EUROVISION 2021 : La décadence affichée

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EUROVISION 2021 : La décadence

EUROVISION 2021 : La décadence

«Flagrance d'un scandale avorté...» par Alexandre Blondin              

Comme le dit l'adage «jamais 2 sans 3». Après Joëlle Ursull (2ème ex-aequo en 1990, derrière l'Italie !) une victoire contestée qui avait provoqué à l'époque un dépôt de plainte (classé sans suite!) de la part de la délégation française auprès de l'UER, organisateur du concours... Amina (1re ex-aequo avec la Suède en 1991, qui fut déclassée à la 2ème place suite à un point du règlement inconnu du public, des médias et des commentateurs !

C'est au tour de Barbara Pravi cette année, de voir la victoire lui échapper et ses illusions s'envoler après un suspens d'une cérémonie de votes insoutenable entre les 2 chansons françaises de la soirée «Voilà...Tout l'Univers» qui résonne  comme un message de fraternité.

Toujours est-il que c'est le système de vote et le décompte d'attribution des points qui est à l'origine de la remise en cause de la finalité des résultats ! Par le système actuellement mis en place par l'organisateur, une chanson très mal notée par le vote du jury peut grâce au vote du public remonter dans les toutes premières places, voire même l'emporter !

Il semblerait plus judicieux que les 10 pays ayant recueilli le plus grand nombre de votes du public par le télévoting reçoivent les 12,10 8 points...et ce jusqu'à 1 point, suivant la même procédure d'attribution de points que celle du système de vote  du jury  instauré par l'UER depuis 1975.

C'est pourquoi il est complexe de comparer les résultats des points obtenus par le passé  puisque le nombre de pays participants a considérablement augmenté et que la procédure de vote a été modifié. En 1977, Marie Myriam lauréate pour la France avait créé un véritable raz-de-marée d'appels téléphoniques lors de la sélection nationale télévisée. Lors de la finale européenne, elle obtenait un total de 136 points. Mais quel aurait été son score avec un vote du public tel qu'il existe aujourd'hui ?

L'ITALIE au pilori !

Le groupe rock italien Måneskin,favori des bookmakers  a rempli son contrat mais provoque une polémique qui remet en cause l'éthique morale du respect du règlement très strict de l'Eurovision en matière de diffusion d'images publique et par là-même des dérives de propagande visuelle et d'instrumentalisation dont le concours peut faire l'objet !

Son chanteur leader David Damiano a visiblement oublié qu'il était en direct lorsque au cours du décompte des points, il a eu une attitude pour le moins équivoque (capture d'écran à l'appui) qui n'a pas échappé aux internautes et  a aussitôt déclenché sur la toile un tolé de contestations largement commentés dans médias et sur les réseaux sociaux.

Le principal intéressé nie les faits et a accepté de se soumettre à un test de dépistage de drogues afin dit-il de riposter à ces accusations. Il est important de rappeler que selon les études de durée de positivité en fonction des drogues et des modes d'usage employés, une substance ne devient détectable que quelques minutes ou quelques heures après sa consommation (ndr : informations recueillies auprès de la communauté scientifique pour les principales drogues et les traitements de substitution).

L'image ternie de l'Eurovision

En 2019, à Tel Aviv en Israël lors de l'annonce des résultats, c'est le groupe electro- hardcore islandais Hatari qui déployait à l'écran des banderoles aux couleurs de la Palestine. La télévision islandaise RÚV avait été sanctionnée par l'UER pour avoir enfreint la régle 2.6* du règlement du concours, qui interdit la politisation de l'événement (ndr : sources UER/AFP). En sera-t-il de même en 2021 pour le groupe italien représentant de la RAI ? *La règle 2.6 prévoit que "les diffuseurs participants" doivent entreprendre les démarches auprès des équipes en lice pour "faire en sorte que le concours ne soit en aucun cas politisé ou instrumentalisé".

Même si : «un diffuseur participant ne peut jamais complètement empêcher les artistes de faire ou dire des choses qui violeraient le règlement.» (ndr : sources RÚV), les Italiens devraient être objectivement eux aussi sanctionnés.

En 65 ans d'existence, le concours Eurovision de la chanson a connu d'innombrables scandales, polémiques et controverses d'ordre artistiques, culturelles ou géopolitiques. Des victoires surprenantes et parfois inattendues !

La qualité vocale, musicale ou d'interprétation ne semble plus être l'apanage d'un concours qui au gré du temps s'éloigne un peu plus de sa vocation d'origine. Show de paillettes, de costumes osés et grands guignolesques, personnages extravertis, artistes  pour la plupart éphémères ou formatés, dénudés et dénués de talent, fashion victimes et chanteuses siliconées...

EURO-VISIONS ? : Ne plus se faire entendre... mais se faire voir et être vu.

L'indécence et la provocation font désormais partie intégrante du programme.

Un programme qui rejoint finalement l'initiative de la commission des programmes de l'UER, qui en janvier 1955 approuvait l'étude d'une Coupe Eurovision d'artistes amateurs de divertissement  (Top Town Programme) projet abandonné par la suite au profit du Concours Eurovision de la chanson que l'on connaît (ndr : sources SRG/SSR, archives de presse WPA). Un retour aux sources configuré et ouvert à des provocations qui confirme le déclin moral d'un programme populaire de télévision et de divertissement qui touche chaque année près de 200 millions de téléspectateurs et internautes dans le monde entier ?

On peut comprendre dès lors le retrait de certains pays de la compétition à l'exemple de la Turquie, lauréate en 2003 et absente depuis 2013, qui accuse publiquement l'Eurovision d'avoir «dévié de ses valeurs» (ndr: déclaration faite par le président de la télévision publique turque TRT). Entre autres reproches, la Turquie déplore officiellement un système de sélection «arbitraire et non objectif» qui, depuis 2009, accorde systématiquement aux cinq principaux contributeurs financiers à l'événement (Allemagne, Espagne, France, Italie,Royaume-Uni) une place en finale et ce, quelle que soit la qualité de la prestation artistique de leurs représentants, privant ainsi la possibilité à d'autres pays «plus modestes financièrement» d'être présents pour la grande finale.

© 2021 A.Blondin / News WPA / Bestimage

1 - Le leader David Damiano, auteur de la polémique  2 - Capture d'écran significative  3 - Une victoire italienne parfumée de scandale !

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Vos réactions

  1. albine.follmer@yahoo.fr'Albine FÖLLMER

    Article très intéressant et surtout en phase avec la réalité d’un concours qui effectivement perd chaque année un peu plus de son authenticité. Après ce scandale non élucidé, le titre gagnant « Zitti e Buoni » du groupe italien est maintenant accusé de plagiat. Mais où donc s’arrête l’imposture dans une compétition où la réalité dépasse la fiction ! Merci à Alexandre Blondin, d’oser écrire ce que certains refusent d’entendre.

    Répondre

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