Les algues viennent au secours de l'environnement de l'état d'Israël

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Israël: les algues viennent au secours de l'environnement

Selon une étude menée par le doctorant Meiron Zollmann, sous la direction conjointe de Pr. Alexander Golberg de l’Ecole des Sciences de l’environnement de l’Université de Tel-Aviv et Pr. Alexander Liberzon de l’Ecole de génie mécanique, la création de fermes de culture d'algues dans les estuaires des rivières pourrait constituer une sorte de « dispositif de purification naturelle » réduisant les concentrations d'azote de l’eau et prévenant la pollution fluviale et marine.

Une grande ferme pour la culture de macroalgues de type ulva (laitue de mer), a été construite à plusieurs centaines de mètres au large de l’estuaire d’une rivière de la ville Netanya qui rejette de l'azote polluant provenant des champs et des villes situés en amont.

Rejeté à la mer, l’azote des cultures se disperse de manière aléatoire, endommageant les divers écosystèmes. On dépense des sommes élevées pour réduire la concentration d'azote dans l'eau.

Pr. Golberg : « Nous développons des technologies de culture d'algues dans la mer afin de compenser le carbone et pour en extraire diverses substances, telles que des protéines et des amidons, dans le but d’offrir une alternative marine à la production agricole terrestre.

Dans cette étude, nous avons montré que si les algues sont cultivées selon le modèle que nous avons développé, dans les estuaires des rivières, elles peuvent absorber l'azote conformément aux normes et empêcher sa dispersion dans l'eau et ainsi neutraliser la pollution de l'environnement. En fait, nous mettons ainsi en place une sorte de dispositif de purification naturelle possédant un impact important à la fois sur le plan écologique et économique puisque les algues peuvent être vendues comme biomasse à usage humain, y compris pour l’alimentation ».

Une autre étude du Professeur Amram Eshel explique que l’ensemble des forêts actuelles ne suffisent pas à compenser la production néfaste de carbone que produit l’activité humaine. De nombreux pays sont donc intéressés à la conversion des terres infertiles en forêt, afin de réduire le dioxyde de carbone et augmenter l’oxygène dans l’air. 

Pour conserver le plus possible la précieuse eau douce dans le désert d’Arava, sous sa houlette, les chercheurs de l’Université de Tel Aviv, l’Ecole des sciences et de l’environnement, l’Université Hébraïque de Jérusalem et l’Université de la Tuscia Viterbo, en Italie ont choisi d’utiliser des eaux usagées mélangées avec de l’eau des usines de dessalement. Puis ils ont cherché une espèce d’arbres assez robuste pour se développer dans des conditions désertiques.

Ils se sont fixés sur le Tamarix, une espèce botanique de la famille des cèdres qui contient du sel et est présent dans l’un des déserts les plus anciens du monde. Ils ont planté 150 variétés différentes de Tamarix dans un jardin commun, de manière aussi dense qu’un verger de culture commerciale.

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