Le Commerce International en Israël Mis à Rude Épreuve

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Le Commerce en Israël à l'Épreuve : La réticence des marques internationales et l'impact de la crise

"Aucune Marque Internationale ne Souhaite Actuellement Entrer en Israël, et C’est Compréhensible"

Shahar Turgeman, président de l'Association des Chambres de Commerce, s’est exprimé sur les difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs israéliens pour attirer des franchises internationales.

Selon lui, depuis le début du mois d'août, les ventes dans les centres commerciaux ont chuté en raison de la morosité ambiante qui règne dans le pays.

Concernant le boycott potentiel des produits turcs, Turgeman prévient : « Un tel acte serait irresponsable. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans une guerre commerciale. »

Il explique que les importations en provenance de Turquie permettent aux consommateurs israéliens de bénéficier de prix compétitifs grâce aux coûts plus bas des produits turcs.

« Certes, il existe d'autres alternatives, mais elles sont en moyenne 20 à 30 % plus chères », précise-t-il.

Il ajoute que le gouvernement, qui envisage un boycott des produits turcs, devrait prioriser l'intérêt des citoyens : « La colère et la vengeance ne sont pas de bons conseillers dans cette situation. Nous devons adopter la stratégie d’un adulte responsable. Certes, la Turquie a déclenché ces tensions, mais il serait irresponsable de s'engager dans une guerre commerciale avec eux. »

Turgeman critique également le comportement des ministres des Finances et de l'Économie, qu’il juge inadéquat.

« Les dirigeants actuels devraient se calmer et prendre en compte les intérêts des citoyens. Il est intéressant de constater que malgré le comportement provocateur d’Erdogan, les importations en provenance de Turquie continuent d’arriver en Israël. Les commerçants turcs pensent comme moi, mais ils craignent de s'exprimer à cause du régime » déclare t-il.

Concernant le secteur du commerce de détail, Turgeman note une baisse significative des ventes, de l’ordre de 20 à 30 %, depuis le début du mois d’août.

Il constate : « Cette baisse est due à la mauvaise humeur nationale et à la crainte des réactions de nos ennemis. Il est évident qu’après la guerre, la structure des coûts a changé, mais nous n’avons pas encore atteint les niveaux de crise de la pandémie de Covid-19. Les délais de transport ont doublé, mais nous nous sommes adaptés et espérons que cette situation n’est que temporaire. L’impact sur les prix dans l’industrie de la mode reste marginal, car ce secteur est moins affecté par le volume des transports comparé à d’autres, comme celui des produits électroniques. »

Turgeman évoque également les difficultés rencontrées pour obtenir des franchises de nouvelles marques internationales : « Il est en effet compliqué d'obtenir des franchises pour de nouvelles marques, et certains contrats déjà signés ont été suspendus. Cette période n’est pas facile pour nous, et il est presque impossible de faire venir une nouvelle franchise. Mais je sais que ce n’est pas le bon moment pour cela. Mes concurrents en sont également conscients. »

Toutefois, il reste optimiste pour l’avenir : « La situation est difficile pour le moment, mais si les tensions s’apaisent et qu’un accord de paix est signé avec l'Arabie saoudite, la situation pourrait radicalement changer. Nous pourrions assister à une explosion d'initiatives visant à attirer des marques internationales. Cependant, pour l’instant, aucune marque internationale ne veut entrer sur le marché israélien dans de telles conditions, et cela se comprend parfaitement. »

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