Abus de pouvoir: des soldates de Tsahal exploitées par leur supérieure

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Le tribunal militaire a condamné une femme officier de Tsahal à 50 jours de service communautaire assortie d’une indemnisation financière pour avoir obligé deux soldates à nettoyer sa maison et à lui faire divers achats.

L’acte d’accusation déposé contre l’officier, le sergent-chef L., porte sur le fait que cette dernière aurait outrepassé ses droits, donnant de fausses informations et faisant preuve de conduite inconvenante.

Les détails de l’affaire montrent que durant l’été 2015, elle a demandé à une soldate de son unité, le caporal I. ainsi qu’à une autre soldate, le caporal S., qui était sous son commandement direct, de se rendre à son domicile en sa compagnie en voiture pour y faire du ménage. Le caporal I.  aurait été sommée de nettoyer la maison, sans aucune compensation, tandis que le sergent chef cuisinait. Le caporal S. qui aurait refusé de faire du ménage, a été envoyée faire des courses à l’épicerie. A son retour, elle a été sommée d’aider sa collègue à faire les lits.

Abus de pouvoir sur des soldates

Abus de pouvoir sur des soldates

Selon l’acte d’accusation, cette situation s’est reproduite à plusieurs reprises. Lors de chacun de ces cas, l’officier a fait un rapport mensonger à son supérieur pour justifier les absences de ses soldates.

Un jour, le sergent chef a envoyé le caporal I. dans un centre commercial de Beer sheva pour qu’elle lui achète des vêtements. Elles ont correspondu par messages à plusieurs reprises. La soldate est finalement revenue bredouille car rien ne convenait à sa supérieure qui s’est dépêchée d’effacer leur correspondance des téléphones pour ne laisser aucune trace.

L’avocat de l’accusée s’est exprimé : « Ma cliente a a demandé de l’aide sur une période courte, dans ce petit camp militaire où règne une ambiance familiale, conviviale et ouverte. Elle était enceinte et dans une situation financière problématique. Elle a reçu de l’aide à trois reprise de ces soldates. Bien qu’elles n’y aient pas été forcées et que la demande ait été purement amicale, ma cliente a présenté ses excuses aux soldates. Selon la décision du tribunal, elles ont été dédommagées et ma cliente a été condamnée à des travaux d’intèrêt général plutôt qu’à la prison ».

Source : Israel HaYom

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