7 Octobre : Tsahal paralysée, le commandant du 8200 dénonce un fiasco militaire impardonnable

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7 Octobre : Tsahal paralysée, le commandant du 8200 dénonce un fiasco militaire impardonnable

Une « maladie grave » s’est répandue dans l’armée : Le commandant du 8200 s’attaque aux hauts gradés de Tsahal

Une critique cinglante du commandement militaire

Le général de brigade Yossi Shariel, commandant de l’unité 8200, s’apprête à quitter ses fonctions dans les semaines à venir. Mais avant cela, il a choisi de briser le silence.
Lors d’une conférence sur la base de Palmachim, dédiée à l’analyse des événements du 7 octobre, il a sévèrement mis en cause le chef d’état-major Herzi Halevi et l’ensemble de la direction de Tsahal.

« L’armée israélienne était paralysée, nous ne nous sommes pas assis une seule fois pour nous demander pourquoi nous avions échoué. »

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Dans des propos rapportés par Yediot Aharonot, Shariel a assumé l’entière responsabilité de cet échec tout en dénonçant une défaillance collective.
« Je n’ai pas besoin de partager ma responsabilité. Le 7 octobre n’est pas un accident. C’est une maladie grave qui s’est propagée dans l’armée.
Le plus important, c’est de poser des questions et d’y répondre, afin de faire face à cette maladie. Nous ne l’avons pas fait. »

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Une armée dépassée par le Hamas

Shariel dresse un constat accablant sur l’impréparation de l’armée face aux attaques du Hamas :

« Nous sommes sur le terrain, l’armée israélienne contre l’organisation Hamas. »

Il compare la situation à une débâcle sportive :

« C’est comme si nous étions partis à Barcelone contre le Maccabi Haïfa, et le 7 octobre, nous avons perdu 0 à 15. Nous avons aligné l’équipe la plus forte, nous n’avons pas envoyé les jeunes. »

Il insiste sur le fait que tous les responsables militaires en poste étaient des figures expérimentées :

Le commandant de compagnie du commandement Sud visait une promotion au grade de général de brigade.

Le commandant de la division était l’un des meilleurs officiers.

Le chef du renseignement militaire 8200 était compétent.

Le général de division de l’infanterie, le chef des opérations, le chef de l’Amatz et le chef d’état-major étaient tous considérés comme remarquables.

« Et pourtant, ils (le Hamas) nous ont submergés pendant de longues heures. »

Un échec non analysé par l’état-major

Shariel va encore plus loin en dénonçant l’absence totale de remise en question collective :

« Le plus complexe et le plus difficile, c’est que ce groupe ne s’est pas arrêté pendant 507 jours, pas même pendant 10 minutes, pour se demander comment nous avons échoué en tant que groupe. »

Il souligne que lorsqu’Israël a vaincu le Hezbollah, Tsahal dans son ensemble a été félicité. Mais lors de l’attaque du Hamas :

« Soudainement, ce n’est plus un échec collectif. Tout repose sur deux joueurs, et l’équipe n’a même pas eu le courage de s’asseoir ensemble, ne serait-ce que toutes les 15 minutes, sans enregistrements ni interrogateurs, pour se demander ce qui nous est arrivé. »
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Le Hamas a hésité à attaquer… par peur d’un piège

L’un des éléments les plus stupéfiants révélés par Shariel concerne les doutes de dernière minute du Hamas avant son attaque :

« L’un des hauts responsables du Hamas a dit à son ami, trois jours après le 7 octobre, qu’une heure avant l’attaque, ils avaient envisagé de l’annuler parce qu’ils n’avaient vu aucune force - ils pensaient donc que l’armée israélienne pourrait leur tendre une embuscade. »

Mais en réalité, l’armée israélienne n’était tout simplement pas là.

Shariel met en évidence un problème structurel majeur dans la doctrine militaire israélienne :

« Dans l’armée, nous ne considérions pas les guerres qui pouvaient survenir par surprise comme un scénario pertinent. Nous ne considérions pas l’aile militaire du Hamas comme une armée, et nous l’autorisions donc à se trouver à nos frontières, à quelques minutes des colonies. Nous pensions avoir une double assurance : un obstacle et des renseignements. »

Et d’ajouter, avec gravité :

« Cela repose sur des problèmes de culture, de valeurs et de structure. »

Un avertissement pour l’avenir

Le témoignage du commandant du 8200 est un coup de tonnerre dans le paysage militaire israélien. Il met en lumière une grave faillite du commandement, incapable d’anticiper et de réagir à l’une des pires attaques qu’a connues Israël.

Ce constat pose une question cruciale pour l’avenir : Tsahal saura-t-elle tirer les leçons de cet échec pour éviter un nouveau 7 octobre ?

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