Israël apporte une assurance psychologique, même avant toute décision de faire aliyah. Certains prévoient de s’installer définitivement, d’autres veulent simplement un pied à terre. 

Des transactions significatives partout dans le pays

Ce phénomène se manifeste aussi au nord et au centre du pays. À Kiryat-Yam, un penthouse de quatre pièces a été vendu à un Américain pour 2,72 millions de shekels, et la même famille est déjà en discussions pour acheter un second logement.
D’autres promoteurs annoncent leur intention de participer à des salons immobiliers à l’étranger, notamment au Royaume-Uni et aux États-Unis, afin de renforcer cette tendance de ventes internationales. 

À Netanya, un penthouse de luxe de 185 m² a été vendu 18 millions de shekels à un Israélien revenu des États-Unis, ce qui constituerait l’une des transactions les plus élevées de l’année dans cette ville. 

Des acheteurs venus d’horizons variés

Même des citoyens israéliens vivant à l’étranger participent à cette dynamique. À Tel-Aviv, un appartement de 118 m² a été acquis par une famille bostonienne pour près de 7 millions de shekels, tandis que des acheteurs résidant à Miami ont acquis un trois pièces pour environ 4,6 millions de shekels. 

Par ailleurs, des acheteurs d’origine israélienne basés aux Émirats arabes unis ont acheté deux appartements trois pièces dans le quartier Nord-Ancien de Tel-Aviv pour environ 5,4 millions de shekels chacun. 

Un nouveau regard sur l’immobilier

Selon Roni Zohar, expert comptable et président de la société Capital Platinum, cette évolution témoigne d’une transformation profonde de la perception de l’immobilier israélien parmi les Juifs de la diaspora. Pour eux, un bien en Israël cesse d’être uniquement un actif financier et devient une garantie de stabilité et une « assurance » pour l’avenir de la famille. 

Les professionnels du secteur confirment que les acheteurs étrangers sont prêts à payer une prime pour la sécurité, la stabilité et des biens de qualité dans des emplacements stratégiques. Cette demande soutient les prix, même en période d’incertitude générale, et, d’après eux, devrait perdurer. 

Jérusalem et d’autres marchés attractifs

À Jérusalem, les prix continuent de grimper malgré une tendance générale à la baisse dans d’autres zones. C’est notamment le cas dans le quartier Givat Matos, où une famille du New Jersey a acquis une propriété de cinq pièces pour 4,075 millions de shekels, motivée par la montée de l’antisémitisme à l’étranger. 

Dans le même secteur, un penthouse de 128 m² a été vendu 4,8 millions de shekels à une famille londonienne, et une autre unité a été achetée par une citoyenne sud-africaine pour 3,6 millions de shekels, achevée à distance via Zoom. 

Le marché secondaire n’est pas en reste

Sur le marché de l’occasion, les professionnels remarquent également une augmentation des requêtes de la part d’acheteurs étrangers, souvent dans le but d’acheter pour leurs enfants ou leurs petits-enfants. Certaines zones moins prisées jusqu’ici, comme Petah-Tikva et ses environs, suscitent désormais de l’intérêt, signe d’une réévaluation des priorités des acquéreurs face à l’augmentation des actes antisémites à l’étranger. 

 

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