Shoa : tous les ans, le lycée Colbert à Thionville fait son devoir de mémoire

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Thionville : les élèves du lycée Colbert bouleversés par les enfants de la Shoah

Quatre classes de première du lycée Colbert de Thionville ont assisté le 28 mars 2017 à une conférence sur la Shoah proposée par l’association "Pour la mémoire des enfants juifs déportés de Lorraine". Pour éveiller les consciences.

Henri Rozenfarb : « Un devoir de mémoire, un devoir d’histoire ». Photo Armand FLOHR
Une authentique étoile jaune a été montrée aux élèves. Photo Armand FLOHR,

Photo HDHenri Rozenfarb : « Un devoir de mémoire, un devoir d’histoire ». Photo Armand FLOHR

"Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ", avait dit Winston Churchill.
Ce mardi matin, quatre classes de première du lycée Colbert de Thionville ont assisté à une conférence sur la Shoah animée par Henri Rozenfarb et Maurice Quenet, tous deux membres de l’association Pour la mémoire des enfants juifs déportés de Lorraine.

« Un moment fort dans la construction de votre parcours de citoyen », a estimé le proviseur Damien Petitjean.

Et de rappeler : « Tous les ans, le lycée Colbert fait son devoir de mémoire ». « Un devoir de mémoire, un devoir d’histoire », a repris le Dr Henri Rozenfarb qui intervient dans les collèges et les lycées depuis 2012 auprès des classes de troisième et de première.

Alors qu’une « vraie étoile », imposée par les nazis, circule de main en main, l’orateur a expliqué comment la campagne de « marquage » et d’« humiliation » des juifs s’est orchestrée. Un processus macabre organisé en quatre phases : le recensement, la précarisation, la spoliation et l’élimination.

Il a ensuite égrené des noms aux consonances familières : Écrouves et son centre de séjour surveillé, Novéant et sa gare où transitaient des convois de la mort, puis lâché un chiffre, effroyable : 77 000 (juifs déportés sur les 330 000 qui vivaient en France). Mais ce sont sans conteste les deux témoignages poignants, vibrants, ceux d’Albert Rowek, raflé et envoyé à Auschwitz le jour de son quatorzième anniversaire, le 31 juillet 1944, et de Maurice Quenet, enfant juif caché, qui ont le plus marqué un jeune auditoire parfois ému aux larmes.

 Républicain Lorrain

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