Photographe juif :Jakub Karwoski et le mystère du féminin

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Jakub Karwoski et le mystère du féminin photographe juif

JAKUB KARWOWSKY et le mystère du féminin

Ennuyé par la peinture qui a toujours tendance à copier méticuleusement d'autres œuvres Jakub Karwoski a compris qu’il suffisait d'utiliser un appareil photo pour se consacrer à d'autres idées non sans pour autant rejeter une certaine picturalité des images.

Le corps de la femme émerge loin de son statut de machine à fabriquer du fantasme ou d’écrin à hantises qui ne sont que des extases négatives.
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L’artiste pastiche souvent l'univers de tableaux, s’approprie un grand nombre de genres visuels selon des synthèses qui éloigne de tout artifice par l’artifice lui-même. Mais la simple activité mimétique de la photographie capote.

Par ses (dé)cadrages et ses mises en scène, le photographe modèle un nouveau regard entre le familier et l’inconnu.

Face à l’ostentation programmée ses reprises soulèvent bien des questions auxquels l’artiste ne prétend pas donner de réponses. La photographie s’engendre au seuil du détour. Ce que l’artiste découvre reste en grande partie cachée selon un jeu trouble.

L’apparence se troue et se trouble. Reste toujours un ignoré du corps. Le mystère est préservé loin d’un simple effet de miroir. Reste ce qui dans le corps voire dans l’âme n’a pas de « fin ». Assise ou funambule la femme devient la recherche de l’équilibre sur le fil de son corps. Elle suggère aussi une connaissance interdite et qui doit le rester.

Jean-Paul Gavard-Perret

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