Une gigantesque escroquerie de 20 millions d'euros entre Nice et Tel-Aviv jugée à Paris

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Un préjudice de plus de 20 millions d’euros. Plus de 3.000 personnes flouées. Une vaste escroquerie jugée en correctionnelle à Paris, partie de plusieurs plaintes déposées auprès du procureur de la République de Nice.

L’affaire est partie de Nice en 2011. Une arnaque géante aux annuaires professionnels sur le web venue tout droit d’Israël. Une escroquerie à 20 millions d’euros. Avec plus de 3.000 personnes flouées à travers toute la France, selon la Voix du Nord. Des associations, des commerçants, des banques. Et même un diocèse...

Une affaire hors-norme qui a été jugée par le tribunal correctionnel de Paris. Trois semaines de débat. Résultat : 27 prévenus, dont deux condamnés à 5 ans de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve pendant 3 ans.

Il s’agit des deux cerveaux de l’affaire. Ceux qui, depuis Tel Aviv, pilotaient des sociétés de référencement et des sociétés écran et faisaient miroiter des parutions dans des annuaires professionnels à leurs victimes via des sociétés de référencement.

UNE ARNAQUE BIEN RODÉE ET EFFICACE

Les victimes payaient des sommes parfois faramineuses pensant s’acquitter de la totalité de la prestation proposée.

Une fois le délai de rétractation passé, les malheureux comprenaient que la somme déboursée comptait pour un mois seulement... et qu’il fallait payer le reste!

Et on leur faisait bien comprendre...S’ils étaient récalcitrants, les escrocs n’hésitaient pas à se faire passer pour de faux huissiers, de faux avocats et même de faux gendarmes pour les plumer. A grands coups de menaces et harcèlement.

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C’est donc de Nice que l’affaire est partie. En 2011, le procureur de la République reçoit de nombreuses plaintes à propos d’une société niçoise de référencement web. Des plaintes qui arrivaient en cascade de toute la France.

Deux ans après, Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins, organisme gouvernemental chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d’argent, NDLR) s’invite dans le dossier en émettant deux signalements sur des opérations financières douteuses via la Grande Bretagne et la Lettonie.

Le procureur de Nice ouvre alors une enquête préliminaire, confiée au service national des douanes judiciaires. Mais il se dessaisira au profit du procureur de Paris.

C’est en avril 2016 que le réseau est démantelé. 27 personnes sont identifiées. Certaines d’entre elles interpellées.

Dont les deux cerveaux, arrêtés à l’aéroport de Roissy. 24 sociétés écrans et une trentaine d’enseignes de référencement Web sont mises en cause.

Depuis Israël, via leurs sociétés de référencement, les deux cerveaux de l’arnaque, condamnés à cinq ans de prison dont trois avec sursis, géraient plus d’une vingtaine de "filiales" disséminées dans toute la France et payées 3.000 dollars par mois pour servir de prête-nom.

Au moins l'une d'entre elles était niçoise et a fait l’objet de plaintes déposées auprès du Procureur de Nice dès 2011.
Ce sont ces filiales qui se chargeaient de vendre à des sociétés, des commerçants, ou encore des associations, des espaces publicitaires qui leur permettaient de figurer dans des annuaires professionnels ou sur un site internet avec un "super-référencement"...

Les clients effectuaient un versement. Qu’ils croyaient être le premier et le dernier.Ils comprenaient seulement après le délai de rétractation que c’était... un prélèvement mensuel !

Les victimes étaient ensuite harcelées, voire menacées pour les versements suivant.
Les sommes ainsi escroquées transitaient via des sociétés écrans en Lettonie, en Grande-Bretagne ou encore en Géorgie. Un petit manège repéré par Tracfin.

L’argent ainsi blanchi repartait ensuite en Israël pour engraisser les deux cerveaux de l’affaire.

Selon une information divulguée par "The times of Israël" qui s’est procuré le jugement, parmi les personnes impliquées dans l’escroquerie figurait au moins un commerçant niçois.

Selon le jugement du tribunal correctionnel de Paris, Michael B, âgé d’une quarantaine d’années, récupérait le courrier aux sièges des filiales et déposait les chèques sur les multiples comptes bancaires des sociétés "mères" israéliennes.

Vos réactions

  1. jacabi1@gmail.com'Ya'acov Israel Abiteboul

    Que les escrocs juifs français risquent la prison, c’est leur problème mais qu’ils salissent Israël en faisant partir de là leurs escroqueries, qu’ils salissent le peuple juif, qu’ils attisent et justifient l’antisémitisme, c’est le problème de nous tous et nous devons les bannir !
    Il y a chez les jeunes une normalisation de l’escroquerie et du mensonge, je le vois personnellement.
    Ils arrivent en Israël entre 18 et 30 ans, parfois plus, célibataire, sans argent, sans métier, comptant sur les aides du misrad haklita que reçoivent les olym et souvent en comptant sur des parents modestes pour payer leur loyer.
    Fauchés comme les blés, ils cherchent leur parnassa en faisant n’importe quoi et se laissent facilement attirés par ces sociétés d’escrocs.

    Répondre

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