Paracha de la semaine VAET'HANAN Israël peuple élu

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Paracha de la semaine VAET'HANAN

VAET'HANAN Israël peuple élu

"L'Eternel t'a glorifié en te faisant aujourd'hui son peuple de prédilection comme il te l'a annoncé mais à condition de garder tous ses commandements"

Ce verset tiré de la sidra de cette semaine exprime le principe de l'élection d'Israël et sa contrepartie, l'observance des mitzwoth de la Torah.

Dans toutes ses manifestations, l'histoire juive reflète un thème unique ou, mieux encore, une conviction: Israël était choisi par D.ieu. Dès l'époque d'Abraham, l'histoire juive a été idéalisée.

Les descendants du patriarche, aussi nombreux que les grains de sable d'une plage, seraient une bénédiction pour l'humanité.
Tout au long des périodes d'espérance et de désespoir, d'angoisse et de triomphe, cette ancienne promesse apparut comme évidente et les histoiriens juifs rapportèrent fidèlement sa lente mais inéluctable réalisation.

Si Israël est fidèle, le plan de D.ieu sera réalisé: si Israël devient vraiement "un royaume de prêtres et une nation sainte", le monde entier sera sauvé.

Dans cette perspective, tout ce qui arrive à l'homme - et à Israël spécialement - est en relation directe avec la promesse redite aux Patriarches, confirmée au Sinaï, et attestée par les générations suivante.

L'histoire juive, c'est l'histoire en plus petit du monde, c'est le pivot des événements ; si tout va bien pour Israël, tout va bien pour le monde ; si Israël est souffrant, le monde est malade.

Le juif est donc directement responsable de l'histoire de l'humanité, car c'est finalement à lui que le destin humain est confié. D.ieu et l'homme attendent du juif la perfection. C'est une conception qui ne manque pas de grandeur, si elle est déraisonnable.

Mais la grandeur est-elle toujours raisonnable ? Conception égocentrique, sans doute, qui glorifie l'élection juive, l'espérance juive, qui amplifie les échecs juifs jusqu'aux proportions d'une catastrophe mondiale. Mais la grandeur est toujours une position de responsabilité totale.

Il est peut-être risible d'entendre une fraction numérique insignifiante de l'humanité se proclamer elle-même la gardienne du destin de l'homme, mais, en même temps, ce groupe étrange se déclare disposé à assumer toutes les charges qui en découlent. S'il faut supporter la honte, souffrir la dispersion, endurer le martyre, qu'il en soit ainsi !

La promesse d'une récompense est vague et lointaine. En attendant, un D.ieu aimant, comme un bon père, châtie ses enfants bien-aimés par des punitions inspirées par l'amour. Il est sévère avec eux parce qu'ils ont des aspirations très hautes, parce que divinement et humainement, "noblesse oblige".

L'histoire juive pose en principe un D.ieu attentif, un D.ieu qui choisit et, si on veut l'ignorer, l'histoire d'Israël reste incompréhensible.

C'est là que réside précisément la raison des échecs de toutes les approches purement profanes du destin juif.

Il ne suffit pas d'être le peuple choisi de D.ieu, aimé et châtié comme aucun autre. Ce n'est pas assez d'être un objet, même un objet aimé.

On veut être un associé actif dans les entreprises humaines aussi bien que divines. Si Israël avait besoin de D.ieu pour lui indiquer son destin, en retour D.ieu avait besoin d'Israël pour réaliser Ses plans

CLAUDE LAYANI

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