Israël : Sécurité en péril à Raanana et Shoham, la criminalité explose sans commissariat

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Israël : Sécurité en péril à Raanana et Shoham des villes prestigieuses privées de commissariat

Sécurité en péril à Raanana et Shoham

« On attend une voiture de police d’une autre ville pendant que des criminels tirent dans les rues »

Raanana et Shoham, souvent perçues comme des villes calmes, privilégiées et parfaitement structurées, vivent aujourd’hui une réalité sécuritaire à rebours de cette réputation.
Alors que la criminalité explose et que des criminels circulent librement, les habitants sont réduits à attendre l’intervention de patrouilles provenant de villes voisines, parfois à plus d’un quart d’heure de route. Dans les rues de ces villes réputées paisibles, une grenade peut être lancée, une rafale tirée, sans qu’une voiture de police n’arrive à temps pour stopper l’assaillant. La police le reconnaît elle-même : « Nous opérons avec des ressources limitées. »

Des villes prestigieuses privées de commissariat

Raanana et Shoham, à elles deux, regroupent environ 115 000 habitants, dont 85 000 pour Raanana et 30 000 pour Shoham.
Aucune de ces deux villes ne possède son propre commissariat indépendant.
Résultat : chaque appel d’urgence implique l’envoi d’une patrouille venant de Rosh Haayin pour Shoham, située à environ 13,4 km, ou de Kfar Saba pour Raanana. Des distances qui, en pleine urgence, deviennent des goulets d’étranglement mortels.

La colère a éclaté après un événement d’une gravité extrême : Un individu circulant à moto a été filmé à Shoham en train de lancer une grenade sur une villa, de dégainer une arme à feu, de tirer sans relâche et de disparaître aussitôt. Aucun policier n’était sur place. Aucun n’est intervenu à temps. La police, de surcroît, n’a pas signalé immédiatement les faits.

Les habitants décrivent une situation ubuesque.
« Il est incompréhensible qu’en 2025, il n’y ait toujours pas de commissariat à Shoham, une ville qui a connu une forte croissance et un développement important », s’indignent-ils.
Pour eux, l’absence d’infrastructure policière locale explique la fuite du tireur :
« S’il y avait un commissariat en ville, nous aurions pu arrêter le suspect. Nous nous sentons abandonnés. Il est absurde de devoir attendre quinze minutes, voire plus, l’arrivée d’une voiture de police venant d’une autre ville, alors que des criminels tirent dans les rues. »

Interpellations sans réponse

Face à ce vide sécuritaire, la présidente du conseil municipal de Shoham, Dafna Rabinovich, a multiplié les démarches et contacté à plusieurs reprises, au cours des dix-huit derniers mois, des responsables gouvernementaux, dont le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. Malgré cette pression répétée, aucune réponse satisfaisante n’a été fournie.

Un commissariat pour un quart de million d’habitants

La situation n’est guère meilleure à Raanana. La ville a récemment connu plusieurs incidents inhabituels, dont le jet d’une grenade assourdissante contre un immeuble résidentiel. Malgré sa taille, elle ne possède aucun commissariat opérationnel. Les habitants dépendent exclusivement de Kfar Saba.

Cette station de Kfar Saba porte désormais une charge écrasante. Elle doit répondre aux appels de ses propres 115 000 habitants, mais également à ceux de Raanana et de Hod Hasharon, qui regroupent ensemble environ 70 000 personnes. Une seule station pour plus de 250 000 habitants. Une équation impossible à résoudre.

Chez les habitants, l’exaspération grandit. « Il faut absolument un commissariat à Raanana ; celui-ci est une véritable farce », accuse l’un d’eux. « Ils ne tiennent aucun compte de notre sécurité. La criminalité est galopante et personne n’intervient rapidement. »

La position de la police israélienne

La police répond qu’elle s’appuie sur un modèle d’évaluation fondé sur des données pour décider de l’ouverture ou non de nouveaux commissariats. Elle précise que ce modèle intègre des critères démographiques, géographiques, statistiques et opérationnels. Elle insiste également sur ses contraintes globales : ressources organisationnelles limitées, budget compressé, multiplication des missions à l’échelle nationale.

Selon son communiqué, « la police israélienne utilise un modèle professionnel et fondé sur les données pour évaluer la nécessité d’ouvrir de nouveaux commissariats. Ce modèle prend en compte des paramètres démographiques et géographiques, le niveau d’activité et les statistiques de la criminalité.

Parallèlement, la police israélienne, confrontée à des ressources organisationnelles et budgétaires limitées, est tenue de hiérarchiser systématiquement un large éventail de tâches et de besoins opérationnels à l’échelle nationale.

Dans le même temps, elle continue d’étudier les moyens les plus efficaces de renforcer ses services par le déploiement d’effectifs, le renforcement de ses activités et l’amélioration de ses délais d’intervention. »

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