Israël : une grève des fonctionnaires paralyse le pays

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Après l’échec d’une nuit de négociations avec le gouvernement, aujourd’hui mercredi, à partir de 6 h, toutes les autorités locales, régionales et municipales en dehors de Jérusalem vont entamer une grève généralisée.

L'action touchera une gamme de services publics à travers le pays tels que les services d'élimination des déchets et l'assainissement, les services sociaux, les institutions culturelles, la sécurité municipale, les lycées et les jardins d'enfants.

Les enseignants des écoles primaires ne feront pas grève, mais leurs écoles devront se passer du personnel de secrétariat, d'assainissement et de gardiennage. Les programmes d'éducation spéciale sont également exemptés de la grève. Le ministère de l'Éducation a toutefois précisé que dans les établissements où le personnel enseignant n'est pas en grève, les cours n’auront lieu que si des gardiens de sécurité sont présents.

Vers une nouvelle grève?

Vers une nouvelle grève?

La grève a été lancée en réponse aux réductions généralisées approuvées par le gouvernement dans le dernier budget.

Jérusalem sera la seule ville à ne pas être touchée, ses services étant financés par un budget différent de celui des autorités en grève. Les écoles et autres services de la capitale devraient continuer normalement.

Les chefs des autorités en grève doivent se réunir à 11 heures mercredi matin, et d'autres annonces sont attendues après la réunion.

La grève a été décidée après que le Comité des Finances ait approuvé dimanche une réduction budgétaire uniforme.

Réagissant mardi, Haim Bibas,  le chef de la Fédération des pouvoirs locaux en Israël et maire Modi'in a déclaré au Jerusalem Post: «Nous avons eu des entretiens toute la journée avec le cabinet du Premier ministre ainsi qu’avec les ministères des Finances et de l'Intérieur.  Une grève est très probable ».

Selon Bibas, la coupe touchera 190 des autorités les plus faibles d'Israël d’un point de vue socio-économique, qui dépendent de ce budget d'équilibrage pour fonctionner.

«Cela frappe surtout les municipalités les plus faibles, les villes périphériques et les communautés, toutes les autorités avec des résidents qui votent pour ce gouvernement. Si vous faites des coupes budgétaires dans une ville ayant grandes réserves, cela ne fait aucune différence, mais ici, nous parlons de municipalités qui ne pourront pas équilibrer leur budget sans cet argent », a expliqué Bibas.

«Les autorités vraiment faibles sont lésées afin de financer les accords de coalition. C'est une triste plaisanterie. Nous voyons des centaines de millions de shekels s’envoler autour d'accords de coalition ».

Le ministère des Finances est en désaccord avec l'évaluation de Bibas au sujet du montant à amputer. Un représentant du Ministère a indiqué que les coupes ne s'élèveraient qu'à 37,7 millions de NIS, ce qui se traduit par une réduction moyenne de 189 000 NIS par municipalité.

Source : Jpost

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