Pacte secret entre Moscou et Pékin : vers une guerre mondiale à double front ?

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Pacte secret entre Moscou et Pékin : vers une guerre mondiale à double front ?

Et si la guerre en Ukraine n’était qu’un leurre stratégique ?
Tandis que l’Occident concentre son attention sur le front européen, la Russie tisse discrètement une alliance militaire avec la Chine, en lui livrant du matériel de guerre aéroportée susceptible d’être utilisé contre Taïwan.
Ce pacte opaque, révélé par des documents confidentiels, n’est pas seulement une menace pour l’Asie — il pourrait provoquer un basculement global de l’équilibre des forces et entraîner une réorganisation des fronts.
Car si Pékin ouvrait un second conflit contre Taïwan, Washington serait contraint de se retirer partiellement du théâtre ukrainien, laissant l’Europe seule face à Moscou. Un piège à ciel ouvert, savamment tendu.

Utiliser la Chine et les États‑Unis : la manœuvre secrète de la Russie

Selon des documents russes fuités et parvenus à l’agence AP, Moscou vend du matériel militaire à Pékin qui pourrait l’aider à préparer une invasion aérienne de Taïwan.  Le document central — une étude du RUSI britannique — s’appuie sur environ 800 pages : contrats, listes d’équipements que la Russie prévoit de livrer à la Chine. 

Ces documents, certains finalisés, d’autres apparemment des brouillons, évoquent des rencontres entre délégations chinoises et russes, y compris des visites à Moscou, et des calendriers de paiements et de livraisons pour des systèmes de largage par air et des véhicules d’attaque amphibies.  Les analystes affirment que la Russie a déjà commencé à travailler sur ces produits, mais avertissent : les documents ne contiennent pas de preuves directes que la Chine ait effectivement payé ou reçu du matériel. 

Ambitions stratégiques de la Russie : lever des fonds, renforcer l’alliance

Selon l’analyse, l’objectif russe est clair : devenir fournisseur militaire de la Chine et financer, par cette voie, la guerre en Europe.  Par ailleurs, certains analystes estiment que Moscou pourrait chercher à pousser Pékin dans un conflit avec Washington à propos de Taïwan, dans le but de détourner l’attention américaine du front ukrainien. 

Les défis chinois : combler le déficit opérationnel de l’aviation

Le rapport souligne que, même si la Chine a largement dépassé la Russie dans certaines capacités militaires, elle souffre d’un déficit dans les forces aériennes et aéroportées — un domaine où la Russie a une longue tradition.  Un commentateur cité déclare : « La Chine disposait d’un excellent équipement, mais la Russie possède plus d’expérience dans les combats. » 

Un autre chercheur affirme : « L’accès à du matériel russe et à des entraînements locaux en Chine signifie que Pékin sera mieux équipé pour une invasion potentielle. » Il estime que Moscou pourrait accélérer le programme aérien chinois de 10 à 15 ans. 

Planification militaire : livraisons, formation, bataillons complets

Un document daté de septembre 2024 révèle que l’accord initial, signé en 2021, fixait les échéances de paiement et de livraison.  Les phases 1 et 2 — analyse technique, modifications logicielles et production d’équipements — seraient déjà terminées.  Moscou s’engagerait également à fournir une formation en Chine ainsi qu’un ensemble complet pour un bataillon aérien, y compris la capacité à mener des opérations d’infiltration via des forces spéciales. 

L’accord prévoit la vente de dizaines d’appareils amphibies d’attaque, d’avions de transport de troupes, et d’artillerie automotrice, pour une valeur estimée à plus de 210 millions de dollars.  Pékin souhaite que tous les véhicules disposent de systèmes de communication chinois et puissent utiliser des munitions chinoises. 

L’échec russe en Ukraine : un precedent que la Chine doit éviter

Le rapport rappelle que, malgré son expérience des forces aéroportées, la Russie n’a pas réussi à les déployer efficacement en Ukraine.  En février 2022, peu après l’ordre de Vladimir Poutine, des unités de forces spéciales tentèrent de prendre l’aéroport de Hostomel, près de Kiev, pour créer une tête de pont aérienne. Mais des hélicoptères russes furent détruits avant d’atteindre leur cible.  Une tentative similaire sur un autre aéroport au sud de Kiev échoua également. 

Ces échecs forcèrent la Russie à transformer une guerre qu’elle avait prévu rapide en guerre de longue durée, s’appuyant sur ses stocks hérités de l’ère soviétique pour réapprovisionner ses forces.  Le matériel promis à la Chine serait précisément celui que la Russie jugeait excédentaire en Ukraine. 

Scénario chinois : réussir ce que la Russie a échoué à faire

Le défi opérationnel pour Pékin est clair : neutraliser la défense aérienne de Taïwan, atterrir rapidement des troupes et des équipements et bâtir une force capable de vaincre les défenses taïwanaises. 

Le rapport suggère que la Chine pourrait recourir au parachutage de blindés depuis les airs vers des zones situées près des ports et des aéroports taïwanais, pour permettre à l’aviation de dégager la voie aux forces débarquées. 

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