3 mosquées fermées : Hollande sur la bonne voie ?

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Lutte contre la radicalisation 3 mosquées fermées

3 mosquées fermées : Hollande sur la bonne voie ?

C'est une première en France. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé le 2 décembre la fermeture de 3 mosquées. Motif : leur « radicalisation ». Elles sont situées à Lyon, Gennevilliers et Lagny-sur-Marne.

3 mosquées fermées , Hollande tient ses promesses

Lutte contre la radicalisation ;le mal intérieur de la France

Le ministre a précisé que des opérations policières ont été également menées dans ces établissements, dans le cadre de l'état d'urgence.

A Lagny, une perquisition a permis la saisie d'un revolver, d'un disque dur dissimulé ainsi que de documents faisant l'apologie du djihad. Une école coranique clandestine a été découverte. Des interdictions de quitter le territoire ainsi que des assignations à résidence ont été prononcées à l'encontre de plusieurs responsables de la mosquée.

Le fondateur de cette communauté est un salafiste connu pour ses prêches antisémites et favorables à Daech. Il a semble-t-il endoctriné de nombreux jeunes et vivrait désormais en Egypte.

A Gennevilliers, le lieu de prière a été fermé dès le 25 novembre. Une perquisition menée la semaine précédente a conduit à la saisie d'argent liquide et d'armes blanches. Les autorités soupçonnent également la communauté d'avoir recours au travail dissimulé. Des documents émanant de policiers témoignant sous couvert de l'anonymat font mention d'un « point de ralliement majeur de la mouvance islamiste radicale ».

Dans l'agglomération lyonnaise, une salle a été fermée le 26 novembre pour « risque de troubles à l'ordre public ». Dans un communiqué, la préfecture assure que la mosquée était fréquentée par de nombreux salafistes, « dont certains étaient en relation avec des individus se trouvant en Syrie ».

En principe, ces mesures exceptionnelles sont provisoires (les mosquées pourraient donc rouvrir) et dureront jusqu'à la fin de l'état d'urgence. Cela dit, les associations cultuelles ont d'ores et déjà été dissoutes. Mais rien n'empêche d'autres gestionnaires, modérés, de prendre la relève.

Bernard Cazeneuve promet que des opérations policières du même type vont se poursuivre et s'étendre. Au lendemain du 13 novembre, il avait prévenu que les mosquées « radicales » seraient systématiquement dissoutes. La France compte au total 2 200 lieux de culte musulmans. Une centaine seraient tenus par des fondamentalistes. On voit donc que la marge de travail, pour les forces de sécurité, est considérable.

En tout cas, il semble que l'on assiste enfin à une prise de conscience salutaire, après des années d'atermoiements.

Ainsi, depuis l’instauration de l’état d’urgence, les services de police et de gendarmerie ont procédé dans l'Hexagone à 793 perquisitions administratives, lesquelles ont donné lieu à 107 interpellations.

Certaines d’entre elles ont été effectuées dans les « zones pistes » de l'aéroport de Roissy.
Les autorités ont reconnu que l'islamisation du personnel était préoccupante.

Depuis 2 semaines, une dizaine d’employés travaillant sur la plateforme se sont vus retirer leur badge parce qu’ils avaient une pratique religieuse radicale.

Cela signifie, comme l'a noté en substance l'ancien homme politique Philippe de Villiers - qui avait écrit un livre sur le sujet dans l'indifférence générale - que nos bagages peuvent être fouillés à Roissy par des hommes et des femmes... favorables au djihad.
La nouvelle est gravissime, mais dans la mesure où elle est désormais officielle, on peut espérer que le gouvernement prenne le taureau par les cornes.

Même raisonnement à la RATP. Beaucoup savaient que l'entreprise comptait un nombre record de « fichés S », autrement dit de djihadistes potentiels, notamment parmi les chauffeurs de bus d'origine marocaine.

L'un d'eux, Samy Amimour, s'est fait exploser au Bataclan. Mais c'était un tabou, la CGT contribuant à jeter le voile sur la réalité. En dépit des propos dilatoires de la présidente de la RATP, Elisabeth Borne, mettant en garde contre « les amalgames », des sources concordantes indiquent que le ministère des Transports va agir conjointement avec la police pour détecter et arrêter les chauffeurs coupables de prosélytisme islamiste et d'incitation à la haine au sein de la régie.

Encore un effort, Monsieur Hollande...

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